Archives par mot-clé : London

Benjamin Clementine, un premier album dévorant

Lundi 12 janvier, la France l’ignore mais cette journée sera poétique. En ces jours maussades et tristes, un jeune Londonien viendra émerveiller ce début de semaine avec son premier album At Least For NowSon nom, vous le connaissez peut-être déjà, sa voix se murmure au son de Condolence ou Nemesis. Après ses derniers extended play Glorious You et CornerstoneBenjamin Clementine nous livre, avec la maison de disques Barclay, une œuvre sans pareil. Continuer la lecture de Benjamin Clementine, un premier album dévorant

Banks, juste une place sur l’Olympe

Il y a un nom que tous connaissent, les malfrats en font leur eldorado dangereux, les banks (banques en français). D’autres sentent leurs oreilles frémirent car ils ont attaché ce nom à une voix: Jillian Banks. Cette belle brune au double trait d’eye liner ombrageant son regard énigmatique a laissé tomber le J jusqu’au N pour organiser tout un mystère au tour de ces 5 lettres BANKS. Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour la Californienne de se faire un nom dans le monde de la musique. Son premier extended play London avait réussi à rouiller les mécanismes de nos coffres forts avec en l’occurrence Waiting Game. Une langueur troublante animait nos esprits et la danse de BANKS ne faisait que commencer, son premier album allait en être son support le plus sombre possible. Continuer la lecture de Banks, juste une place sur l’Olympe

Lucy Mason, la neige en Australie

Lucy Mason avec White As SnowDe vacances en France jusqu’en Italie, nous avons eu la chance de pouvoir poser quelques questions à la belle chanteuse Lucy Mason venue d’Australie et établie à Londres. Après quelques covers comme High Hopes de Kodaline et In The Air Tonight de Phil Collins, Lucy Mason nous présente son premier single du nom de White As Snow.

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Roo Panes : « J’aime l’idée qu’il n’y a aucune règle et que tu peux écrire une chanson sur quoi que ce soit, sur n’importe quoi »

Le 12 Juin, j’ai eu le privilège d’interviewer Roo Panes avant son concert à LondresRoo Panes de son vrai nom Andrew Panes ce n’est pas seulement un chanteur qui a une belle voix, c’est bien plus que ça. Il prend toujours soin de dévoiler des messages importants et de partager sa philosophie avec ses auditeurs. Hier vous avez pu découvrir la première partie de l’interview réalisé. Je partage donc avec vous la deuxième partie de cet entretien, qui est consacrée surtout à son futur album, à la réalisation de son dernier clip et à la tournée.

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Roo Panes : « Je voulais rappeler aux gens qu’il y a cette beauté dans le monde »

Le 12 juin, j’ai eu le privilège d’interviewer Roo Panes avant son concert à Londres. Roo Panes de son vrai nom Andrew Panes ce n’est pas seulement un chanteur qui a une belle voix, c’est bien plus que ça. Dès la première écoute, on le sent très inspiré par la nature mais surtout très investi dans sa musique. C’est un artiste qui parle avec son coeur et qui nous délivre son âme.

En tant que bonne mélomane et amatrice de ses trois EP, j’étais heureuse de pouvoir l’interroger sur sa musique. Je partage donc avec vous la première partie de cet entretien très intéressant empli d’une philosophie de vie enrichissante avec un artiste vraiment très sympathique et très disponible que j’ai pris plaisir à écouter parler. 

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La folk de Roo Panes se pose à Londres

Le 12 Juin dernier avait lieu à Londres, plus précisément au Ace Hotel, le concert du britannique Roo Panes. Autant vous dire que je ne pouvais pas louper cette occasion. Je vous avais déjà parlé il y a quelques mois de mon coup de cœur pour cet artiste de folk talentueux aux mélodies poétiques envoûtantes, respirant un amour profond pour la nature.

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INTERVIEW : To Be Frank, maître de la paëlla pop-électro

To Be Frank ou être Frank, drôle de nom de scène pour ce jeune britannique de Sulfolk. Son charme est ensorcelant, le coup de foudre est parfois inévitable à l’écoute de If You Love Her par exemple. Trois ep’s sont à découvrir, mais ce qui est obligatoire, presque salvateur est de se laisser envouter par son univers pop et électro. Frank Pescod a accepté de répondre à quelques questions en toute sincérité.

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The Staves, une dose de douceur folk acoustique

Londres, juillet 2010. Je me trouve dans un pub-concert, comme il y en a tant dans le quartier de Camden Town, à Londres, quartier qui a vu naître des groupes aujourd’hui devenus célèbres tels que Keane et Coldplay. Le Flower Pot offrait en cette semaine de juillet, une série de performances live gratuites. Et ce lundi soir jouaient trois groupes: la « tête d’affiche », si l’on peut dire, Mt. Desolation, side-project de membres de groupes comme Keane ou The killers. Les deux premières parties étaient elles moins connues à l’époque, Lissie et The Staves.

Ce contexte qui peut paraître factuel est pourtant celui dans lequel j’ai découvert le groupe The Staves il y a plus de trois ans. L’un des premiers groupes qui m’a fait décrocher un peu de l’univers survolté du rock indé (que j’affectionne toujours autant aujourd’hui, oui bon parce que hein faut rester fidèle en amour), dans le monde merveilleux de la folk britannique. Oui parce que j’ai une passion pour tout ce qui est britannique, tss.

Ce soir-là, le groupe que j’ai découvert sur la scène du Flower Pot, pub qui n’existe malheureusement plus aujourd’hui, n’avait pas encore de maison de disques. Il s’agissait de trois sœurs, Emily, Jessica et Camilla, autour d’une guitare acoustique et d’un yukulele, offrant une performance de leurs trois voix cristallines et toutefois différentes, se mariant dans une harmonie douce et presque innocente. J’étais loin de ma vénération pour les Foo Fighters ou les Kings of Leon. C’était différent des concerts de Muse ou Arctic Monkeys où l’on saturait de sauter dans tous les sens. The Staves, c’était posé, c’était calme, une bise légère sur le visage, un souffle de vent dans les feuilles des arbres. De l’harmonie, de la mélodie, une folk légère, parfois mélancolique, parfois joyeuse.

Et c’était bon.

Cette soirée de concert reste parmi l’une des meilleures de ma vie. Je passais quelques semaines à Londres à l’époque et j’ai eu l’occasion de voir plusieurs groupes, souvent au hasard d’une soirée dans un pub, sans savoir qui jouait là. Les trois groupes qui ont occupé la scène du Flower Pot en ce lundi soir, sont devenus des gros coups de cœur, Lissie et sa pop-rock rétro mais surtout The Staves et Mt. Desolation qui ont déclenché ma passion pour la folk, passion qui perdure aujourd’hui.

Édimbourg, Écosse, novembre 2012. Après une heure et demie de bus en provenance de Glasgow où je vivais à l’époque, on se retrouve dans une petite salle de concert du centre ville. Pour voir ? The Staves, vous l’aviez deviné. Le mois précédent, le trio qui avait entre temps signé chez Atlantic Records, avait sorti son premier album : Dead & Born & Grown, que je m’étais empressée d’acheter. Une petite perle de morceaux folk aux accents parfois rock. Des coups de cœur pour des pièces simples, harmonie vocale, guitare acoustique et-ou yukulele telles que In The Long Run, Gone Tomorrow ou Dead & Born & Grown. Des morceaux plus travaillés, plus rock, comme Tongue Behind My Teeth. Toutes ces chansons que j’ai redécouvert en live, dans cette petite salle où les trois sœurs ont réussi à créer une atmosphère intime, chaleureuse et donc bienvenue en cette froide nuit écossaise. Ce concert a confirmé mon coup de cœur pour le groupe.

Il y a dans le son de The Staves quelque chose de particulier, une capacité a faire passer des émotions avec seulement une guitare, parfois même a capella, et les trois voix harmonisées d’Emily, Jessica et Camilla. Leur inspiration vient du monde qui les entoure, d’un film, d’un livre, de l’art de manière général où même d’une simple conversation. Elles le disent souvent, le but pour elle est de rester « authentiques ». On retrouve également dans leur son un petit quelque chose de britannique, davantage visible sur scène, comme une classe et une confiance en ce qu’elles font, contrebalancées par une générosité et une proximité avec leur public en live. Tout en équilibre et en harmonie, comme leur musique. A chaque fois que je les écoute, je repense à l’énergie et l’esprit de ces concerts à Londres et à Édimbourg. Avec ça, il est clairement visible qu’elles ont été bercées au son de Simon and Garfunkel et des Beatles.

Vous l’aurez compris, The Staves est ma petite dose de douceur, parmi les premières à m’avoir fait entrer dans le monde de la country folk, un monde que je ne cesse de découvrir. Si vous aimez l’acoustique, que vous avez envie de changer un peu, je vous les recommande chaudement, parfait pour écouter au coin du feu en ces longues soirées d’hiver.

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Josef Salvat, de l’ivresse pop-australienne

On le présente comme le Lana Del Rey masculin, une révélation, l’homme à suivre, à aimer. J’aurais pu laisser tomber, faire comme si je n’avais rien lu de prétentieux à son égard mais voilà en écoutant son second titre Hustler le sort fut lancé. Le jeune australien m’avait pris sans détour, sa voix douce comme le velours, tout était écrit pour me prendre dans ses filets.La rencontre de son précédent titre était nécessaire. This Life. On y découvre à travers le clip un petit enfant qui découvre le monde qui l’entoure. Les images semblent provenir des jeunes années de Josef Salvat et la magie continue de faire son effet. Un titre puissant mêlé de sobriété. Mais le dernier titre, apparu par miracle sur facebook et twitter me prit d’ivresse. Every Night nous renvoie bien loin du désert australien, dans un monde guidé par des chamans, conjurant les nuages de livrer une pluie chaude. Les chouettes hululent en chœur avec l’australien dans le seul but de nous transporter au dehors de nos peines. Ou est-ce plutôt de nous faire attendre un album à venir ?

Pour en savoir plus:

www.josefsalvat.com