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Peter Peter, la feuille manquante au trèfle à 4 feuilles

Un tourbillon, pris dans un torrent romantique, c’est dans ce sentiment-là que je me sens après l’écoute du second album de Peter Peter. La magie et le sentiment sont soigneusement mélangés dans le chaudron d’une sorcière-fée. Son nouvel album est prévu pour le 24 février 2014, et avant ça je me dois de vous faire découvrir l’artiste que tous les Canadiens s’arrachent, peut-être à cause d’un sort lancé par la voix suave à la première écoute de la première piste, Une Version Améliorée De La Tristesse.


A ce titre, démons, libellules et feux follets nous invitent au bal des lycanthropes. On y voit quelques têtes couronnées qui tentent de laisser transpercer leurs cœurs cruels à l’écoute de la mélancolie du jeune canadien. L’obscurité et le monde imaginaire truffés de monstres sont les deux thèmes majeurs. Ils alimentent son romantisme et parfois le nôtre. Ils divaguent autour d’un Réverbère et observe les sirènes dans Les Chemins Etoilés. Il est implicite que Peter Peter ne chantera jamais le bonheur. Ses histoires d’amour semblent toutes vouées à l’échec, parce qu’il est un dépendant affectif comme il l’a mentionné avec humour dans une interview. Ses prétendantes le rejette, le fonde dans un sol mouvant ou c’est lui qui les repousse « tu m’attrapes, je t’échappe ». Cet album nous dévoile toutes les ombres du sentiment, de l’attachement, de la peine mais surtout de la difficulté de la relation amoureuse. Il cherche à calmer les larmes par la chanson « j’apprendrai ta chanson préférée pour savoir comment te consoler » mais c’est la douleur qui prime, souriant perfidement.


Une Version Améliorée De La Tristesse c’est un voyage féerique, imprégné de romantisme pop illuminé de guitares, de violons et même de saxophone. C’est une chance pour moi de vous faire découvrir quelques traits particuliers de cet album qui pourrait faire l’effet d’une bombe début 2014. Alors pour l’instant je vous invite à tomber sous le charme de son premier single homonyme et du second Carrousel. La révélation francophone portera fièrement ce nom: Peter Peter.

Mafia Douce, voyage dans l’enfer de Pendentif

Rose et bleu. Piscine plongée dans la brume. La jeune femme qu’on pourrait apparenter à la chanteuse Cindy Callède semble venir d’un voyage long et périlleux. L’atmosphère est plongée dans le mystère intitulé Mafia Douce. Un oxymore bien attitré à l’écoute du titre homonyme, « je fais partie de la mafia douce, celle qui te taxe par petites touches », mais la princesse à la robe de strass nous fait vite oublier ses douloureuses lois par la grâce de sa voix suave et envoûtante. Hélas la peur vient à l’entente de ce terrible aveu « j’ai envie que tout explose (…) où les bandits t’achèvent ». Ce sanglant vœu passe comme la douce morsure d’un vampire sicilien qui se dandine sous Ondine. Les hématophobes prennent peu à peu plaisir et sont renversés par le clip Embrasse Moi et le titre Voltige. Le fil sanguin et doucement belliqueux se teint avec plaisir d’érotisme. Le corps masculin devient plus attirant, mais moi ce que j’aime, c’est juste son petit hum, le chant irrésistible des sirènes se baignant le long de la Garonne s’invite à la fête et les fesses se font croquer comme du chocolat.

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