Archives par mot-clé : David Bowie

Magic & Naked, les Neil Young suisses

C’est à croire qu’ils sont Californiens. Pourtant les musiciens du groupe Magic & Naked sont bien Suisses. Emprunts d’auto-dérision et de fraîcheur, ils se mettent à poil pour causer.

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Les portraits d’artistes de Daria Hlazatova

Jeune artiste ukrainienne, Daria Hlazatova perce dans le monde de l’art grâce à ses portraits de chanteurs  et d’acteurs populaires. Ses dessins au stylo et ses collages sont très appréciés et seront exposés à l’Arch Enemy Gallery de Philadelphie en collaboration avec le Prisma Collective. Entre  Lorde et David Lynch, en passant par Paloma Faith et le mythe d’Orphée et d’Eurydice, un champ immense de créativité est à explorer.

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Nouveaux coups de cœur musicaux à connaitre absolument ! #11

   Tous les mois, on revient vous aérer la tête de nouvelles sonorités à écouter absolument. Ce sont nos découvertes, orgies d’oreilles, avec des artistes peu ou pas médiatisés. Et c’est sur Efflorescence Culturelle que ça se passe.

Baloji

Souvent le cul entre deux chaises, considéré à la fois comme un rappeur chez Libération ou un mec du r’n’b aux Inrocks, le congolais posait ses valises en Belgique à 13 ans. A Liège, il se familiarise avec le rock européen, en témoigne la musique barrée des groupes belges Ghinzu et DEus. C’est précisément en Europe du Nord qu’il apprend à groover et ses deux premiers albums sortis sont des  références. « 64 Bits And Malachite » est son dernier album paru en octobre 2015 sur le label Island Africa et distribué par Barclay. Sa musique à la croisée de l’afro-beat, du rap et de l’électro balaye des titres à travers un prisme d’intérêts variés : ici la diaspora et le métissage musical.  Bref, une musique nomade faite de hasards, de chemins empruntés et d’opportunités. Continuer la lecture de Nouveaux coups de cœur musicaux à connaitre absolument ! #11

Dalton : la douceur du début de semaine

Aussi célèbre que pointu, le label anglais indépendant Fierce Panda continue à faire sa moisson. Une moisson de qualité puisqu’il aura découvert Dalton, petite pépite de pop rock indé. Plongeon.

Dalton

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CHVRCHES: « On n’a pas besoin d’autres artistes pour augmenter notre notoriété »

 31 Octobre 2014. Ce soir là, nous ne fêtons pas seulement Halloween ou le retour du Pitchfork Music Festival sur nos terres françaises, nous célébrons aussi la dernière prestation parisienne de l’année du groupe écossais : CHVRCHES. De ce fait, une rencontre s’imposait. Iain Cook, SynthetizerMan, a accepté de nous accorder quelques minutes après leur répétition.

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« Seeds ». Un nouveau tournant pour les TV On The Radio

C’était aujourd’hui. Aujourd’hui que les américains de TV On The Radio sortaient leur sixième album Seeds après trois ans de tournée – et de hiatus – avec Nine Types of Light. Le résultat est-il là ? Continuer la lecture de « Seeds ». Un nouveau tournant pour les TV On The Radio

La Vie rêvée de Walter Mitty : une aventure à laquelle on dit oui !

La Vie rêvée de Walter Mitty est déjà le 5ème film du trublion du cinéma américain Ben Stiller, homme aux multiples facettes qui pour la première fois ne réalise pas une comédie pure mais plutôt une comédie dramatique, un feel good movie sous forme de blockbuster, une sorte d’OFNI (Objet Filmique Non Identifié), nouvelle adaptation au cinéma de la nouvelle de James Thurber parue en 1939.

Synopsis: Walter Mitty est employé au magazine Life. Excessivement timide, il s’imagine être le héros d’aventures imaginaires pour s’évader de sa réalité stressante. Mais un jour, il doit faire face à des problèmes de la vie réelle : avouer son amour à sa collègue Cheryl Melhoff et retrouver le négatif n°25 du célèbre photographe Sean O’Connell…

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Pegase, mise en orbite

Ex-Minitel Rose, le nantais Raphaël D’Hervez revient cette fois avec un projet solo, et pas si récent puisqu’il date de 2008, Pegase. C’est d’un battement d’aile qu’il nous emmène avec lui dans sa galaxie musicale avec son premier album sorti sur son propre label, Fvtvr records.

Après plusieurs mois de tournée dans les salles françaises où on a pu le voir avec ses quatre musiciens, son live n’a eu de cesse de gagner en maturité et en intensité. Presque chaque morceau de l’album était déjà joué au cours de ses concerts mais leur auteur a pris son temps pour sortir un disque impeccable.

C’est dire le degré de perfectionnisme de Pegase, artiste auquel on attribue de nombreuses inspirations telles David Bowie ou M83. Pourtant que ce soit dans sa façon de travailler, isolé du monde, ou dans sa musique même, son projet ne pourrait être plus personnel et unique. En témoigne l’architecture même de son album, une seule chanson présente un refrain (Without Reasons), un comble pour de la musique pop se diront certains. Souvent ce sont des phrasés de guitares ou des accords de synthés qui rythment ses morceaux, comme dans Gold To Share où c’est la guitare qui dirige le tout. L’album puise ainsi son énergie dans bien d’autres stratagèmes réunis en une cohérence remarquable.

Explosions de couleurs, jaillissement de lumières, cascades de sons, cet univers de la dream pop que nous offre Pegase est riche de beauté et de mélancolie. Les voix planent, les échos enchanteurs nous bercent et tantôt nous transpercent avec cette énergie folle. Chaque titre est un hymne à la vie, comme Out Of Range, certainement le plus aboutit de cet opus. D’Hervez semble vivre dans un monde parallèle où les synthés perchés côtoient des riffs de guitares aériens, la basse flottante et la batterie présente mais loin d’être pesante.

L’épopée se termine en beauté avec un titre assez représentatif de l’album par son caractère progressif, Diana. C’est d’abord un morceau à l’atmosphère prenante, d’une douce violence comme si l’on subissait le décollage d’une fusée. Et puis soudain, alors que l’on était pris dans une sorte de tension, nous sommes mis en orbite,  des synthés se découvrent, le rêve est là, dans son plus bel écrin et nous permet d’accéder à la plénitude. Malheureusement le morceau se révèle un peu court pour la sensation qu’il procure, ou bien peut être est-ce là l’intérêt. Celui nous laisser un sentiment de frustration, mais d’une belle frustration, celle qui nous poussera à relancer encore et encore le cheval ailé.

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Von Pariahs, les Joy Division Français ?

Rappelez vous les années mid-70’s à mid-80’s, cette période d’une dizaine d’années dans laquelle des groupes tels que Joy Division, New Order, The Cure, Depeche Mode ou The Smiths faisaient vibrer la jeunesse underground en s’inspirant de leurs ainés novateurs David Bowie, Roxy Music ou Brian Eno. Ces années étaient les années d’âge d’or de la New Wave, du Post-Punk et de tout ces autres mouvements apparus en écho au Punk. Revenons en 2013, en Bretagne, à Nantes où un phénomène étrange se produit. Six musiciens d’une génération s’étant fait sa culture musicale par internet se sont décidés d’entretenir le souvenir de Ian Curtis, défunt chanteur des Joy Division, en remettant la New Wave au goût du jour sans pour autant la profaner. C’est là que naît Von Pariahs !

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Fortune – Blackboard, un tableau pas si noir que ça

« La fortune sourit aux audacieux » disait le vieux Virgile. De son vrai nom Fortune, le groupe francophone a vu le jour en 2007. Six ans donc qu’ils existent avec quatre EP et un album, Staring At The Ice Melt, album qui faisait déjà écho de leur maitrise dans le domaine de la composition. Et leur audace pourrait payer avec leur deuxième album intitulé Blackboard sorti aujourd’hui même par le label Disque Primeur.

Cela faisait deux ans qu’on attendait officiellement leur retour depuis l’EP Under The Sun. L’attente vous semblera minime comparé au contenu de l’album et de son potentiel.

Fidèle à eux mêmes, Fortune garde son côté toujours pop/rock indépendant des nineties, mais on note une nette utilisation progressive du synthé, présent cette fois avec plus de puissance, non loin s’en faut pour rappeler leurs influences relatives à la new-wave et à une sono électro sur les bords.

Le premier titre de l’album s’intitule Turn Around, non pas en référence à Bonnie Tyler et son titre Total Eclipse of The Heart, ce serait déplacé de le dire mais on utilise ce clin d’œil empli de références à David Bowie. Un titre empreint de new-wave avec un doux -mais énergique- mélange à un rock pêchu qui introduit et annonce la teneur de la suite de l’album: on s’attend à de l’énergie et on ne sera pas déçu par ça.

Et si on va à la pêche aux canards des influences du groupe, on les retrouve nettement dans chaque titre qui compose l’album. Dans Valley, ce sont aux américains de MGMT auxquels on ne peut s’empêcher de penser, tant au niveau du synthé que de la pop que la chanson tend à mélanger avec une électro efficace et effective. Associé au titre, on verrait un clip tourné dans une salle de concert avec des plans sur la foule, en transe, semblable à l’effet que produit Alt-J sur son public en live. Quant à la chanson Hold Me, on ne peut s’empêcher de récrier un cri de surprise lors du passage où synthé et guitare jouent ensemble, la ressemblance semble frappante, Depeche Mode est remis à la mode.

En continuant l’écoute on retrouve le titre Island, 100% électro, Deliverance, titre à mi chemin entre funk et pop où la voix du chanteur Lionel Pierres rappelle tout juste Jil is Lucky dans son titre I May Be Late. On n’évince pas non plus les références à Two Door Cinema Club ou encore Phoenix dans le bon tiers de l’album. Toutes ces références font la richesse de l’opus et méritent attention. On fait bien un feu d’artifice avec plusieurs couleurs non ?

Et enfin, notre coup de cœur. Qui va pour Blackboard, le selftitled de l’album. Un titre qui utilise le violon, le synthé, la basse et les sifflotements d’une manière tout à fait entrainante. Lors du refrain, Lionel chantonne « Take me to the stars, final destination », il nous y envoie volontiers. Et on en redemande. De part le coup de cœur pour Blackboard, on ne fait confirmer que le titre a été parfaitement choisi pour faire figure de promotion de l’album. Sans vous préciser que le groupe est passé sur les plus grandes scènes françaises ce serait atténuer le succès qu’ils ont petit à petit apprivoisé. Ainsi on compte à leur actif des premiers pas sur les scènes de Rock en Seine, les Vieilles Charrues, des dates de tournées en Europe dont la salle du KOKO à Londres. Récemment on les a vu fouler la scène du Mama Event.

Vous l’aurez compris, cet album est une vraie pochette surprise. Pour filles et pour garçons. Pour jeunes et pour moins jeunes. Bref, l’album se boit, s’engloutit, s’écoute d’une seule traite.

www.fortuneband.fr

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Blackboard disponible depuis le 04 novembre

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Tournée française et internationale début 2014

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