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CHVRCHES: « On n’a pas besoin d’autres artistes pour augmenter notre notoriété »

 31 Octobre 2014. Ce soir là, nous ne fêtons pas seulement Halloween ou le retour du Pitchfork Music Festival sur nos terres françaises, nous célébrons aussi la dernière prestation parisienne de l’année du groupe écossais : CHVRCHES. De ce fait, une rencontre s’imposait. Iain Cook, SynthetizerMan, a accepté de nous accorder quelques minutes après leur répétition.

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Palmarès intégral des Oscars 2014

Ça y est, l’année 2013 cinématographique peut enfin se clore après ce weekend toujours attendu des cinéphiles où les Césars et les Oscars s’enchainent.

Bilan de la soirée chez nos amis américains: Gravity qui nous avait envoyé au 7ème ciel repart, logiquement, avec 7 Oscars dont celui de la meilleure réalisation pour le magicien mexicain Alfonso Cuaron. Néanmoins, le meilleur film échappera à cette razzia puisque c’est le film 12 Years a Slave qui aura su réunir les voix de l’Académie. Dallas Buyers Club a réussi l’exploit de gagner les deux prix de performances masculines quand Cate Blanchett, sans aucune surprise, remporte celui de la meilleure actrice.

On notera qu’American Hustle nommé dans 10 catégories repartira complètement bredouille, tout comme Nebraska, Le Loup de Wall Street, ou encore Philomena.

Les résultats de cette 86ème cérémonie sont partagés entre choix logiques (rafle des prix techniques pour Gravity, totalement mérité, 20 Feet From Stardom sacré meilleur film documentaire), réelles bonnes surprises (Her pour le scénario original dont je vous reparlerai très bientôt, American Hustle qui ne gagne rien) et gagnant politiquement correct (12 Years a Slave pour le meilleur film), mais l’ensemble reste tout de même de haute tenue, aucun gagnant n’ayant démérité son prix face à la concurrence. Cela faisait longtemps que les Oscars n’avaient pas autant récompensé les bonnes personnes et cela donne un excellent cru 2014.

Quant à la cérémonie elle même, que fallait il en retenir ?

Ellen DeGeneres était absolument géniale en présentatrice (elle avait déjà brillé dans cet exercice en 2006) et a donné un coup de jeune à cette cérémonie. Elle n’a pas hésité à se moquer avec humour de Jennifer Lawrence et de sa chute de l’année dernière, mais aussi sur d’autres nominés, ce qui a bien fait rire l’audience. Elle nous a a surtout offert le selfie qui est d’ores et déjà le plus culte de l’histoire (et possédant déjà le record de retweets sur Twitter, sorry Barack), avec la présence de Kevin Spacey, Meryl Streep, Julia Roberts, Jennifer Lawrence, Bradley Cooper, Brad Pitt, Jared Leto, Angelina Jolie.

Les blagues se sont d’ailleurs enchainées une bonne partie de la cérémonie ce qui a su dérider l’Académie et plaire au public.

Dès le début de la soirée, nous avons pu admirer la classe et l’humilité de Jared Leto, lors de son discours pour son Oscar du Meilleur Acteur dans un second rôle. L’acteur (chanteur à ses heures perdues) n’hésitera pas en effet à parler de la situation en Ukraine, des gens atteints du SIDA et remerciera tout le monde, un beau moment très émouvant.

L’ambiance était très détendue dans la salle, nous avons eu le droit à une jolie distribution de pizzas par l’animatrice, avec Brad Pitt dans le rôle du « qui veut une assiette en plastique ? ». On pourrait presque l’imaginer vendre des beignets sur la plage, toujours aussi classe ce Brad. Pharell Williams a quant à lui réussi à faire danser Meryl Streep, Amy Adams et Lupita Nyong’o sur son titre Happy, rien que ça.

L’Oscar du photobomb reviendra sans hésitation à Benedict Cumberbatch, le Sherlock/Smaug facétieux s’est en effet incrusté sur la photo du groupe U2 sur le red carpet (c’était décidemment la soirée des photos hautement improbables prêtes à faire le buzz). Le meilleur duo de la soirée est décerné à l’unanimité à Joseph Gordon-Levitt et Emma Watson qui ont illuminé la salle par leur beauté et leur classe lors de la remise du prix qu’ils présentaient.

On notera aussi la traditionnelle séquence « In memoriam » qui rend hommage aux disparus de l’année. Glenn Close lance le magnéto dans lequel apparaissent les visages de James Gandolfini, Philip Seymour Hoffman, Peter O’Toole, Shirley Temple ou du jeune Paul Walker. Il y eu aussi les passages obligés musicaux, à commencer par U2 et son “Ordinary Love” pour le film sur Mandela, mais aussi une des chansons de Frozen et la formidable Karen O venu défendre “The Moon Song” nommé pour le film Her.

Ce fut dont une bien belle cérémonie, nettement moins controversé que celle de l’année dernière animé par le truculent mais pas toujours très fin Seth MacFarlane.

Voici le palmarès complet ci-dessous:

Meilleur film

  • 12 Years a Slave
  • American Bluff
  • Capitaine Phillips
  • Dallas Buyers Club
  • Gravity
  • Her
  • Nebraska
  • Philomena
  • Le Loup de Wall Street

Meilleur réalisateur

  • Alfonso Cuaron, Gravity
  • David O Russel, American Bluff
  • Alexander Payne, Nebraska
  • Steve McQueen, 12 Years a Slave
  • Martin Scorsese, Le Loup de Wall Street

Meilleur acteur

  • Matthew McConaughey, Dallas Buyers Club
  • Christian Bale, American Bluff
  • Bruce Dern, Nebraska
  • Leonardo DiCaprio, Le Loup de Wall Street
  • Chiwetel Ejiofor, 12 Years a Slave

Meilleur actrice

  • Cate Blanchett, Blue Jasmine
  • Amy Adams, American Bluff
  • Sandra Bullock, Gravity
  • Judi Dench, Philomena
  • Meryl Streep, Un été à Osage County

Meilleur acteur dans un second rôle

  • Jared Leto, Dallas Buyers Club
  • Barkhad Abdi, Capitaine Phillips
  • Michael Fassbender, 12 Years a Slave
  • Jonah Hill, Le Loup de Wall Street
  • Bradley Cooper, American Bluff

Meilleure actrice dans un second rôle

  • Lupita Nyong’o, 12 years a Slave
  • Sally Hawkins, Blue Jasmine
  • Jennifer Lawrence, American Bluff
  • Julia Roberts, August: Osage County
  • June Squibb, Nebraska

Meilleur film en langue étrangère

  • La Grande Bellezza
  • Alabama Monroe
  • La Chasse
  • The Missing Picture
  • Omar

Meilleur Film d’animation

  • La Reine des neiges
  • Les Croods
  • Moi, Moche et Méchant 2
  • Le vent se lève
  • Ernest et Célestine

Meilleur scénario original

  • Her
  • American Bluff
  • Blue Jasmine
  • Dallas Buyers Club
  • Nebraska

Meilleur scénario adapté

  • 12 Years a Slave
  • Before Midnight
  • Capitaine Phillips
  • Philomena
  • Le Loup de Wall Street

Meilleur Photographie

  • Gravity
  • The Grandmaster
  • Inside Llewyn Davis
  • Nebraska
  • Prisoners

Meilleure chanson originale

  • Let it Go, La reine des Neiges
  • Alone yet not alone, Alone Yet Not Alone
  • Happy, Moi, Moche et Méchant 2
  • The Moon Song, Her
  • Ordinary Love, Mandela : un long chemin vers la liberté

Meilleur film documentaire

  • 20 feet from Stardom
  • The Act of Killing
  • Cutie and The Boxer
  • Dirty wars
  • The Square

Meilleur court-métrage documentaire

  • The Lady in Number 6 : Music saved My Life
  • CaveDigger
  • Facing Fear
  • Karama has no walls
  • Prison Terminal : The Last Days of Private Jack Hall

Meilleurs costumes

  • Gatsby Le Magnifique
  • American Bluff
  • The Grandmaster
  • The Invisible Woman
  • 12 Years a Slave

Meilleur montage

  • Gravity
  • American Bluff
  • Capitaine Phillips
  • Dallas Buyers Club
  • 12 Years a Slave

Meilleur maquillage

  • Dallas Buyers Club
  • Bad Grandpa
  • The Lone Ranger, Naissance d’un Héros

Meilleure bande originale

  • Steven Price (Gravity)
  • John Williams (La Voleuse de Livres)
  • William Butler et Owen Pallett (Her)
  • Alexandre Desplat (Philomena)
  • Thomas Newman (Dans l’ombre de Mary – La promesse de Walt Disney)

Meilleur court-métrage d’animation

  • Mr. Hublot
  • Feral
  • Get a Horse!
  • Possessions
  • Room on the Broom

Meilleur court-métrage

  • Helium
  • Aquel No Era Yo (That Wasn’t Me)
  • Avant Que De Tout Perdre (Just Before Losing Everything)
  • Pitääkö Mun Kaikki Hoitaa? (Do I Have to Take Care of Everything?)
  • The Voorman Problem

Meilleur montage de son

  • Gravity
  • All Is Lost
  • Capitaine Phillips
  • Le Hobbit : la Désolation de Smaug
  • Du Sang et des Larmes

Meilleur Mixage

  • Gravity
  • Capitaine Phillips
  • Le Hobbit : la Désolation de Smaug
  • Inside Llewyn Davis
  • Du Sang et des Larmes

Meilleurs effets spéciaux

  • Gravity
  • Le Hobbit : la Désolation de Smaug
  • Iron Man 3
  • The Lone Ranger, Naissance d’un Héros
  • Star Trek Into Darkness

Meilleurs décors

  • Gatsby Le Magnifique
  • Her
  • 12 years a slave
  • American Bluff
  • Gravity

Oscars d’honneur

  • Steve Martin
  • Angelina Jolie
  • Piero Tosi
  • Angela Lansbury

Les garçons et Guillaume, à table ! : une comédie savoureuse

Guillaume est un garçon. Enfin, pas vraiment : Guillaume est un garçon qui se prend pour une fille. Ou du moins, c’est ce qu’on lui répète à longueur de journée. En admiration devant sa mère qu’il idolâtre et devant toutes les femmes qu’il respecte, le jeune homme cherche à découvrir qui il est vraiment. Quelques années plus tard, dans une pièce de théâtre qu’il a lui même réalisé, Guillaume raconte son enfance à son public et tente de comprendre son propre parcours…

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Guillaume Gallienne est réputé pour son jeu atypique, sa créativité sans limites et son don d’interprétation digne d’un caméléon. Alors que beaucoup pensent que jouer son propre rôle est toujours plus facile, l’acteur de la Comédie Française nous démontre que ce n’est pas le cas. Dans son film, il se met à nu. Avec humour, légèreté, dérision, émotion et même colère parfois. C’est sans concession qu’il choisit de se livrer, n’épargnait pas la gêne au spectateur, retenant à peine ses larmes. Il fait vivre ses personnages réalistes d’une façon unique, notamment lorsqu’il interprète avec brio sa propre mère. Cette femme à la fois vulgaire et précieuse, tendre et froide, extrêmement franche et pourtant très pudique : éternellement dans la contradiction, menant toute sa famille et surtout Guillaume à la baguette avec toujours un soupçon d’élégance. Cette figure maternelle est à la fois le rêve et le pire cauchemar de son fils cadet, Guillaume. Il ne sait pas comment lui plaire, alors il l’imite à la perfection, quitte à se coller une image qui ne lui correspond peut-être pas.

Guillaume Gallienne sait parler du mal-être enfantin, d’une jeunesse aux traits d’apparence magnifiques mais aux couleurs très fades. Il fait des choix plutôt surprenants en matière de réalisation, décidant par exemple de laisser des acteurs adultes jouer des rôles d’enfants. Comme si il n’avait jamais réellement quitté la jeunesse et finalement les jupes de sa mère, jusqu’aux scènes finales. Sa voix, au début fluette et efféminée, s’affirme et s’aggrave tout au long des scènes : l’idée de croissance et de maturité est exploitée jusqu’au bout. Le réalisateur et acteur s’amuse avec un scénario au rythme soutenu, qui ne laisse pas de répit au spectateur. Montrant qu’une vie, ça ne se résume pas à aux cases de comédie ou de drame, il mélange les genres pour rester ancré dans la réalité. Mais tout l’intérêt du film réside dans sa propre personne, son personnage à la fois attachant et décalé, qui sait attendrir et faire rire, tout simplement. Il vole la vedette aux personnages secondaires pourtant savoureux, comme ses deux tantes totalement déjantées. Il s’avance sur les devants de la scène, tout en restant humble. Il n’y a pas de côté narcissique à cette autobiographie cinématographique, juste une volonté d’éclaircir un passé trouble, de faire le bilan.

Le seul reproche qu’il est possible de faire à ce film est sa fin. Trop gentillette, un poil trop psychologique pour paraître crédible : c’est trop simple pour un personnage si complexe. La fin semble être en désaccord avec le reste du film, pas construite, loin de l’originalité de ses débuts, comme si elle avait été rajoutée au dernier moment.

Mis à part ce simple point négatif, Les Garçons et Guillaume, à table ! est une comédie délicieuse à dévorer encore et encore.

La découverte #1 du Festival Rock Inter Régions : PSYCHOSMOSE

Samedi nous étions à La Grande Finale Nationale Du Festival Rock Inter Région organisée par le Gibus Tour. De nombreux groupes de rock venant de toute la France se sont réunis au Gibus pour tenter d’être le grand vainqueur de ce concours. La compétition était serrée car le niveau était très élevé. Nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à certains d’entre eux. Nous vous ferons découvrir pendant les prochains jours quelques-uns de ces artistes.

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