Tous les articles par Aurélie Le Sage

Nous sommes allés à la rencontre des Jabberwocky

Avant le concert des Jabberwocky à l’Echonova le 31 octobre, nous avons eu l’occasion de les rencontrer. Petit bonjour dans le couloir avec une bise et hop, en chemin vers la loge pour l’interview ! Les trois jeunes hommes s’installent dans le canapé, une bière pour chaque et ils sont prêts.

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Jabberwocky en visite en Bretagne

Crédits : Adèle
Crédits : Adèle

Samedi 31 octobre. Pas d’halloween au programme pour nous, on a préféré passer la soirée à l’Echonova à Saint-Avé. La salle de musiques actuelles accueillait le jeune groupe français Jabberwocky. A la veille de la sortie de leur deuxième EP Pola, le trio originaire de Poitiers a su mettre le public dans sa poche. Continuer la lecture de Jabberwocky en visite en Bretagne

Lenny Kravitz, 50 ans et toujours là

      Lenny Kravitz revient avec son dixième album (tout de même) Strut qui reflète sa personnalité éclectique. Aimant le funk, le hard rock, la soul et la pop, il maîtrise l’art de passer d’un style à un autre depuis ses débuts et nous le prouve une fois encore avec ce nouvel album.

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Maroon 5 : l’album de trop ?

Avant connu sous le nom des Kara’s Flowers, les Maroon 5 se sont imposés sur la scène musicale en 2004 avec leur premier bijou, l’album Songs about Jane. Depuis, ils ont fait du chemin et malheureusement ils se sont perdus en route.

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L’Ultra-Plombante Lana Del Rey

Depuis 2012 et l’album Born to Die, nous avons assisté à l’ascension fulgurante de Lana Del Rey. Très souvent critiquée sur son attitude, sa mine boudeuse, son image dite « fake », la chanteuse revient cette année avec un nouvel album Ultraviolence.

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La Route du Rock 2014 : Winter Edition

La Route du Rock est un festival de rock organisé depuis 1991 par l’association Rock Tympans. A partir de 2006 la collection hiver réjouit les festivaliers qui attendent avec impatience la réouverture de la saison des festivals d’été. Cette année, la programmation s’est montrée audacieuse en choisissant des groupes comme KVB ou encore Jackson and his Computer Band. Le seul choix sûr de cette édition était le groupe Breton qui assurait au programmateurs un nombre suffisant de spectateurs.

1800124_401441173332666_1798944140_oPhoto : La Route du Rock

Cate Le Bon : Salle de La Nouvelle Vague, samedi 22 février, il est à peu près 20h et Cate Le Bon ouvre le bal : ils commencent doucement avec une balade rock qui amène la foule au plus près de la scène. Autour de moi j’entends des « c’est pas mal » et c’est vrai que la musique n’est pas désagréable, seulement voilà ça manque un peu de punch.  Le groupe n’accorde presque aucune attention, aucune interaction avec le public comme la majorité des artistes ce soir là. L’alcool n’ayant pas encore fait son chemin dans le sang des spectateurs, l’atmosphère reste froide et quelques personnes s’en désintéressent après 5-6 chansons et se dirigent vers le bar.

8593_10151842354986109_1103256715_nPhoto : Laura Allard-Fleischl

KVB : Entrée en scène à 21h20 avec un son plus stoner. Ce groupe mixte nous propose une musique déchirante avec cette formation guitare, synthé et batterie. Leur performance est un cri d’angoisse, ambiance sombre presque comme la bande originale d’un film d’horreur. Trop grinçant et ça ne trompe personne, les curieux s’en sont détournés, moi-même je n’ai tenu que jusqu’à la troisième chanson. Plus le concert avance et plus la salle se vide pour remplir la terrasse où tout le monde se plaint de leur musique et de cette façon dont le guitariste reste caché sous sa masse de cheveux. Au final, sûrement la performance qui a le plus déçu.

eagulls-cmjPhoto : www.brooklynvegan.com

Eagulls : 22h45, ça envoie direct ! Son percutant et très rock, la foule est à nouveau au rendez-vous. On se sent revivre après la prestation qui vient de se terminer. Dès les premières notes, des groupies se font remarquer au premier rang en se déchaînant avec énergie. Ça claque, ça résonne fort et on en redemande. Le seul hic, ils ont arrêtés leur prestation après 25 minutes ?? Je suis partie fouiner pour savoir la raison, en arrivant au bar on entend les régisseurs dirent qu’ils se faisaient « chier » et ont donc décidé de partir. Pas très professionnel alors que l’audience répondait présente.

1970811_699749126742858_1109446500_nPhoto : La Route du Rock

Breton : 23h45, la tête d’affiche se présente sur scène. On se presse, se bouscule pour être au plus près et participer à la fête. Dès le départ Roman communique avec le public comme il le fera à chaque fois entre deux chansons. Ils commencent avec Got Well Soon tiré du dernier album du groupe, puis s’en suit Edward The Confessor, Envy… Toujours aussi attentionné avec leurs fans, Breton décide ce soir-là de faire découvrir en exclusivité leur dernier clip Fifteen Minutes (qui n’est pas encore sur leur chaîne YouTube). C’est la performance de la soirée, leur énergie est contagieuse et l’envie de se laisser est telle que j’en oublie ce que je suis sensée faire, je me mêle à la foule et danse au rythme de la mélodie. Lorsque le concert se termine, le public en redemande seulement voilà ils n’ont la scène pendant une heure. C’est pourquoi Roman Rappak (le leader) invite tout le monde à aller boire un verre avec eux, et finalement prendra le temps de signer des cds, t-shirts, vinyles au stand merchandising. Une femme avoue à Roman avoir appelé son fils comme lui tellement elle est fan, ah les groupies alors !

1501384_608645392506736_972477879_oPhoto : Emma Picq

Jackson and His Computerband : 1h20 et la performance électro commence. Jackson est derrière ses platines, limite écartelé par elles tellement il doit ouvrir les bras afin de pouvoir accéder à toutes les touches. L’installation est impressionnante et la structure en miroir derrière lui  renvoie la lumière dans toute la salle. N’étant pas une grande fan de ce genre de musique j’ai du mal a me faire une idée si c’est bien ou pas, mais envoyant les gens en transe je me dis que ça doit sûrement l’être pour les connaisseurs.

La Route du Rock collection Hiver n’a pas brillé ce soir là, une grande partie des performances ont été décevantes, surtout les deux premières. Espérons que la programmation de la collection Été sera de meilleure qualité.

Breton : l’interview

Avant que les concerts ne reprennent samedi 22 février à La Nouvelle Vague (St Malo) à l’occasion du Festival La Route du Rock, j’ai eu la chance de rencontrer le leader du groupe Breton: Roman Rappak. Si vous ne connaissez pas Breton, je vous conseille de lire l’article d’Agathe sur leur dernier album. Ces jeunes londoniens se sont rapidement fait une place sur la scène électro-indépendante enchaînant les concerts, les festivals en France, aux USA, en Australie…

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Alors me voilà à 18h45 devant La Nouvelle Vague, prête pour mon interview et, là, je ne sais pas comment y entrer, la sécurité m’envoie d’un côté et les roadies d’un autre, que faire ? Prenant mon courage à deux mains, je demande à une troisième personne et bingo ! On me dirige enfin vers le bon endroit c’est à dire la salle de presse. France 3 vient à peine de finir au moment où j’entre dans la pièce. Bref on s’en fout à la limite, vous souhaitez l’interview et rien d’autre, je vous ai compris.

EC: Avant tout j’aimerais te dire que j’ai adoré votre dernier album. Dès que j’ai entendu Envy, je me suis dit « WOW » ça va être génial. Comment avez-vous travaillé sur cet album ?

Roman: Merci. Cela a été un long processus mais le plus important a été de garder ce qui nous plaisait du premier album et de rester honnête à nos envies. De faire ce qui nous plaisait et rien d’autre. Dans ce sens, nous avons été assez chanceux car au moment du premier album il n’y avait que 6 personnes qui étaient au courant de l’existence du groupe et l’intérêt du public est arrivé très vite. Notre notoriété a été faite par le bouche à oreille, nous sommes passés de petits concerts à des festivals et des tournées aux USA et en Europe. C’est en comprenant ce qu’on aimait à propos du collectif et en s’en éloignant du premier album que beaucoup de choses ont changé, ce nouvel album est définitivement positif. Nous avons beaucoup voyagé, nous avons vu énormément de choses et jouer devant des milliers de personnes a été incroyable pour nous.

Pourquoi avoir choisi Berlin pour enregistrer ce nouvel album ?

Ce n’était pas pour Berlin mais parce que nous avons trouvé le bon endroit où nous pouvions avoir le même son que dans le premier album. De plus, s’éloigner de tout et se concentrer sur la musique peut être quelque chose de très sain.

Comment procédez-vous pour la musique ? Est-ce les paroles avant ou la mélodie ?

Il n’y a pas vraiment de méthode particulière. En général, je les commence puis on les termine ensemble.

Comment savez-vous quelle chanson vous gardez pour l’album ?

C’est l’avantage d’avoir des collaborateurs en qui tu as confiance, surtout lorsqu’il y a beaucoup d’affection entre eux, si quelqu’un a une idée il sera toujours entendu surtout si elle est bonne. Au final nous prenons les décisions tous ensemble, c’est peut être pourquoi cet album est plus positif et joyeux alors que le premier album était assez claustrophobique.

J’ai vu le mini-reportage fait par Konbini qui vous a suivi pendant deux jours, c’est une super idée pour montrer aux fans qui vous êtes.

Avec cet album, nous sommes moins effrayés du monde extérieur, nous souhaitons partager davantage avec le public.

En parlant de public, comment gérez-vous les fans ?

Toujours de la même façon sauf que maintenant lorsque nous partageons une musique ou une vidéo nous le faisons avec des milliers de personnes.

Vos clips sont toujours très esthétiques, très bien filmés, celui qui me plaît le plus est Got Well Soon, la vidéo nous embarque complètement. Qui en a l’idée ? Comment les réalisez-vous ?

C’est une bonne question car nous avons toujours tout fait nous-mêmes, nous voyons nos clips comme des minis-films. La seule exception est notre prochain clip qui sortira dans quelques semaines, nous avons fait appel à différents réalisateurs et nous leur avons demandé leurs interprétations de la chanson ainsi nous avons d’autres avis que ceux du groupe.

Te sens-tu prêt pour le concert de ce soir ?

Je suis impatient comme pour tous les concerts que nous faisons, je me sens comme un gamin qu’on emmène au zoo. Les concerts donnent sens à ce que nous faisons, ce sont ces 60 minutes sur scène avec notre public qui nous transcendent. C’est ce que je ressens lorsque je vais voir un artiste que j’apprécie. D’ailleurs j’ai vraiment hâte de voir Jackson And His Computer.

Breton était clairement la tête d’affiche que tout le monde attendait ce samedi 22 février, ils se sont montrés généreux avec le public allant même jusqu’à diffuser en exclusivité leur nouveau clip. A la fin du concert, Roman a invité tout le monde à boire un verre et nous l’avons finalement retrouvé au stand merchandising pour signer CDs et t-shirts aux fans.

Rencontre avec Killroy, lauréats bretons

Il y a quelques jours, nous avons rencontré Killroy, groupe Vannetais composé de deux frères: Pierre-Antoine (guitare/chant) et Charles-Alexandre (basse/chant) et puis Jérémy à la batterie. Le boys band s’est par ailleurs vu devenir le nouveau « lauréat de la région Bretagne/Pays de Loire » pour le concours Jeunes Talents de la Caisse d’Epargne. Ils vont en conséquent pas mal tourner ces prochains mois à notre plus grand bonheur.

Quatre fauteuils, posés comme de géants coquetiers noirs, à l’étage de l’Echonova. Un spot dirigé droit dans la face, comme lors d’un interrogatoire de la CIA, rythmé par la clapotement régulier d’une cigarette électronique. Nos sombres voix se découpent dans la semi-obscurité :

Si vous pouviez décrire votre musique en un mot ?

P-A : Contrastée.

Quelles en sont les différentes influences ?

Les deux : Grossièrement, Killroy est entre Queens Of The Stone Age et Bon Iver, mais au niveau de nos références, c’est plus la scène américaine des années 1990.

Quel est le premier CD que vous avez acheté ?

A notre époque, c’était encore les cassettes ! [ndlr : bon, à la notre aussi hein, on est pas si jeunes]
C-A : Nevermind de Nirvana.
P-A : Le premier qui m’a vraiment marqué, c’était Morning Glory d’Oasis.

Vous participez au Concours Jeunes Talents Caisse d’Epargne, avec à la clé une tournée dans dix salles françaises. Seules les banques proposent ce genre d’événements ?

P-A : A cause de la loi Evin, c’est interdit de faire de la pub pour l’alcool en France, mais dans tous les autres pays ce sont les vendeurs d’alcool qui proposent ce genre d’événement, comme Jack Daniel’s.

Qu’est-ce que vous a apporté la participation au concours pour le Label Mozaïc ?

C-A : Jouer à l’Étage, à Rennes, ça nous a mis en lumière d’un coup, et puis c’était plutôt intéressant parce que le Label Mozaïc dispose d’une grosse logistique, et le concert a été retransmis dans toute la Bretagne. Même s’il s’agissait d’une chaîne régionale, ça a quand même permis a des gens de nous découvrir, qui plus est à travers leur télé. Pour certains, c’est un gage de qualité et de légitimité.

Sur quel matériel jouez-vous ?

C-A : On joue tous sur des instruments assez vieux, entre 1957 et 1969, mais pas du tout pour se comporter comme des « hipsters ». Avec ça, on gagne un son « stoner », un son assez sourd, qu’on n’aurait pas eu avec d’autres instruments. On a trouvé du matériel spécifique qui faisait exactement ce qu’on voulait.

Si vous pouviez participer à une émission à la télévision ?

Les deux : En France ce serait Ce soir ou jamais, mais qui vient d’être arrêté, et puis il y a le rêve de gosse, le Letterman Late Show. Tu joues là-bas, t’es un dieu ! C’est un rêve de gamin, ce serait comme de jouer à Bercy.

Du coup vous voulez vous roder un peu pour ensuite sortir de l’eau et monter ?

P-A : On ne veut pas griller les étapes, on sait où on se situe artistiquement, on connaît le potentiel du groupe. L’idée avec Killroy, c’est de faire de la musique qui nous ressemble. Notre démarche est vraiment de se recentrer sur l’artistique. Et le but ultime, c’est de vivre de la musique.

Si un label vous proposait un contrat ?

C-A : Dans ce cas, ça dépend de la stratégie proposée, du label, et de ce qu’il veut faire pour toi. C’est tout un ensemble, mais la meilleure solution, ce serait de signer avec un label indépendant qui dépend d’un réseau de distribution d’un major et dont le tourneur fait ce que tu souhaites. Le risque, si tu signes avec de mauvaises personnes, c’est d’être définitivement bloqué.

Pourquoi chanter en anglais ?

P-A : C’était la langue avec laquelle ça paraissait le plus naturel, par rapport au son qu’on voulait faire, ce côté rock américain des années 90.

Killroy est définitivement un groupe à suivre et qui mérite un jour de remplir les grandes salles. Des gars simples, accessibles qui attendent le bon moment pour briller et éclairer la nouvelle scène musicale française. Pour nous il s’agit véritablement d’une belle découverte ainsi que d’une agréable rencontre.

Propos recueillis par Charlotte et Lorelei.

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Quenn Bey or not Queen Bey

Que s’est-il passé le 13 décembre dernier ? Une idée ? Est-elle à nouveau enceinte ? Son mari l’a-t-il trompée ? Non rien de tout ça, pas de ragots ni de scoops inutiles et putassier. Beyoncé a juste sorti un album, et elle n’a pas eu besoin de faire une communication d’enfer pour en faire un événement. Le fait qu’il soit là, satisfait amplement ses fans. Le résultat ne se fait pas attendre, en moins d’une journée elle en a vendu plus de 500 000 exemplaires. De quoi faire tourner la tête !

Cependant ce succès est-il justifié ?

Tout d’abord, revenons sur la carrière menée à la perfection par Queen Bey. Elle a fait ses débuts au sein du girls band les Destiny’s Childs, énorme machine malgré la désertion de certains membres du groupe mais voilà, Beyoncé a toujours été la star. Un peu à la façon de Dianna Ross avec les Suprêmes… En 2003, elle lance sa carrière solo avec l’album Dangerously in Love qui est un succès mondial avec des titres comme Crazy in Love, Baby Boy ou encore Naughty girl.

S’ensuit un autre album avec d’autres chansons qui nous font bouger notre booty sur le dancefloor. Evidemment on ne parle pas de grande musique, de magnifiques chansons à texte, non on parle ici d’une machine à faire danser et bien sûr à engendrer de l’argent. Beyoncé c’est avant tout un buiseness millimétré comme du papier à musique par elle et son producteur de mari (qui a appris tout ce qu’il sait en vendant de la drogue rappelons-le). Single Ladies qui enflamma le monde fut aussi un autre de coup de communication avec ce clip en noir et blanc que certains ont parodié (d’autres essaient toujours de l’imiter, en se trémoussant maladroitement le popotin). Elle souhaite donner une image forte de la femme, récemment lors d’une interview elle a nouveau proclamé être une féministe, une vraie, une pure et dure. Son argument : sa chanson Run the World, un hymne à la féminité et à la suprématie des femmes. Cependant il s’agit de sa seule chanson du genre, le reste de l’album 4 est une déclaration d’amour à Jay Z comme Love on Top, 1+1, I care, I miss you etc.. L’image qu’elle renvoie est celle de la femme parfaite, mère et épouse accomplie. Ses prestations en live sont toujours de qualité… excepté le couac lors de la cérémonie d’inauguration du Président Obama (pour cause de playback) mais une semaine après, remise sur pied au SuperBowl elle a pu mettre une claque monumentale à tous ses détracteurs. Il faut être juste, cette femme est une machine. Elle peut chanter en même temps qu’elle danse sans perdre en puissance vocale et surtout sans chanter faux. Un exploit que d’autres artistes comme Katy Perry ou Miley Cyrus ne parviennent à accomplir.

C’est qu’elle nous agacerait à être si parfaite ! Avec son dernier album elle fait un sans-faute. Elle domine clairement sa concurrence sans avoir besoin de jouer la provocation ou la vulgarité. Même si le titre Drunk in Love est à la limite. L’idée de mettre en ligne les teasers de tous ses clips les uns après les autres est tout simplement géniale pour faire languir ses fans et créer la surprise. Revenons à l’album en lui-même, l’essence de cet album est encore son amour pour Jay Z, arf un peu niais non ? D’autres diront que c’est chou, laissons les penser ce qu’ils veulent. Le son est clairement moins percutant que dans ses précédents albums mais cela reste bien produit. Il n’y a pas sur cet opus de chanson « pouffe-bouge-ton-boule-sur-le-dancefloor-all-night » mais des titres avec une rythmique moderne et des sonorités électro qui essaient de se détacher de ce que font les autres. 

Pourquoi avoir attendu un mois pour faire cet article ? Parce que la 56 ème édition des Grammy Awards se tenait dimanche soir au Staples Center à Los Angeles et qu’une performance de Beyoncé devait avoir lieu. Et elle était majestueuse. La prestation commence avec une mise en scène à la Flashdance un peu avant qu’elle ne renverse le saut d’eau sur elle, puis Beyoncé joue la carte de la sensualité dans une tenue que beaucoup de femmes aimeraient être capable de porter après avoir eu un bébé… Agaçante, mais géniale. Jay Z la rejoint sur scène pour leur duo Drunk in Love, et la salle s’enflamme, la profession est à genoux devant ce couple à qui tout réussi.

Valerie June, la nouvelle méduse musicale

La nouvelle chanteuse soul c’est elle, Valerie June. Son dernier album Pushin’ Against A Stone est un bijou de balades douces mêlées à des mélodies plus punchy. Sa technique vocale tirée du gospel vous fait chavirer dès le premier mot.

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