Archives par mot-clé : rock garage

Instant paillettes et rock garage avec The Mystery Lights

Retenez leur nom : The Mystery Lights. Quatre new-yorkais qui font du rock garage dans un style psychédélique. Repéré en 2015 par l’un des boss du label Daptone (qui a vu passer Charles Bradley, excusez du peu !), le groupe signe dans leur nouveau label rock, Wick Records. Et sort un album un an plus tard, « The Mystery Lights ». Mike Brandon, chanteur et chef de file, nous raconte son histoire.

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Dead Stereo Boots : « Les disques sont aujourd’hui devenus des cartes de visite »

Le groupe Dead Stereo Boots est emmené par Rodger à la guitare et au chant, et Daron, musicien depuis vingt ans, à la batterie. Ce jeune duo Nancéien montre à chaque concert qu’ils sont convaincants et que le rock a encore de belles années devant lui. On a pu le remarquer à nouveau au festival du Jardin Du Michel, le 7 juin, en Lorraine, dans leur région où ils sont ravis de jouer. Leur communication avec le public le prouve. Rencontre avec deux garçons remplis d’énergie et de bonne humeur lors de ce festival où il fait bon se rendre.

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Underneath The Rainbow : album de joyeux sauvages

Le septième album des Black Lips, Underneath The Rainbow, est sorti le 6 mars dernier. On est bien en retard, mais il fallait qu’on vous en parle.

 

Les Black Lips aiment raconter qu’ils font du « flower punk », autrement dit, du punk joyeux, bordélique évidemment, qui sentirait bon la rose et les coquelicots. Pourtant cet album, c’est surtout de la sueur bien crade, une bande de mecs avec qui on écume les bars funestes sur le bord d’une route américaine bien droite et poussiéreuse. Underneath The Rainbow sent le bon vieux sud étasunien, les morceaux sont moites, les instruments trainants ; c’est un vaste bordel de road trip rafistolé à l’arrache. Continuer la lecture de Underneath The Rainbow : album de joyeux sauvages

Manuel Etienne – Vaudémont

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J’appréhende cet album sans savoir, sans connaitre, comme si lui et moi nous venions de naître. Manuel Etienne, ça sonne français, ça sonne simple. Alors je n’attends pas grand chose, c’est vrai. J’ai entre les mains un album rock, de ce rock qui se pavane comme s’il était facile. Voilà ce qu’est Vaudémont, du rock classique, brutal parfois, joliment pop aussi.

Dès le premier morceau, Invisible, je sais qu’il va s’agir d’un inévitable contraste entre la rugosité dépouillée des guitares et cette empreinte mélancolique, subtilement saupoudrée. C’est ce qu’il y a d’intéressant dans cet album, cette capacité hallucinée d’alterner entre lyrisme intense et énergie juvénile, naïve ; le rock est un défouloir, un jeu d’enfant qui parfois sombre, parce qu’on a grandi, parce qu’on est passé de Station en station.

Certains des morceaux sont chantés en anglais, d’autres en français. Voilà le retour du contraste. Écrire en français, c’est être à découvert, et si les images et les métaphores semblent parfois maladroites, j’entends quelque chose de sincère, une liberté élémentaire. Manuel Etienne maitrise les codes musicaux, les genres et la culture musicale dans un album calibré et respectueux du passé.

Marina et La Fille Imperméable sont énervés, biliaires et rapides, ils refusent d’être cérébraux en rappelant qu’aujourd’hui toujours, on peut savoir faire du rock garage. Christmas-Suicide et Les Oiseaux d’Orme réaffirment eux l’essence de Vaudémont, cette « cock music » distordue, balancée à l’aveugle. Manuel Etienne rappelle la voix fragile d’un Daniel Darc, brasse les synthés new wave de Taxi Girl dans l’énergie électrique de Téléphone. C’est un album savant, expérimenté. Et puis il y a De Station en Station, emprunt de questionnements obscurs et de perdition, et finalement je retrouve là tout ce que l’on peut aimer dans le rock, la perdition noyée dans une énergie salvatrice. D’ailleurs Manuel Etienne parsème son album de quelques respirations, pour reprendre ses esprits, retrouver son souffle et repartir, à l’image de l’instrumental acoustique Vaudémont, balade rock efficace.

Je me confesse maintenant, je n’avais pas envie d’être convaincue par cet album qui me semblait déjà vu, j’avais l’impression de reprendre la même route encore et encore et pourtant, pourtant Vaudémont est bon, travaillé et surtout, il saisit ce qu’il y a d’ineffable dans le rock, cette affaire d’exaltation intrépide qui jamais n’oublie la langueur et la brume. Je me confesse maintenant, Manuel Etienne m’a rappelé que ça existait toujours, et c’est plaisant.

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A venir :

20/03/14 – Le Royal Royal – Nancy

22/03/14 – Le Why Not – Dudelange (Lux)

29/03/14 – Le Joker’s Pub – Angers – TBC

01/04/14 – Les 3 Baudets – Paris

02/04/14 – Le Bar’Jo – Alençon

FUMER TUE, et si c’était faux ?

Vous vous souvenez ? On vous avait parlé du projet Posterboy Machine il y a plusieurs semaines (article que vous pouvez retrouver ici). On revient vous parler ici du nouveau projet de son chanteur, Romain qui s’associe avec Nathalie, qui elle a toujours baigné autour de la musique, notamment dans l’accompagnement des artistes… et surprise, de Posterboy Machine. Alors on pourrait vous dire que ce n’est pas une rencontre au hasard dans la rue, ni un pot tombé du cinquième étage qui leur est tombé sur la tête, FUMER TUE c’est un vrai duo, duo qui peut d’abord s’avérer être très surprenant. On vous explique.

FUMER TUE, c’est inspiré de quoi ? De la clope ? De la mort ? Une mise en garde ? Ou est-ce une simple constatation évidente de l’abus de la fumette ? Ça, on ne le sait pas encore. Quand je suis tombée sur ce projet j’ai cru à une blague. « C’est vraiment sérieux ? » j’ai demandé à la chanteuse. « Oui, on a lancé notre EP de cinq titres Flying In The Supermarket il y a 2 jours ! » Rien de plus sérieux alors. Bon. Je m’empresse d’aller voir leur premier clip, Bichou, qui je croyais, aurait rendu un hommage à « Bichou », un chien quelconque, celui du voisin, vous voyez. Grave erreur. Ça parle pop 60’s avec un peu d’électro et puis ça s’apprécie assez bien. Vous y retrouvez aussi une petite allusion au nom du groupe, FUMER TUE, avec un jeu d’images de fumée, cigarettes, etc. En continuant l’écoute de l’album, vous pourrez retrouver les mêmes influences un peu partout (avec Fighting notamment): des grosses guitares, de l’électro, de la techno, pop, même du punk… bref tout ce que votre imagination le permettra. FUMER TUE, ça me fait un peu penser à des jeunes gens qui créent un projet pour s’amuser, dont le coté loufoque qu’ils font ressortir du projet à tout pour ressembler au groupe des deux sœurs parisiennes intitulé Orties (dont on vous avait parlé auparavant).

Et comme on a été trop gentils avec nous, on vous offre en exclusivité, et en avant-première, le nouveau clip très disco intitulé Highway. Clip qui sort officiellement demain, le 3e titre de l’EP. On retrouve encore une fois des images vieillies, de mini-miss se faisant couronner. Ça y est, l’actu est là, et c’est surement un bon coup de pub quand on sait que Miss France 2014 vient d’être élue le week-end dernier.

On note. A retenir: ne jamais se fier aux apparences. Derrière le loufoque peut se retrouver un projet qui vaut la peine. Peut être que FUMER TUE c’est ce message: la musique ne doit pas être prise au sérieux, comme à peu près tout en fait. En tout cas,  que vous le croyiez ou non, des dates sont annoncées:

03.01.14 – Inauguration du Graffalgar – Strasbourg (67)

04.01.14 – MuddClub – Strasbourg (67)

16.01.14 – Aperock – Colmar (68)

15.02.14 – Release Party, Mecanique Ondulatoire –  Paris (75)

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Flying in the Supermarket, premier EP de Fumer Tue est disponible depuis le 3 décembre 2013

crédit : French Riton