Archives par mot-clé : pete doherty

Georgio en interview : conversation discrète

Promenant un pseudonyme de moins en moins confidentiel dans le paysage du rap français, c’est avec un album intitulé Bleu Noir, attendu de nombreux fans, que Georgio a fait son retour dans les bacs en ce 16 octobre. Entre doutes naturels relatifs à la parution d’un premier gros opus et satisfaction du travail abattu, c’est dans un esprit à la fois décontracté et visiblement concerné que le jeune rappeur originaire du 18e arrondissement de Paris nous a reçu à la veille de la date fatidique. Il ainsi pu évoquer son actualité ainsi que les évolutions d’un hip-hop francophone en constante mutation, accompagné de son proche Hakim, a.k.a Hash24.

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L’envoûtante Marie-Flore nous dévoile son premier album

Marie-Flore, un prénom original pour une artiste qui l’est tout autant. On vous en avait déjà parlé et on vous avoue que l’on est encore ébahi par son talent. En cette rentrée musicale, Marie-Flore nous offre son tout premier album, By the Dozen. Ce qui est étonnant, quand on voit la facilité qu’elle a à transporter son auditeur dans son univers, une faculté qui se fait de plus en plus rare chez les artistes.

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Trauma de Coeur de Pirate, fracture mélancolique

Que pourrait-on dire de Trauma, le troisième album de la canadienne Béatrice Martin alias Coeur de Pirate ? Je ne vous répondrai pas mais vous conterai l’émotion qui se trace tout au long de ces 12 titres. Tout d’abord, Trauma est le nom d’une série canadienne proche de Grey’s Anatomy et Urgences. La créatrice, Fabienne Larouche, a pris l’habitude de faire appel à différents interprètes canadiens comme Ariane Moffat (Je Veux Tout) pour participer à la bande originale et pour la cinquième saison, son choix s’est posé sur la talentueuse Coeur de Pirate.

traumaL’album ne comporte aucun titre original, Fabienne Larouche a pris le soin de choisir quelques standards de la musique anglo-saxonne en passant par Amy Winehouse, The Libertines (Pete Doherty) ou encore les Rolling Stones.

Il ne faudra pas plus de 12 secondes pour comprendre que la mélancolie sera la maîtresse de cet album. A l’écoute de la première piste, Ain’t No Sunshine, l’atmosphère se charge d’électricité, accompagnée de chœur sobrement puissant comme pour Last Kiss. D’autres pistes comme Summer Wine et Music When The Lights Go Out sont proches des premiers titres francophones de ses deux albums Coeur de Pirate et Blonde. On sera charmé par son I Know I’m No Good et Dead Flowers bien différents de leurs versions originales. Mais mon préféré restera la reprise de Heartbeats Accelerating de Kate et Anna McGarrigle. Ce style pop-country rajoute un angle différent et plus chaleureux que le reste de l’album. L’instrumental est avec la voix de Coeur de Pirate l’acteur principal qui bouleverse et restructure des titres qui auraient pu sembler similaires. L’orgue de Bottom Of The World est l’élément qui sort son épingle du jeu, crée une fracture, la présence du piano n’est pas étonnant, quoi de plus pour traduire la mélancolie?

Trauma n’est pas le troisième album studio de Coeur de Pirate, certes, mais les fans seront ravis de découvrir la jeune canadienne chanter entièrement en anglais. Peut-être qu’il serait parfait de l’offrir à votre partenaire, petite sœur ou meilleur ami ?

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On a vu François Crimon au 114

© Crédit photo : Philippe Astruc

François Crimon est un jeune chanteur parisien de 24 ans jouant seul en acoustique afin d’accompagner ses textes. Ses textes et non sa voix, il n’a pas la prétention de chanter juste, il le dit lui même « chanter vrai, quitte à chanter faux ». Il scande donc ses textes en français dans une langue travaillée. Il nous parle d’une jeunesse rêvant d’amour et de voyage nous rappelant les auteurs de la Beat Generation comme Jack Kerouac ou Allen Ginsberg. Pour faire simple, Crimon c’est un incroyable mélange entre Bob Dylan et Renaud. Derrière ses Wayfarer, son apparence de dandy et son allure nonchalante se cache un apprenti poète qui nous séduit et qu’on apprend à apprécier au fil des écoutes.

C’est donc au 114, un bar concert ouvert il y a peu dans le 11ème arrondissement de Paris que nous sommes allés écouter Crimon ce samedi 4 janvier, il était suivi des talentueux The Void mais nous n’avons pas assisté à la totalité de leur prestation. C’est à 21h dans une salle plutôt remplie que le poète (il est selon moi plus proche du poète que du chanteur) monte sur scène. L’artiste est seul, aucune setlist de prête ! A la manière d’un Pete Doherty, Crimon demande tout simplement à son public ce qu’il veut entendre. Ce qui pouvait passer pour un défaut devient une communion avec le spectateur, communion renforcée par la petite taille de la salle. Les morceaux s’enchainent, notre chanteur de la soirée blague entre les chansons, fait chanter son public, oublie certaines de ses paroles mais après tout on s’en fout on passe tous un bon moment. Déjà la fin du concert pointe le bout de son nez, en effet le set était plutôt court et c’est le seul bémol qu’on donnera à ce concert. C’est donc avec le sentiment d’avoir passé une bonne soirée que nous rentrons chez nous.

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