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BLAENAVON, cure anti-dépression

NME BLAENAVON

Ben Gregory, Frank Wright et Harris McMillan sont les 3 membres du groupe Blaenavon. Blaenavon, étrange comme nom, n’est-ce pas ? C’est le moment fâcheux où je dois vous expliquer les origines un peu douteuses du nom du groupe, mais ne vous inquiétez, c’est pas très compliqué.

À la base, Blaenavon, c’est une ville du Pays de Galles, pourtant, ce n’est pas leur ville d’origine. Et oui, nos trois amis sont en fait originaires de l’Hampshire. Le choix de Blaenavon, s’ est imposé aux trois garçons en référence à une visite scolaire qu’ils ont accompli au Big Pit qui se situe, devinez où ? À Blaenavon !

Parlons peu, parlons bien ! Blaenavon, c’est avant tout un groupe british. Bon, ça veut à la fois tout dire et rien dire mais on retrouve ces sonorités propres au rock anglais. C’est un groupe assez jeune âgé de 17 à 18 ans, qui nous livre des chansons d’une maturité qui en étonnerait plus d’un.

Ils se sont fait principalement connaître par la chanson Into the night, qui reflète parfaitement leur image de nouveau groupe indie. En fin d’année, ils ont sorti un EP Koso, que l’on peut décrire comme assez mélancolique, leur musicalité se rapproche de celle des Foals (ndlr: le groupe apparait dans le clip My Number de Foals). Je ne vais pas vous faire un descriptif de cet EP mais ce que je peux vous dire c’est qu’il tient si bien comme l’annonce le titre, au Wunderkind (prodige) !

Pop, rock, sont aussi des adjectifs qui conviennent à décrire la musique du groupe. La voix de Ben, le chanteur, rappellera à certains celle de King Krule. Cette voix et ces merveilleux accompagnements vous feront découvrir de nouvelles contrées tout aussi reculées que Blaenavon. Je vous laisse juger en écoutant leur dernier titre Prague : 

Avec Blaenavon, on tourbillonne ! Le mieux dans tout ça, c’est qu’en plus d’être des talents prometteurs de la scène britannique, nos trois garçons ne se prennent absolument pas la tête. Un coup d’œil sur leur Facebook et sur quelques interviews passées et vous verrez qu’ils sont plein d’humour. Sachez que le groupe communique beaucoup avec ses fans par le biais des réseaux sociaux, profitez en !

Blaenavon, c’est un peu l’histoire de vos amis hipsters, qui, un jour décident de monter un groupe, la seule différence c’est que Blaenavon, eux, iront loin.

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Le Neknomination : viens on va se torcher, j’ai le cul sec !

NEK

Le Neknomination, c’est le nouveau phénomène Facebook. D’après l’Urbandico, le « Neknomination » est un jeu qui consiste à se filmer en buvant un verre d’alcool cul sec pour l’envoyer ensuite à trois de ses amis en les mettant au défi de faire pareil dans un délai de 24 heures. En anglais, « Neck a beer » signifie boire une bière d’une traite, cul sec.

Après cette définition, vous tenez les tenants et les (pas très) aboutissants du nouveau jeu qui envahit nos fils d’actualité sur Facebook.

La plupart des jeunes boivent au cours de soirées étudiantes, ça, tout le monde le sait. Et cette nouvelle tendance appelée Neknomination vient curieusement se rapprocher du binge drinking, un phénomène d’alcoolisation extrême mais très peu médiatisé et mis en ligne sur le net jusqu’à présent.

La question qui se pose maintenant avec ce Neknomination est la suivante. Est-ce que c’est nécessaire d’afficher l’alcoolisme des jeunes sur un réseau social ? Est-ce que c’est la meilleure manière de se faire remarquer ?

C’est bien de ça dont il est question aujourd’hui. Il y a des jeunes qui, pour une raison inconnue (que l’on s’entende bien: rien ne les oblige à le faire), boivent cul sec à 8h du matin et ce dans le seul but de se faire voir des autres et parce qu’il ne leur reste plus que 2h avant de le faire. Mais que va-t-il se passer au bout de ces deux heures ? RIEN. Et oui, vous et vos amis faites tout ça pour rien.

Ah si, ça fait hype d’être un jeune alcoolo qui s’affiche sur Facebook. Bah oui, rappelez-vous; on est tous passé par la phase photos de soirée sur Facebook où on vous voit avec un verre à la main, après on est dans le plus hardcore, on vous voit en train d’embrasser un inconnu dont vous ne vous rappelez ni l’adresse ni le nom, ou dans le genre vraiment dégueulasse on vous voit affalé sur le sol à la limite du coma éthylique.

Dans tous les exemples que j’ai donné, vous aurez remarqué que vous êtes encore en vie pour constater tous les ravages de l’alcool.

Le problème c’est qu’avec le Neknomination on assiste à une forme de banalisation de l’alcool voire même de l’alcoolisme chez les jeunes. Il n’y a plus de barrières, on ne se cache même plus.

En y réfléchissant bien, on vient aussi de franchir la barrière du ridicule. Au moins, quand on boit entre jeunes, on partage le moment ensemble quitte à vivre des situations cocasses mais un lien (plus ou moins) existe. Le Neknomination, c’est un jeune qui boit seul, se prend en vidéo, et nomine trois autres débiles à le suivre. Ça doit faire la énième fois que vous l’entendez, mais est-ce que si on vous demande de sauter, vous allez le faire ?

Si mon plaidoyer sur la débilité de ce jeu ne suffit pas, sachez qu’on compte déjà 5 morts. Et oui, ce qui apparaît comme un simple jeu peut parfois mener certains jeunes à la mort. Le pire dans tout ça, c’est que Facebook, ne veut pas censurer ses vidéos au motif que « les comportements controversés ou offensants ne vont pas nécessairement à l’encontre de nos règles ». Facebook et la morale ça fait deux.

D’autres jeunes ont su prendre le contrepoids de ce jeu. Donc si vous voulez absolument vous filmer, sachez que vous pouvez faire preuve de dérision en remplaçant le verre d’alcool par de l’eau ou du jus d’orange. 

Ça c’est si on veut se la jouer soft. Maintenant, on assiste au développement de la Smartnomination, fini la beuverie solitaire et place à l’altruisme. Le but c’est de faire une bonne action et ensuite de nommer trois autres amis à faire la même chose. C’est plutôt cool et puis c’est quand même moins con que boire tout seul devant une webcam. Regardez, vous pouvez offrir à dîner aux sans-abris ou faire des tas d’autres choses, surprenez-nous :