Archives par mot-clé : Echonova

Alan Corbel, la folk bretonne qu’on aimerait apprivoiser

  Alan Corbel était bien présent aux Vieilles Charrues cette année. Avec l’appui du Label Charrues, il a pu jouer sur la scène Grall qui accueillait le même jour Lilly Wood & The Prick et Odesza.

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Fuzeta : retour agité avec « Pavilhão Chinês »

Après « Dive », un extended play prometteur, le groupe français Fuzeta nous propose un nouvel opus de 5 titres intitulé « Pavilhão Chinês ». Ce quatuor propose un EP plus rock né de leurs vacances au Portugal dont le bar de Lisbonne inspire son nom. Continuer la lecture de Fuzeta : retour agité avec « Pavilhão Chinês »

Baden Baden, l’interview

Ils nous avaient conquis en 2012 avec l’album « Coline », les parisiens qui se localisent ailleurs avec leur nom de scène, reviennent avec « Mille éclairs ». A l’Echonova à Vannes, ils donnaient en février un concert gargantuesque où la voix d’Eric fourmille de douceur et de conviction pour nous pétrifier. Rencontre avant le show.

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Nous sommes allés à la rencontre des Jabberwocky

Avant le concert des Jabberwocky à l’Echonova le 31 octobre, nous avons eu l’occasion de les rencontrer. Petit bonjour dans le couloir avec une bise et hop, en chemin vers la loge pour l’interview ! Les trois jeunes hommes s’installent dans le canapé, une bière pour chaque et ils sont prêts.

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Jabberwocky en visite en Bretagne

Crédits : Adèle
Crédits : Adèle

Samedi 31 octobre. Pas d’halloween au programme pour nous, on a préféré passer la soirée à l’Echonova à Saint-Avé. La salle de musiques actuelles accueillait le jeune groupe français Jabberwocky. A la veille de la sortie de leur deuxième EP Pola, le trio originaire de Poitiers a su mettre le public dans sa poche. Continuer la lecture de Jabberwocky en visite en Bretagne

Art Rock : Foals, Temples, Benjamin Clementine et Cascadeur en juin à Saint-Brieuc

C’est début mai que la programmation de la 31e édition du festival briochain Art Rock a été entièrement dévoilée et nous attendions ce moment pour vous en parler. Festival qui a déjà su faire ses preuves tant au niveau de la programmation que des animations à thèmes, Art Rock débarque à nouveau du 6 au 8 juin. Une édition assez contemporaine, on peut le dire, invitant les futurs espoirs de la scène française et des robots. Oui, vous avez bien compris, des robots !

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Rocky : « Ce serait super de collaborer avec Woodkid un jour »

Découverts via la programmation de l’Echonova, je me suis penchée sur Rocky. Non, non, il ne s’agit pas du film sorti dans les années 70 ni moins du dessin animé Rox et Rouky. Rien de tel, seulement un groupe éclectique qui prend un plaisir fou sur leur premier EP sorti l’année dernière, chez Label GUM, et un plaisir inné sur scène. Interview avec un super groupe coup de cœur découvert en live. Avec Laurent derrière le micro.

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Rencontre avec Killroy, lauréats bretons

Il y a quelques jours, nous avons rencontré Killroy, groupe Vannetais composé de deux frères: Pierre-Antoine (guitare/chant) et Charles-Alexandre (basse/chant) et puis Jérémy à la batterie. Le boys band s’est par ailleurs vu devenir le nouveau « lauréat de la région Bretagne/Pays de Loire » pour le concours Jeunes Talents de la Caisse d’Epargne. Ils vont en conséquent pas mal tourner ces prochains mois à notre plus grand bonheur.

Quatre fauteuils, posés comme de géants coquetiers noirs, à l’étage de l’Echonova. Un spot dirigé droit dans la face, comme lors d’un interrogatoire de la CIA, rythmé par la clapotement régulier d’une cigarette électronique. Nos sombres voix se découpent dans la semi-obscurité :

Si vous pouviez décrire votre musique en un mot ?

P-A : Contrastée.

Quelles en sont les différentes influences ?

Les deux : Grossièrement, Killroy est entre Queens Of The Stone Age et Bon Iver, mais au niveau de nos références, c’est plus la scène américaine des années 1990.

Quel est le premier CD que vous avez acheté ?

A notre époque, c’était encore les cassettes ! [ndlr : bon, à la notre aussi hein, on est pas si jeunes]
C-A : Nevermind de Nirvana.
P-A : Le premier qui m’a vraiment marqué, c’était Morning Glory d’Oasis.

Vous participez au Concours Jeunes Talents Caisse d’Epargne, avec à la clé une tournée dans dix salles françaises. Seules les banques proposent ce genre d’événements ?

P-A : A cause de la loi Evin, c’est interdit de faire de la pub pour l’alcool en France, mais dans tous les autres pays ce sont les vendeurs d’alcool qui proposent ce genre d’événement, comme Jack Daniel’s.

Qu’est-ce que vous a apporté la participation au concours pour le Label Mozaïc ?

C-A : Jouer à l’Étage, à Rennes, ça nous a mis en lumière d’un coup, et puis c’était plutôt intéressant parce que le Label Mozaïc dispose d’une grosse logistique, et le concert a été retransmis dans toute la Bretagne. Même s’il s’agissait d’une chaîne régionale, ça a quand même permis a des gens de nous découvrir, qui plus est à travers leur télé. Pour certains, c’est un gage de qualité et de légitimité.

Sur quel matériel jouez-vous ?

C-A : On joue tous sur des instruments assez vieux, entre 1957 et 1969, mais pas du tout pour se comporter comme des « hipsters ». Avec ça, on gagne un son « stoner », un son assez sourd, qu’on n’aurait pas eu avec d’autres instruments. On a trouvé du matériel spécifique qui faisait exactement ce qu’on voulait.

Si vous pouviez participer à une émission à la télévision ?

Les deux : En France ce serait Ce soir ou jamais, mais qui vient d’être arrêté, et puis il y a le rêve de gosse, le Letterman Late Show. Tu joues là-bas, t’es un dieu ! C’est un rêve de gamin, ce serait comme de jouer à Bercy.

Du coup vous voulez vous roder un peu pour ensuite sortir de l’eau et monter ?

P-A : On ne veut pas griller les étapes, on sait où on se situe artistiquement, on connaît le potentiel du groupe. L’idée avec Killroy, c’est de faire de la musique qui nous ressemble. Notre démarche est vraiment de se recentrer sur l’artistique. Et le but ultime, c’est de vivre de la musique.

Si un label vous proposait un contrat ?

C-A : Dans ce cas, ça dépend de la stratégie proposée, du label, et de ce qu’il veut faire pour toi. C’est tout un ensemble, mais la meilleure solution, ce serait de signer avec un label indépendant qui dépend d’un réseau de distribution d’un major et dont le tourneur fait ce que tu souhaites. Le risque, si tu signes avec de mauvaises personnes, c’est d’être définitivement bloqué.

Pourquoi chanter en anglais ?

P-A : C’était la langue avec laquelle ça paraissait le plus naturel, par rapport au son qu’on voulait faire, ce côté rock américain des années 90.

Killroy est définitivement un groupe à suivre et qui mérite un jour de remplir les grandes salles. Des gars simples, accessibles qui attendent le bon moment pour briller et éclairer la nouvelle scène musicale française. Pour nous il s’agit véritablement d’une belle découverte ainsi que d’une agréable rencontre.

Propos recueillis par Charlotte et Lorelei.

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Juveniles : « On verrait bien Augustin des Concrete Knives dans notre groupe »

L’Echonova, sept heures moins dix. J’arrive (un peu) à la bourre pour l’interview prévue avec le groupe. Maité, la gentille chargée de communication m’annonce qu’ils sont en retard eux aussi et pour cause: ils sont en pleine balances (séance de répétition). 20 minutes après c’est terminé, on m’annonce qu’on doit faire vite parce qu’après il y a le repas et tout ça. Thibaut le batteur se pointe, la bise, Jean-Sylvain le chanteur après lui, la bise aussi. Ce sont des mecs bien sympathiques, confirmé par la  réputation qui les précède et ce fut une interview  frappante de complicité entre les deux membres du groupe. Juveniles, ça va durer croyez-moi.

EC: Tout le monde vous décrit comme des mecs sympathiques en toute circonstance. Vous avez une recette ?

T: Je pense qu’on est tout simplement…nous-mêmes.

JS: Je voulais répondre un truc horrible comme ça. (Rires) C’est gentil qu’on pense ça de nous. Je pense qu’on est comme ça à la base, on n’est pas vraiment des connards, et puis même, on est bien entouré. Il y a des gens qui nous ont toujours dit d’être gentils et de garder le sourire avec les gens qui t’accueillent. On est vraiment fatigué à force, mais on essaye de toujours prendre sur nous et faire un effort.

Du coup vous pensez que c’est important de garder les pieds sur terre ?

JS: Après tu vois tout est question d’échelle, il y a des artistes qui sont plus petits que nous, à un stade où on était, et d’autres qui sont plus grands que nous. Quoi qu’il arrive, faut jamais s’enflammer, c’est une connerie d’envoyer chier tout le monde et d’arriver comme une grosse star. Enfin même à la base si t’es une grosse star, les gens se rappelleront toujours d’une personne qui était sympa avec eux qu’un connard qui s’enferme dans les loges et qui râle parce qu’il avait pas la bouteille qu’il voulait avec lui.

T: Tu deviens pas une star ou un artiste sans les autres non plus. Donc nous ouais, on est des mecs simples, on traine avec nos potes à Rennes dans les bars et puis voilà.

Si vous deviez intégrer un nouveau membre dans votre groupe, qui serait-ce ?

JS: Ce serait Augustin Hauville… (Rires) Non en fait concrètement on a déjà intégré Ousseynou qui est le quatrième musicien qui est arrivé il y a pas longtemps depuis le début de notre tournée. Et comme on est assez fan des live, on pense peut-être intégrer des nouveaux musiciens. Notamment Augustin [bassiste] des Concrete Knives [et ex The Lanskies].

Très sérieusement ?

JS: Ah non mais oui vraiment, je l’ai vu hier soir et il sait ce que je pense !

Il serait donc sur plusieurs projets ?

JS: Il a toujours été sur deux projets en même temps. Il a beaucoup de talent, si jamais il est pas occupé sur Concrete Knives ce serait un plaisir de l’avoir avec nous. Maintenant… s’il est pas dispo on prend les deux congueros d’Arcade Fire quand leur tournée sera terminée ?

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« On est de la génération du Roi Lion »

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Revenons à vos débuts. Il y a 15 personnes dans la salle, aujourd’hui avec le recul, comment réagiriez-vous ?

T: Déjà au début de cette tournée on a été en Écosse et on a eu qu’une dizaine de personnes, avec une première partie. Il y a pas si longtemps on a pas eu grand monde, je pense à l’Open Mirabeau [Paris] et après tu kiffes ce que tu fais, on s’amuse bien ensemble et puis même si t’as que 5 personnes, t’as envie de faire ton concert pour ceux qui ont payé…

JS: T’achète des congas, voilà. Non mais quand tu arrives au point d’être blasé, faut arrêter je pense.

Vous avez déjà songé à arrêter ?

T: Ben moi justement j’en profite pour… (Rires)

Si je vous dit pop française, vous faites rimer la fin avec quoi ?

JS: Aline !

T: Il y a nos copains les Superets dont on a écouté leur nouvel EP.

JS: O Safari… En fait tout Rennes.

Décrivez votre public breton sans utiliser les mots galettes-saucisses-bières.

JS: On a adoré les Vieilles Charrues cette année !

Vous êtes les Juveniles, alors on ne peut pas s’empêcher de poser la question jeunette. Parmi les dessins animés, vous êtes plutôt la bande des Aristochats unie qui aime s’éclater partout et n’importe comment ou Peter Pan qui refuse de grandir ?

T: Clairement les chats. Toute la phase de jazz des Aristochats, c’est trop bien.

JS: Plutôt Les Aristochats ouais, Le Livre de la Jungle, et Robin des Bois, les classiques. Je crois que ce sont les 3 qui sont sorti en même temps et ce sont les meilleurs. C’est autre chose que Tara et le Chaudron Magique. Nous on est de la génération du Roi Lion !

T: Dernièrement j’ai vu Rebelle, le 3D là, l’histoire est vide, elle est nulle. Dans l’histoire il y a rien, rien !

JS: Attends, je me suis fait le film Raiponce, c’est naze aussi. Monstres & Co, là on parle.

T: Moi Moche et Méchant le deuxième, est bien là aussi.

2014 égal à ?

JS: A un deuxième album, je pense. On est déjà rentré en studio. On a commencé à travailler un peu.

Quelle chanson vous préférez interpréter en live ?

JS: Elle n’est pas sur l’album mais c’est celle avec Yuksek qui s’appelle Truth.

Allez, un petit mot pour la fin, une passion secrète à nous révéler ?

T: On va te trouver un truc ! (Rires)

JS: J’ai toujours aimé les consoles vidéo depuis tout petit.

T: On a vu aussi le match de foot avec la France contre l’Ukraine l’autre jour, on était bien à donf. On aime vraiment bien le foot, ouais.

JS: Et sinon on aime bien la faire la fête. En plus chez nous à Rennes ça regorge vraiment pas mal de soirées électro et on y va tout le temps.

T: En fait, quand on est pas chez nous on fait la fête et quand on est chez nous, on fait la fête.

Merci au groupe pour le moment, pour leur folie ambiante, et merci à l’homme-machine pour la setlist.

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