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Rencontre avec Chateau Marmont

Samedi dernier j’ai rencontré Chateau Marmont, un groupe d’électro composé de trois parisiens : Guillaume, Raphael et Julien, à la fois musiciens et producteurs dans le label Chambre404. Pour cette interview un peu particulière, que j’ai menée avec Solenn, rédactrice à Konbini, nous nous sommes concentrées sur leurs inspirations, leur dernier album The Maze sorti cette année et sur leurs projets futurs. Le groupe, ou duo, a sorti cette année leur clip pour Wind Blows, un morceau très psyché/électro, clip aux allures de court-métrage, alors se sont-ils inspirés par des sources autres que musicales ? Attention, découverte de taille et baffe scénique.

EC : Si vous deviez décrire votre album en 3 mots ?

Julien : Science-fiction, érotisme et analogique.

Il arrive qu’on vous associe à différents monuments de la musique comme Air ou Daft Punk. Que pensez-vous de ces assimilations ? Vous les portez volontiers sur votre dos ou vous préférez vous en acquitter ?

J : C’est sûr on nous dit Daft Punk, ça nous fait plaisir…

R  : On travaille d’abord pour sortir « du lourd » si on peut dire ça.

J : Après on trouve qu’on n’a pas de collègues sur Paris avec lesquels on fait la même chose. Même si ça peut se rapprocher de Air, on fait quelque chose de plus 70’s. Du coup on a un peu l’impression d’être tout seuls dans notre voie.

R : On n’a pas l’impression de faire partie d’une scène avec plusieurs groupes, oui.

J : Comme si on partait en vacances quand tout le monde rentre.

Si vous pouviez faire un featuring en live sur un de vos morceaux avec un artiste, un groupe qui vous influence, où se porterait votre choix ?

J : Ce serait bien de jouer Affaires classées avec Alka et Wargames avec Etienne Jo. On voulait le faire lors de la sortie du disque, pour la release party, tous les feats de l’album mais c’était un peu compliqué. Mais en gros avec toutes les personnes qui ont travaillé sur le disque on aimerait les faire en live, ça serait bien.

R : Quelque chose comme Brigitte Fontaine…

Y a-t-il un thème dans cet album ?

J : Pas vraiment, on n’a pas cherché à donner une forme spéciale à l’album. Il est de forme pyramidale, comme un climax qui s’effondre à la fin. C’est un album qu’on a voulu écoutable du début à la fin, sans tracks séparés les uns des autres. Le message du disque c’est un petit peu : faites des albums comme un album, que les gens écoutent en entier. Concernant le live, il est moins linéaire, plus disco.

R : Notre live est plus physique alors que l’album est plus cérébral. On insère une énergie plus rock et plus électro pour le coup, plus taillé pour l’ambiance dans les salles.

De quoi vous êtes vous inspiré pour écrire et mettre en boite le titre et le clip de « Wind Blows » ?

J : Au moment de la réalisation il y a un morceau qui  nous a pas mal touchés, d’un groupe qui s’appelle The Rapture et le titre c’était How Deep is Your Love et on était en train de faire l’album quand ce morceau est sorti, et on avait déjà commencé à travailler sur Wind Blows à ce moment-là. Et ce morceau a renforcé notre envie d’utiliser un piano house, déjà qu’on a tendance à mettre le pied dans le ringard, puisque c’est un instrument considéré comme ringard, et quand ce morceau est sorti on s’est décomplexé et on s’est dit c’est parti. Dans ce morceau il y aussi des cors de chasse derrière avec un arrangement à la François de Roubaix ou Colombier…

R : Et puis c’est le dernier morceau qu’on a enregistré pendant l’été.

C’est le morceau que vous voulez mettre vraiment en avant de votre album ?

J : C’est le morceau qui a été mis en avant, mais pas forcément le plus représentatif de l’album.

Ce serait lequel ?

R : On cherche encore… Je ne sais pas s’il y a vraiment un morceau représentatif de l’album !

J : Peut-être The Maze, c’est un morceau assez éclectique qui contient plusieurs influences et puis il est assez central dans le disque. On a l’impression que le disque c’est ce qui tourne autour de Wind Blows, c’est un titre « porte d’entrée » pour Chateau Marmont. Ensuite il y en a qui s’arrêtent à ce titre là et d’autres qui vont plus loin. C’est une carte de visite.

Pour terminer sur vos projets, 2014 est égal à quoi ?

J : On est en train de préparer un nouveau live avec Raphael où on ne sera que deux sur scène, quelque chose de plus électronique. On va sortir le premier EP du deuxième album de Chateau Marmont, et en septembre donc il y aura le deuxième album de Chateau. Et pour les sorties du label, on aura des EP du côté d’Aquaserge, de Glass Figure, de Kiddy Smile et d’un nouvel artiste qu’on vient de signer qui s’appelle Pieuvre. Et l’album d’Exotica qui sort en février.

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Les Nuits Soniques #20: on y était

Une bonne programmation attire forcément du monde et si ce monde est assez sourd pour voir que près de chez eux jouent des artistes à talent qui ont déjà commencé à percer ou qui passeront du côté sombre de la force jusque sous les feux des projecteurs d’ici peu de temps, il devrait se réveiller. C’est comme si les bretons fans de rock indé se permettaient de rater Arctic Monkeys programmés aux Charrues l’année prochaine, c’est insensé. Autrement dit, pour les sceptiques qui ne voulaient pas se pointer samedi 21 au Petit Théâtre d’Auray, et bien tant pis. Puisque la 20e édition affichait complet (environ 200 spectateurs), on ne vous en voudra pas trop.

De La Montagne a ouvert les hostilités

Déjà venue auparavant, j’ai trouvé l’organisation améliorée avec plus de points d’info et de mobilisation du personnel. Autrement la salle comble présageait de toute façon, une bonne soirée et bonne ambiance. Ambiance rendue possible en grande partie par les jeunes se défoulant près de la barrière, devant la scène.

20h45. De la Montagne entre en scène, où sur le ring. C’était le seul groupe/duo sur lequel je n’avais pas énormément misé, en effet je trouvais qu’il faisait un peu tâche parmi une programmation plutôt pop/ électro française. Et je suis contente de dire qu’il n’y a que les idiots qui ne changent jamais d’avis. Si vous me suivez au cours des articles vous verrez que je change régulièrement d’avis, bien souvent avec la version scénique des artistes qui fait éclater tous les préjugés conçus lors de l’écoute studio. Même si le style plutôt pop/r’n’b ne m’a pas complètement emballée, il m’a fait penser au style du duo Aluna George, avec une voix féminine se promenant sur les rythmes électro des instruments et machines électriques. La chanteuse a su jouer avec son public, public emballé. A déplorer un peu de niaiserie dans les paroles. Bilan : une rédactrice surprise mais pas complètement conquise, et comme c’est un groupe qui n’est pas encore signé, on attend qu’il trouve acquéreur et qu’il puisse, grâce à ça, être projeté plus au devant de la scène en revenant avec des expériences nouvelles et des chansons monstres. La chanteuse lance en fin de concert « Suivez nous sur Internet ! », le message a-t-il été reçu ?

Quelques personnes du public sont venues rejoindre le groupe sur scène

21h45. Pendentif arrive enfin. Groupe très attendu qui surfe actuellement parmi les grandes places de la pop française, il se compose de cinq musiciens sur scène. Un groupe qui m’a particulièrement marquée lors de la floraison de duo fille/garçon dont ils ont été l’un des premiers sur la voie : Eléphant, Granville, etc. Pendentif c’est ce genre de groupe français qui chante de la pop française à l’image de Lescop par exemple. Mais avec une singularité particulière dans les riffs de guitare, signe de leur exotisme. Le groupe a su secouer son public, notamment les ados de 14-17 ans au bord de la scène. Durant le concert la chanteuse n’a pas manqué de le faire remarquer « encore heureux que les jeunes sont là ». Et les vieux de 18-21 ans on les oublie. Pour preuve. Elle nous lance vers la fin du concert « J’imagine que la plupart des gens ici n’a pas son permis. Alors on a une chanson pour vous : Driver Licence ! » Ok je fais ma rabat-joie. Il n’empêche que leur énergie a été vraiment euphorisante lors de la soirée, et c’est pour ça que c’est l’un des deux groupes que l’on retiendra ce soir-là. « Vous saviez qu’aujourd’hui c’est la journée de l’orgasme ? » Nous lance t-elle en annonçant la dernière chanson. Le titre Embrasse-moi et son clip pop/disco vient hanter les esprits. Mon côté groupie prend le dessus. Boum, la fin.

Chateau Marmont a enflammé les Nuits Soniques

Vers 22h45. Chateau Marmont. Entre enfin sur scène le groupe que j’attendais et sûrement attendu par tout le monde également. Le groupe Chateau Marmont a une histoire et un rapport à la musique bien propre à lui, informations à retrouver dans notre interview. On pouvait s’attendre à une copie conforme de la version studio à celle du live mais stupeur. Sur scène, c’est un groupe qui joue d’abord sur les images, visuels à l’appui, visuels qui d’ailleurs, nous indiquent qu’on rentre dans une sphère soignée, presque extraterrestre. C’est aussi un groupe qui place les musiciens au même niveau, Julien le batteur, étant placé sur le devant de la scène, semble lancer la dynamique du groupe. On peut noter deux voix dans le groupe : une utilisée pour des transformations vocales, robotiques, et une autre qui reste inchangée. Sur scène, c’est un beau mélange entre Daft Punk, clairement, Air, aussi sur le rythme des chansons électroniques, mais aussi et surtout une bonne dose dans la voix comme dans le rythme d’une chanson à la Depeche Mode. Si la communication ne s’est pas faite par des petits discours de la part des musiciens, elle s’est néanmoins exprimée dans l’ambiance assourdissante des instruments, nous plongeant encore dans un monde sous-marin,  apocalyptique, presque cinématographique. Oui, Chateau Marmont en live c’est cette musique qui, on dirait, pourrait illustrer un film sourd-muet, artistes d’une bande sonore idéalisée.

Rendez-vous le 19 avril prochain pour la prochaine édition.

Big thanks to Solenn pour les photos

LES NUITS SONIQUES #20, une histoire de nouveautés conjuguée au succès

Ça vient de tomber. La programmation de la 20e édition des Nuits Soniques se fera, une fois de plus, avec nous. On était habitué de la part des organisateurs à une affiche toujours au goût de l’actualité et ils viennent confirmer qu’on peut encore leur faire confiance. Pour petit rappel, sur trois éditions, le festival a accueilli cette année La Femme, Petite Noir, Pegase, Piranha et encore Wave Machines. Tous ces artistes font aujourd’hui partie des valeurs montantes de la scène française. La totalité d’entre eux s’est vue programmée dans les plus grands festivals français d’été. Vous pouvez également retrouver notre report de l’édition de printemps sur le site.

Venons en à la programmation:

PendentifEmbrasse Moi

La MontagneGirls

Château Marmont Wind Blows

Et en DJ set, nous retrouverons Bâton qui a collaboré avec Pegase, Minitel Rose et Rhum for Pauline.

+ d’infos: lesnuitssoniques.com • Samedi 21 décembre à Auray • A partir de 20h30 • Tarif: 12€

A cette occasion, on vous fait gagner 2 places pour assister au concert. Pour cela, il suffit de laisser votre NOM+PRÉNOM « NUITS SONIQUES 21/12″ à efflorescenceculturelle@gmail.com. Le tirage au sort sera organisé le mercredi 18 décembre. Les résultats seront partagés sur la page Facebook du site, n’hésitez pas à la suivre pour connaitre les résultats. Bonne chance !

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