Archives par mot-clé : bon iver

Cet automne, la folk contemplative de Novo Amor

Il y a un an jour pour jour, on est un dimanche de novembre et d’automne maussade, jour d’Armistice – bref, de complète déprime – je zappe de musique folk en musique folk sur Spotify jusqu’à m’arrêter sur la musique From Gold de Novo Amor, originaire du pays de Galles. Et là, c’est le crush.

Continuer la lecture de Cet automne, la folk contemplative de Novo Amor

Au Pitchfork Music Festival Paris, de bons concerts sans prise de risque

Après avoir martelé le paysage parisien à grands coups d’affiches dans le métro, encarts dans la presse et autres flyers, le Pitchfork Music Festival de Paris, édition française des concerts à la sauce du média américain, s’est tenu le week-end dernier dans la grande halle de la Villette. Un rendez-vous aussi attendu que décrié — la mauvaise réputation du public n’est plus à faire —, qui avait au moins le mérite d’afficher une programmation alléchante, ce même après avoir du essuyer les annulations successives de Fever Ray et SOPHIE, marquant tout de même l’unique venue en France cette de année de The Voidz et Blood Orange.

Continuer la lecture de Au Pitchfork Music Festival Paris, de bons concerts sans prise de risque

Le batteur de Bon Iver sort un nouveau disque solo

Le fidèle batteur de Justin Vernon, la voix de l’excellent projet folk Bon Iver, a lancé en 2008 les premières rumeurs sur une production musicale en solitaire. Deux ans plus tard, il sort son premier opus All We Grow. Fin février 2015, il réalise un nouveau mini-album intitulé Supermoon.

Continuer la lecture de Le batteur de Bon Iver sort un nouveau disque solo

Les « Lions » émouvants de William Fitzsimmons

1382825_10151943845918676_1779118096_n18 février 2014. Date de sortie dans les bacs du cinquième album de William Fitzsimmons intitulé Lions. William Fitzsimmons est un auteur, compositeur, interprète américain mais aussi un psychologue thérapeute. Né de deux parents aveugles et musiciens, il est élevé dans un monde rempli de sons, c’est donc tout naturellement qu’il se tournera lui-même vers ce métier. Il est sorti de l’ombre en 2008 grâce à The Sparrow and The Crow son troisième album. Ses précédents opus avaient été produits et enregistrés par lui-même dans sa maison en Pennsylvanie. A cette époque, le chanteur se produisant peu sur scène, le bouche à oreille suffira à le faire connaître par un public plus large. Ses compositions diffusées dans de nombreuses séries américaines comme « Les Frères Scott » et « Grey’s Anatomy » lui permettront aussi d’avoir une petite notoriété auprès des amateurs de folk.

Continuer la lecture de Les « Lions » émouvants de William Fitzsimmons

Rencontre avec Killroy, lauréats bretons

Il y a quelques jours, nous avons rencontré Killroy, groupe Vannetais composé de deux frères: Pierre-Antoine (guitare/chant) et Charles-Alexandre (basse/chant) et puis Jérémy à la batterie. Le boys band s’est par ailleurs vu devenir le nouveau « lauréat de la région Bretagne/Pays de Loire » pour le concours Jeunes Talents de la Caisse d’Epargne. Ils vont en conséquent pas mal tourner ces prochains mois à notre plus grand bonheur.

Quatre fauteuils, posés comme de géants coquetiers noirs, à l’étage de l’Echonova. Un spot dirigé droit dans la face, comme lors d’un interrogatoire de la CIA, rythmé par la clapotement régulier d’une cigarette électronique. Nos sombres voix se découpent dans la semi-obscurité :

Si vous pouviez décrire votre musique en un mot ?

P-A : Contrastée.

Quelles en sont les différentes influences ?

Les deux : Grossièrement, Killroy est entre Queens Of The Stone Age et Bon Iver, mais au niveau de nos références, c’est plus la scène américaine des années 1990.

Quel est le premier CD que vous avez acheté ?

A notre époque, c’était encore les cassettes ! [ndlr : bon, à la notre aussi hein, on est pas si jeunes]
C-A : Nevermind de Nirvana.
P-A : Le premier qui m’a vraiment marqué, c’était Morning Glory d’Oasis.

Vous participez au Concours Jeunes Talents Caisse d’Epargne, avec à la clé une tournée dans dix salles françaises. Seules les banques proposent ce genre d’événements ?

P-A : A cause de la loi Evin, c’est interdit de faire de la pub pour l’alcool en France, mais dans tous les autres pays ce sont les vendeurs d’alcool qui proposent ce genre d’événement, comme Jack Daniel’s.

Qu’est-ce que vous a apporté la participation au concours pour le Label Mozaïc ?

C-A : Jouer à l’Étage, à Rennes, ça nous a mis en lumière d’un coup, et puis c’était plutôt intéressant parce que le Label Mozaïc dispose d’une grosse logistique, et le concert a été retransmis dans toute la Bretagne. Même s’il s’agissait d’une chaîne régionale, ça a quand même permis a des gens de nous découvrir, qui plus est à travers leur télé. Pour certains, c’est un gage de qualité et de légitimité.

Sur quel matériel jouez-vous ?

C-A : On joue tous sur des instruments assez vieux, entre 1957 et 1969, mais pas du tout pour se comporter comme des « hipsters ». Avec ça, on gagne un son « stoner », un son assez sourd, qu’on n’aurait pas eu avec d’autres instruments. On a trouvé du matériel spécifique qui faisait exactement ce qu’on voulait.

Si vous pouviez participer à une émission à la télévision ?

Les deux : En France ce serait Ce soir ou jamais, mais qui vient d’être arrêté, et puis il y a le rêve de gosse, le Letterman Late Show. Tu joues là-bas, t’es un dieu ! C’est un rêve de gamin, ce serait comme de jouer à Bercy.

Du coup vous voulez vous roder un peu pour ensuite sortir de l’eau et monter ?

P-A : On ne veut pas griller les étapes, on sait où on se situe artistiquement, on connaît le potentiel du groupe. L’idée avec Killroy, c’est de faire de la musique qui nous ressemble. Notre démarche est vraiment de se recentrer sur l’artistique. Et le but ultime, c’est de vivre de la musique.

Si un label vous proposait un contrat ?

C-A : Dans ce cas, ça dépend de la stratégie proposée, du label, et de ce qu’il veut faire pour toi. C’est tout un ensemble, mais la meilleure solution, ce serait de signer avec un label indépendant qui dépend d’un réseau de distribution d’un major et dont le tourneur fait ce que tu souhaites. Le risque, si tu signes avec de mauvaises personnes, c’est d’être définitivement bloqué.

Pourquoi chanter en anglais ?

P-A : C’était la langue avec laquelle ça paraissait le plus naturel, par rapport au son qu’on voulait faire, ce côté rock américain des années 90.

Killroy est définitivement un groupe à suivre et qui mérite un jour de remplir les grandes salles. Des gars simples, accessibles qui attendent le bon moment pour briller et éclairer la nouvelle scène musicale française. Pour nous il s’agit véritablement d’une belle découverte ainsi que d’une agréable rencontre.

Propos recueillis par Charlotte et Lorelei.

_____

Facebook

Bandcamp

_____

Josh Kumra, Stu Larsen et Angus Powell : des artistes à se mettre sous la dent

Premier article sur le webzine, je dois donc avouer être plutôt stressée à l’idée de vous soumettre mes goûts musicaux. Je vais vous présenter ici mes coups de coeur musicaux dans la catégorie « artistes inconnus ». J’aurais très bien pu vous parler des désormais célèbres Kodaline, que j’ai eu la chance de connaître il y a déjà un an, ou du jeune british qui monte j’ai nommé Tom Odell qui font partie de mes véritables artistes coups de cœur, mais ce n’est pas très intéressant. Vous allez donc découvrir ici trois « inconnus », peu médiatisés, qui je l’espère réussiront à vous convaincre et à vous plaire.

Continuer la lecture de Josh Kumra, Stu Larsen et Angus Powell : des artistes à se mettre sous la dent