Archives par mot-clé : artiste

Tom Peyton et ses painting dress

Tom Peyton est un jeune bordelais. Il propose des robes sur mesure dans la capitale de la Nouvelle Aquitaine. Mais son nom d’artiste implique une voie spécifique où ses painting dress ou robes peintures nous mènent on ne sait où. Continuer la lecture de Tom Peyton et ses painting dress

Les contes argentiques d’Oleg Oprisco

Artiste ukrainien de 25 ans, Oleg Oprisco est un créateur dans un monde réaliste qu’il transforme en un conte magique. Ses photographies en format carré sont parsemées de petites scènes oniriques et parfois romantiques. Continuer la lecture de Les contes argentiques d’Oleg Oprisco

Les figures extraordinaires de Stanislav Plutenko

  Stanislav Plutenko est un artiste russe lancé dans le design publicitaire. Portrait d’un artiste (très) contemporain classé dans une série des 1 000 meilleurs artistes. Continuer la lecture de Les figures extraordinaires de Stanislav Plutenko

Theophilus London, Kanye West et Karl Lagerfeld. Découvrez leur dernier bébé : VIBES

Il y a une semaine, Theophilus London sortait « Do girls«  une preview de « Vibes«  un projet artistique en collaboration avec Kanye West et Karl Lagerfeld, qui sort le 21 octobre.  Il a accordé à HYPEBEAST.COM une interview pour en savoir plus sur ce projet.

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Nos coups de coeur en festival : Owlle, Albin de la Simone et Mark Daumail

Je vous avais déjà parlé il y a un mois des 30 ans des Francofolies qui se fêteront du jeudi 10 au lundi 14 juillet à La Rochelle, laissez-moi maintenant vous évoquer trois artistes qui pourraient rajouter un peu de soleil au ciel Rochelais et vous donner l’envie de faire un petit tour dans la capitale de la Charente Maritime.

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Ces artistes qui ont compris l’importance de l’identité visuelle

L’image d’un artiste n’a jamais été aussi importante qu’à notre époque. C’est aujourd’hui que nous allons aborder le thème de l’identité visuelle et nous intéresser particulièrement à quatre artistes qui accordent une place essentielle à leur image.

Mais avant tout, retour en 1982, souvenez-vous, cette année là sort le fameux clip Thriller, du roi de la pop réalisé par John Landis. Le titre va alors rencontrer un succès grandissant et va devenir très vite une musique culte. Le clip a réussi à propulser l’album Thriller en haut des hit parades et il a grandement augmenté la notoriété de Michael Jackson.

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Le Grand Blanc

Guggenheim, Bilbao. Menendez Melayo, Santander. Tate Modern, Londres. Mumok, Vienne. Triangle, FRAC, FDAC, Criée : Rennes. J’ai essayé. J’ai cru qu’un jour, je changerais d’avis, que mon esprit se serait assez nourri de culture, d’expériences artistiques, qu’il se serait pourvu d’un musée miniature où elles auraient eu leur place, j’ai cru – j’ai espéré ! – qu’un jour, je sois frappée de la lumière et que j’en vienne à apprécier – enfin ! – l’art contemporain. Mais cependant, les années passent, et mon insensibilité première se transforme en dégoût, et glisse peu à peu vers la haine féroce des œuvres contemporaines – celles exposées dans les musées, du moins, celles dont on parle. L’art est-il devenu la matière contenue dans la boîte de Manzoni ? La créativité glisse-t-elle, année après année, au fond des fontaines de Duchamp ? C’est du moins ce que l’on veut nous faire croire.

L'Art Contemporain résumé ?
L’Art Contemporain résumé ? – au Mumok, Vienne.

Les mordantes critiques de cet art comme on les retrouve chez les Inconnus ou dans Intouchables touchent à des points cruciaux, maintes et maintes fois développées en philosophie : le rapport à l’argent, et la dénomination d’ « artiste ». 68 500$ pour une phrase imprimée de Richard Prince, 2 millions d’euros pour une toile rouge lacérée au cutter par Lucio Fontana (ou par un visiteur en colère, on ne sait pas)… : les prix donnés à ces « œuvres » sont totalement délirants en comparaison du travail accompli. Dans ce domaine, l’Arte Povera, le ready-made, l’art conceptuel, l’actionnisme, le shock-art sont incontournables : quelle justification utile que celle de l’Art ! Elle permet tout : le minimalisme à outrance, le rien, le déplacé, le gore, l’invisible, la cruauté, le masochisme, le non-sens complet et le vide. Mais le vide peut être art ! me direz-vous, il peut être l’image d’une réflexion poussée sur l’hyperconsumérisme et sur l’individualisme de nos sociétés qui transforment intrinsèquement et par-devers lui l’Univers entier ! Certes. Je ne nie pas que l’idée est intéressante. Mais seulement par son originalité. Ce que je critique, ce n’est pas l’idée de base du ready-made ou de quelque art simpliste que ce soit, mais c’est sa généralisation dans tous les musées du monde. Oui, je peux comprendre que le premier qui en a eu l’idée soit considéré comme un artiste, mais lorsque l’œuvre devient « mouvement » et que tous se mettent à décliner l’idée première en milliers d’exemplaires sensiblement identiques, l’Art laisse place à l’industrie et au travail à la chaîne. De même, cessons de « dénoncer l’art » en devenant ce que l’on souhaite dénoncer (oui, c’est subtil). Je m’explique : j’aimerais que l’on arrête d’utiliser l’excuse de la dénonciation lorsque l’on montre au public des « œuvres » violentes, cruelles, malsaines, ou simplement des objets de tous les jours présentés sur un socle; la pire excuse restant celle de la dénonciation de l’art contemporain lui-même. Le vrai coup de force des musées, c’est de nous faire croire que la chaise du gardien est elle aussi une œuvre d’art.

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Amphigouri Neurasthénique (ou s’approchant)

C’est là qu’intervient la verbalisation : qu’est-ce qu’une toile vide sans un discours ? Une toile vide. La verbalisation prend les spectateurs pour des imbéciles, incapables de voir dans l’œuvre sa véritable signification. Le discours supplante le travail. En nommant l’œuvre, et en l’expliquant, avec pléthore de mots dithyrambiques, formant un panégyrique irréfragable (moi aussi je connais des mots qui font comme si j’étais cultivée), on place l’artiste comme un démiurge dont l’idée merveilleuse de présenter une laitue sur un caillou prend soudain tout son sens.
Mais pourquoi, vous direz-vous, ne suis-je pas considéré comme un artiste alors qu’au collège, j’ai peint un point rouge sur une toile et que je l’ai nommée Anthropomorphisme Cinglant suivi d’une belle verbalisation pleine de mots compliqués et abstraits ? Eh bien, jeune anacholute en short, s’improviser artiste n’est pas si aisé. Pour cela, il faut convaincre le directeur du musée d’afficher ta merveilleuse toile et, outre un accoutrement d’artiste incompris, il te faudra des talents de commercial indéniables pour enfin accrocher ta croûte ton œuvre sur un clou. Car il faut cesser de se voiler la face : l’art aujourd’hui, c’est du business. Et pour sortir du lot, il faut marquer les esprits. Le shock art nous offre de si beaux exemples qu’il serait presque malvenu de ne pas les citer : Sigalit Landau ou « le hula hoop avec un fil barbelé », Evaristti ou « t’es pas cap de mixer des poissons rouges », Burden ou « tire moi dans le bras je filme », Serrano alias « je pisse sur la tolérance », ou encore Orlan « l’œuvre d’art » (en fait, on ne sait pas trop ce qu’elle est). Dans leurs cas, cela relève plutôt de la psychiatrie que de l’art en lui-même. Mais j’entends qu’on me hurle : enfin, tu ne comprends rien ! C’est de l’avant-gardisme ! Oui, l’avant-gardisme a bon dos… les « artistes » se clament incompris, nés à la mauvaise époque. Cela me fait penser à une pièce au Théâtre National de Bretagne où des femmes nues chantaient en allemand et dansaient mitraillette à la main. De l’avant-gardisme je vous dis !

Performance WTFesque à la FRAC de Rennes

L’art « contemporien » se veut élitiste, il sort les vrais intellectuels de la masse mouvante et inculte pour en faire des esthètes qui brillent en société. Loin de moi l’idée de me moquer des personnes qui y sont réellement sensibles; je parle ici des gens qui le prétendent, car cela leur donne un statut social appréciable. J’ai moi-même ressenti un bonheur ineffable à m’extasier devant la chaise de Kosuth, car pour une fois dans ma vie, j’ai découvert que ma propre créativité dépassait celle d’un artiste reconnu.

Les artistes qui exposent pour l’argent ou pour extérioriser leurs déviances psychiatriques, en justifiant leur vide créatif par des pages de discours, ces gens là sont des usurpateurs. Où est passé l’art des génies, du travail, de la créativité; l’art cynique, grinçant, incongru ? Car il n’a pas disparu ! Il n’est simplement jamais entré dans la plupart des musées. Colarusso, Dettmer, Cattelan, Mueck, Mark Wagner, Javelle, Hirst et les merveilleux street-artists Banksy (vous connaissez forcément), Ernest Pignon-Ernest, Jeff Aérosol, Etam Cru etc… ceux-là relèvent le niveau. Et la liste est longue… mais n’a pas franchement un attirail promotionnel qui lui permette une véritable reconnaissance. N’ayez pas honte de honnir les vernissages pompeux d’œuvres ridicules, mais sachez aussi que l’art contemporain possède de nombreuses perles, qui malheureusement restent trop souvent enfouies dans les vagues de la large mer(de) contemporaine qui emplit nos jolis musées.

Enfin, comme toujours, ceci n’engage que moi.

(visitez donc http://www.thisiscolossal.com/, on y trouve de bien jolies choses. Et puis, si ça vous intéresse, jetez aussi un coup d’œil à l’histoire de la toile de Joaquim-Raphaël Boronali, Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique, c’est plutôt amusant.)

La Chute (ou comment l’industrie musicale en crise arnaque ses artistes)

Qui ne sature pas lorsqu’il entend : « le téléchargement illégal, c’est le Mal ! », alors qu’il est plutôt inconcevable aujourd’hui de payer pour ce que l’on pourrait avoir gratuitement. De notre petite fenêtre d’anonymes, les obscures engrenages de l’industrie musicale ne nous parlent que rarement, et un geste aussi banal que de télécharger un titre ne nous touche pas plus que ça… Nous n’avons que peu d’idée du véritable fonctionnement de la machine industrielle dont l’essoufflement ne nous est peut-être pas si étranger…

Le changement de génération, et de la même façon des habitudes d’écoute, ont entraîné une transformation sensible de l’industrie musicale : désormais, on n’a plus besoin de sortir de chez nous pour écouter de la musique; on n’achète plus l’album, mais un titre; on ne paie plus forcément pour ce titre lorsque l’on connaît les façons de l’avoir gratuitement, etc… Avec l’arrivée d’iTunes, et de la vente de masse des copies digitales, les ventes de disques ont chuté de 20% par an depuis 6 ans, entraînant, entre autres, la chute de puissances telles que Tower Records aux USA ou Virgin Megastore un peu partout dans le monde… Les grands labels comme EMI, n’ayant pas su réagir face à la montée du téléchargement dans les nouvelles habitudes sociales, se sont retrouvés en grande difficulté et n’ont pas hésité à attaquer leurs propres artistes en justice pour générer des revenus, comme en ont malheureusement fait récemment l’expérience les groupes Smashing Pumpkins ou Thirty Seconds To Mars.

Le fonctionnement d’une maison de disques est plutôt simple, mais rarement en faveur de l’artiste. Prenons par exemple un groupe imaginaire, qui signe avec un quelconque grand label. Le label va lui faire une avance de, disons, 250 000 €, pour qu’il enregistre l’album. Imaginons que 500.000 copies de cet album se vendent à 15€ chacune : on arrive à 7.5 millions d’euros de recettes. Avant que l’artiste ne soit payé, le label prend sa part, soit généralement 85% : il reste 1.125 000 €. Le label déduit alors l’avance (250 000€), les coûts d’enregistrement (300 000€), les coûts de promotion (75 000€), les coûts de réalisation des clips (300 000€) et enfin les coûts de tournée (250.000€), ce qui laisse à l’artiste 50 000 €… de dettes ! Et celles-ci s’accumulent au fur et à mesure des albums… De plus, le label déduit aussi 25% de la part des artistes pour les frais d’emballage, 10% pour la casse, et 10% pour les CDs gratuits donnés aux revendeurs, ce qui n’existe plus; et tout ceci même lorsque les copies sont digitales !

Structure d'un contrat typique
Structure d’un contrat typique

L’artiste est lié à son label et ne peut le quitter puisqu’il lui doit de l’argent, ainsi qu’un certain nombre d’albums qu’il s’est engagé à produire… Quant aux petits malins qui tenteraient de se lancer dans une carrière internationale sans label, les frais de studio, de salariés et de production les en dissuaderont bien vite. Moins on achète d’albums, ou de chansons, plus les dettes de l’artiste vont être importantes. Le seul moyen pour celui-ci de gagner assez d’argent pour les rembourser est à travers le merch, une fois que sont déduits toutes sortes de frais… A moins qu’il soit lié par un contrat 360°, qui autorise le label à prélever sa part sur n’importe quelle entrée d’argent, et donc particulièrement sur les produits dérivés.

Ceci, bien évidemment, ne concerne pas certaines grandes stars qui ont suffisamment vendu, fait de la publicité ou de la promo pour s’éviter des dettes inconséquentes. Avec l’émergence de nouveaux labels indépendants comme My Major Company, ou grâce aux dons des internautes (le crowdfunding), cette tendance pourra peut-être, dans les années à venir, tendre à s’essouffler. Et un jour, quelqu’un trouvera une façon de se défaire définitivement des maisons de disques et lancera une nouvelle ère.

En attendant, et sans vouloir vous faire la morale, rappelez-vous seulement que l’artiste a travaillé pendant des mois sur une chanson que vous paierez au final moins cher qu’une tasse de café… et que si vous êtes comme moi de bons vieux réacs, rien ne vaut l’exaltation (c’est peu dire) d’avoir le CD, physiquement, entre les mains, et le sentiment d’avoir remercié l’artiste à sa façon…