Archives par mot-clé : Air

Rencontre avec Ex Guru : la mysticité pop

Ex Guru s’était fait connaître il y a de ça quelques semaines, avec la sortie d’EP1, leur premier EP. Intrigués par leur musique sortant des sentiers battus, nous les avons contactés afin d’obtenir quelques éclaircissements quant à leur univers musical.

Ex-Guru

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EX GURU : bienvenue dans la secte

Après avoir publié deux covers aussi intrigants que réussis, le duo français EX GURU sort à présent son premier EP, sobrement intitulé EP1.

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Découverte. Le début de The End

Avez-vous une fois regardé un film sans vous soucier de sa musique ? Nous vous faisons découvrir un nouveau groupe, non pas sans expérience pourtant: The End qui s’exprime pour la première fois à travers une BO fantasmatique.

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Lucy Mason, la neige en Australie

Lucy Mason avec White As SnowDe vacances en France jusqu’en Italie, nous avons eu la chance de pouvoir poser quelques questions à la belle chanteuse Lucy Mason venue d’Australie et établie à Londres. Après quelques covers comme High Hopes de Kodaline et In The Air Tonight de Phil Collins, Lucy Mason nous présente son premier single du nom de White As Snow.

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Rencontre avec Holy Two

Rencontre avec le groupe français Holy Two, duo electro-pop qui vient d’être sélectionné parmi les 15 finalistes du Prix Ricard S.A Live. Leur premier album éponyme adoube le synthétiseur sans désavouer les guitares, façonnant une ambiance aérienne typiquement française, intrinsèquement anglaise. Holy Two, c’est un minimalisme qui donne vie, captivant, fervent.

© Crédit photo : Thibault Maurel De Maillé

EC : Façon Wikipedia, on met quoi dans « influencé par » ? Et dans « genre » ?

Holy Two : On est influencé par tout un tas d’artistes d’horizons et d’époques très différentes, de Jacques Brel à Jay Z, de Franck Sinatra à Phoenix, en passant par The XX, MSMR, Alt-J, Foals, et bien d’autres encore. C’est sans doute ce qui fait qu’on n’a pas vraiment de style très défini, on ne répond aux codes d’aucun style en particulier, ou plutôt de tous les styles à la fois. Du coup, c’est assez pratique parce que chacun voit un peu ce qu’il veut dans notre musique : de la pop, de l’électro, du hip hip, new wave, musique minimaliste, ou même trip pop (on a appris ça récemment), tout y passe (même si on ne peut pas plaire à tout le monde).

– On le définirait plutôt comme un « duo aérien électro-pop », une « douce transe orgasmique ».

Vous faites partie des 15 finalistes du Prix Ricard S.A Live. Vous pensez réellement que ça va vous mener quelque part, ou le plaisir de se produire en  live prime ?

– On espère que ce concours sera un moyen de se faire connaître non seulement auprès des professionnels mais aussi auprès de bons groupes avec qui on aurait plaisir à partager des scènes. Après, on n’attend pas non plus de ce prix qu’il nous propulse au rang de rock star du jour au lendemain ! Mais si ça peut être un moyen de faire parler de nous…

– De toute façon, le plaisir du live est toujours présent évidemment, mais sachant qu’on prend plus de plaisir à jouer dans des salles où le public est présent que dans des salles vides, la notoriété du groupe compte aussi. D’ailleurs, le prix Ricard Live propose une tournée dans des salles plus que prestigieuses, et c’est ce qui en fait un très beau concours.

Vous êtes jeunes, vous avez déjà sorti un album, Holy Two, c’est grâce au concours et à la visibilité qu’il offre ?

– Pas vraiment puisque nous avions sorti l’album avant de s’inscrire au concours. Maintenant, ce concours a effectivement une grande renommée et d’ailleurs le niveau y est très bon, on est vraiment très fiers d’avoir été sélectionnés et on ne remerciera jamais assez toutes les personnes qui nous ont soutenus.

– On espère en revanche qu’il nous offrira de par sa grande visibilité l’occasion de nous produire un peu plus, et sur de bonnes scènes.
Pour ce qui est de l’album, il est sorti très vite en effet, mais on a fait les choses dans l’ordre, on s’est vraiment donnés à fond en essayant de donner le meilleur de nous mêmes dans nos compositions. D’ailleurs, comme on compose un peu partout et tout le temps, écrire les morceaux est allé relativement vite.

Entre covers minimalistes, clips filtrés, votre électro-pop se fait remarquer. Ca vous surprend ? Vous êtes les « élus » après tout.

– Assez oui, surtout que tout est allé extrêmement vite. Il y a un an, on composait notre premier morceau, et on est vraiment touchés par la ferveur des gens qui nous suivent depuis le début, et de ceux qui nous ont rejoint en chemin.

– On essaie de mettre le plus de nous possible dans notre musique, dans cette aventure, et de la partager avec un maximum de personnes, et si le public est réactif on est heureux.

Quels ont été les grands moments de 2013 ? 

– Comme grand moment de 2013 on ne pourrait pas ne pas citer la sortie de notre album en décembre 2013, et toutes les dates qui s’en sont suivies : Besançon le 20 décembre avec nos copains d’Animal TV, Marseille le 28 et Londres le 30, avec Animal TV également et Here Lies Wolf Queen. Ça a été une expérience très enrichissante de jouer dans un pays étranger et de rencontrer un autre public.

– En fait, étant donné que ça fait seulement un an qu’on joue, tous nos événements marquants ont eu lieu en 2013 (rires). Alors on pense qu’il faut signaler notre première date de concert, le 30 mars 2013 dans un bar un peu miteux (désolés cher propriétaire) avec les très bon Last Train, à qui on fait un gros coucou. Et puis notre sélection au concours Musiques de RU qui nous a amenés jusqu’à la demi finale nationale le 21 mai 2013, où nous avons rencontré Here Lies Wolf Queen et Animal TV qu’on a cités juste avant (bisous à vous aussi les gars).

– Il nous est arrivé plein de choses rigolotes pendant la mini-tournée de release mais ce serait trop long, et d’ailleurs la tournée n’est même pas encore finie puisqu’on jouera le 25 janvier au Sonic à Lyon et le 28 aux Trois Baudets à Paris.

Enfin, quand on forme un groupe, on travaille pour se développer. Vous considérez ça comme éphémère ou votre futur c’est être le nouveau groupe électro français ?

– Ni l’un ni l’autre, on espère continuer à jouer et à composer le plus longtemps possible, en expérimentant un maximum les sonorités et en continuant d’explorer notre univers musical. Il y a encore beaucoup à faire, et on ne compte pas s’arrêter là. Si le public est au rendez-vous, c’est génial.

– Ce qu’on aimerait beaucoup, ce serait réussir à se développer dans le milieu cinématographique parce que c’est ce qu’on aime dans la musique et dans l’art en général : le mélange des disciplines, et la collaboration entre les divers amateurs de celles-ci. Et l’image et le son sont vraiment très complémentaires à nos yeux.

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Rencontre avec Chateau Marmont

Samedi dernier j’ai rencontré Chateau Marmont, un groupe d’électro composé de trois parisiens : Guillaume, Raphael et Julien, à la fois musiciens et producteurs dans le label Chambre404. Pour cette interview un peu particulière, que j’ai menée avec Solenn, rédactrice à Konbini, nous nous sommes concentrées sur leurs inspirations, leur dernier album The Maze sorti cette année et sur leurs projets futurs. Le groupe, ou duo, a sorti cette année leur clip pour Wind Blows, un morceau très psyché/électro, clip aux allures de court-métrage, alors se sont-ils inspirés par des sources autres que musicales ? Attention, découverte de taille et baffe scénique.

EC : Si vous deviez décrire votre album en 3 mots ?

Julien : Science-fiction, érotisme et analogique.

Il arrive qu’on vous associe à différents monuments de la musique comme Air ou Daft Punk. Que pensez-vous de ces assimilations ? Vous les portez volontiers sur votre dos ou vous préférez vous en acquitter ?

J : C’est sûr on nous dit Daft Punk, ça nous fait plaisir…

R  : On travaille d’abord pour sortir « du lourd » si on peut dire ça.

J : Après on trouve qu’on n’a pas de collègues sur Paris avec lesquels on fait la même chose. Même si ça peut se rapprocher de Air, on fait quelque chose de plus 70’s. Du coup on a un peu l’impression d’être tout seuls dans notre voie.

R : On n’a pas l’impression de faire partie d’une scène avec plusieurs groupes, oui.

J : Comme si on partait en vacances quand tout le monde rentre.

Si vous pouviez faire un featuring en live sur un de vos morceaux avec un artiste, un groupe qui vous influence, où se porterait votre choix ?

J : Ce serait bien de jouer Affaires classées avec Alka et Wargames avec Etienne Jo. On voulait le faire lors de la sortie du disque, pour la release party, tous les feats de l’album mais c’était un peu compliqué. Mais en gros avec toutes les personnes qui ont travaillé sur le disque on aimerait les faire en live, ça serait bien.

R : Quelque chose comme Brigitte Fontaine…

Y a-t-il un thème dans cet album ?

J : Pas vraiment, on n’a pas cherché à donner une forme spéciale à l’album. Il est de forme pyramidale, comme un climax qui s’effondre à la fin. C’est un album qu’on a voulu écoutable du début à la fin, sans tracks séparés les uns des autres. Le message du disque c’est un petit peu : faites des albums comme un album, que les gens écoutent en entier. Concernant le live, il est moins linéaire, plus disco.

R : Notre live est plus physique alors que l’album est plus cérébral. On insère une énergie plus rock et plus électro pour le coup, plus taillé pour l’ambiance dans les salles.

De quoi vous êtes vous inspiré pour écrire et mettre en boite le titre et le clip de « Wind Blows » ?

J : Au moment de la réalisation il y a un morceau qui  nous a pas mal touchés, d’un groupe qui s’appelle The Rapture et le titre c’était How Deep is Your Love et on était en train de faire l’album quand ce morceau est sorti, et on avait déjà commencé à travailler sur Wind Blows à ce moment-là. Et ce morceau a renforcé notre envie d’utiliser un piano house, déjà qu’on a tendance à mettre le pied dans le ringard, puisque c’est un instrument considéré comme ringard, et quand ce morceau est sorti on s’est décomplexé et on s’est dit c’est parti. Dans ce morceau il y aussi des cors de chasse derrière avec un arrangement à la François de Roubaix ou Colombier…

R : Et puis c’est le dernier morceau qu’on a enregistré pendant l’été.

C’est le morceau que vous voulez mettre vraiment en avant de votre album ?

J : C’est le morceau qui a été mis en avant, mais pas forcément le plus représentatif de l’album.

Ce serait lequel ?

R : On cherche encore… Je ne sais pas s’il y a vraiment un morceau représentatif de l’album !

J : Peut-être The Maze, c’est un morceau assez éclectique qui contient plusieurs influences et puis il est assez central dans le disque. On a l’impression que le disque c’est ce qui tourne autour de Wind Blows, c’est un titre « porte d’entrée » pour Chateau Marmont. Ensuite il y en a qui s’arrêtent à ce titre là et d’autres qui vont plus loin. C’est une carte de visite.

Pour terminer sur vos projets, 2014 est égal à quoi ?

J : On est en train de préparer un nouveau live avec Raphael où on ne sera que deux sur scène, quelque chose de plus électronique. On va sortir le premier EP du deuxième album de Chateau Marmont, et en septembre donc il y aura le deuxième album de Chateau. Et pour les sorties du label, on aura des EP du côté d’Aquaserge, de Glass Figure, de Kiddy Smile et d’un nouvel artiste qu’on vient de signer qui s’appelle Pieuvre. Et l’album d’Exotica qui sort en février.

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