Les 3 clips de la semaine

Chaque semaine je vais tenter de vous faire découvrir trois nouveaux clips. Ma prétention ne sera pas de vous engraisser avec des chanteurs commerciaux mais avec des artistes parfois inconnus en France ou avec une notoriété minime.

LET IT RAIN / Eliza Doolittle
L’orage gronde, les lumières clignotent, Eliza Doolittle apparaît entre un mur tapis de noir et un autre éclairé d’un abat-jour et un dé rouge finit l’introduction. Autant de détails sans explication si ce n’est le son du tonnerre qui annonce la pluie. Les premières notes font taire la colère du dieu Zeus et la jeune britannique commence à chanter son second single issu de son second album In Your Hands, sorti prévu le 14 octobre 2013. L’ambiance est toujours aussi pop mais moins entraînante que le précédent clip Big I Was A Little.

  • Sortie album In Your HandsEliza Doolittle, 14 octobre 2013, Parlophone Records, Warner Music Group Company

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INTERVIEW – Buster Shuffle

This is a big crush. The one you can’t forget after hearing words you wanted to. This kind of melody which comes from your soul. And from the East of London. The area in which the band grew in. It was the first time I had the opportunity to speak and interview an english band face to face, I didn’t really opened my english workbook since my last year at high school… it means two months ago. So it was like a chalenge for me to meet Jethro (piano and vocals) and James (guitar and vocals), speaking english naturally. Vainly. They were really comprehensive and we had fun speaking about the (their) Queen Elizabeth II, prince and princess… In award a lot of things about their daily life, a real conversation about who they are, what they want. But don’t be disappointed, we’ve got some gossip for you about their music. We spent few minutes together before they get the bus to the « bateau » as rightly Jethro said in french.

Ayant fait la connaissance avec la programmation du festival Au Pont du Rock très peu de temps après sa publication, je me suis décidée à écouter les groupes qui me disaient pas grand chose, car comme disait Nadine Gordimer: « l’inconnu est porteur d’angoisse ». Enfin oui car le vide, l’inconnu et tout c’est attrayant mais… jusqu’à un certain point. Alors j’ai fait le premier pas. J’ai écouté la chanson Me, Myself & I, Doesn’t Matter puis The Lake Song. Comme je vous l’ai dit en anglais au dessus, ce fut un effondrement devant mon clavier. Mon rythme cardiaque s’est accéléré, bref tous les synonymes prévenant le sentiment amoureux. La bave qui coule sur le clavier en moins.  J’ai amené ma traductrice attitrée Caroline sur les lieux du crime ou de l’interview c’est selon. Et juste avant de les rencontrer on nous a prévenu: « Vous savez qu’ils sont anglais hein ? » Encore heureux, parce qu’on leur avait préparé certaines questions… qui ont dévié vers une conversation fort sympathique assis à 4 sur un petit sofa.

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Elysium à la sauce science-fiction américaine

Elysium n’est que le 2ème long métrage du surdoué réalisateur sud-africain/canadien Neil Blomkamp, fortement attendu au tournant par tous les fans de SF, puisque le 1er film du réalisateur: District 9 (sorti en 2009) avait fait l’effet d’une bombe dans le milieu du cinéma.

Avec un budget de 35 millions de dollars, le jeune prodige sorti de nulle part, parrainé par le nouveau pape d’Hollywood Peter Jackson, nous sortait un blockbuster intelligent, véritable satire sociale de l’apartheid ayant ravagé son pays d’origine. Avec peu de moyens mais beaucoup d’intelligence et d’audace, le réalisateur avait livré un film coup de poing, sans concession aux diktats des studios hollywoodiens, osant livrer un film violent, sombre, subtil. Avec une mise en scène relevant du found footage (fausse images de reportage ou de film perdu) complètement novatrice pour un film du genre et parfaitement adapté à l’histoire, le film avait détonné et rapporté pas moins de 200 millions de dollars.

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AM, l’album de la maturité ?

Depuis 2006 (date de leur premier album) les Arctic Monkeys se sont fait un nom dans le milieu du rock et même dans le milieu de la musique de manière générale. Peu après leur deuxième Glastonbury, et cette fois en tête d’affiche, avant même les cultes Rolling Stones qui pourraient être leurs pères, les gars de Sheffield sortent leur cinquième opus simplement baptisé des initiales éponymes AM.

Qui l’aurait cru en 2005, lorsque leur premier single I Bet You Look Good On The Dancefloor sortait, que ces jeunes à peine sortis de l’adolescence allaient, quelques années plus tard, être considérés comme piliers de la musique rock contemporaine. A l’époque les Arctic Monkeys c’était un groupe qui lâchait un rock énergique, frais et rapide. Tout ça change après leur rencontre avec Josh Homme (Queens Of The Stone Age, Eagles Of Death Metal, Them Crooked Vultures..) qui produit Humbug, leur troisième album puis leur quatrième Suck It And See. Ces deux derniers sonnent plus lourds, parfois très sixties.

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On a écouté le nouvel album de Washed Out

Ça va bientôt faire un mois que Paracosm, le tout nouvel album de Washed Out vient de pointer le bout de son nez. Et comme vous vous en doutez, si la chronique d’album arrive à atterrir sous vos yeux c’est qu’il ne m’a pas laissée insensible.

Le titre de l’album fait référence au domaine du rêve, celui que les gens inventent et dans lequel ils croient vivre, faisant ainsi abstraction de la réalité qui les environne. Le paracosme, dans le domaine de la psychologie est donc une allusion à l’univers enfantin, naïf, où on laisse place à l’imaginaire et le récréatif. Et ce n’est peut être pas une coïncidence si la couverture d’album, à l’image de son contenu, montre un caractère très marqué vers la fantaisie, l’exotisme floral et l’évasion vers la nature.

Même si tout cet album est un délice à engloutir, je me dois de vous avouer que j’ai un coup de cœur, et non des moindres, pour l’avant-dernière chanson de l’album. Falling Back, une longue intro travaillée à l’aide d’une boite à musique, celle que l’on fait tourner, tourner, et encore tourner comme l’image que l’on a des vieux manèges avec les chevaux en bois. C’est l’image qui vient en tête à l’écoute de ce morceau suave, et léger agrémenté par la voix d’Ernest Greene. Une voix qui résonne dans le vide et qui rappelle la douce euphorie de l’enfance, c’est d’ailleurs ce que tend à rappeler le titre de la mélodie. 5 minutes et 46 secondes de bonheur qui se traduisent en fin de chanson par le bruit et le roucoulement des oiseaux sous un fond de piano qui s’amplifie tel des battements de cœur. Mais c’est aussi une transition à la chanson suivante All Over Now. Ce qui signifie que tout est fini, mais certainement pas l’écho qu’aura cet album, qui a pour le moment reçu de très bonnes critiques de nos amis anglophones, notamment de Pitchfork et Rolling Stone.

A quelques exceptions. Curieuse comme je suis, j’ai fouillé le net à la recherche des différentes critiques émises par les médias les plus populaires, et celle des Inrocks m’a rendue perplexe, pour ne pas en dire trop. J’ai découvert un papier très brouillon à mon goût, dont l’auteur s’est contenté d’aligner de jolis mots pour tenter d’en faire des phrases sans vraiment de sens. Bien essayé, mais ce n’était pas assez abouti comme remarque: « Washed Out proposait […] son successeur s’embourbe un peu dans une idée musicale surexploitée, une production un poil clinquante et des chansons manquant finalement de nuances, de relief, de légèreté. » Des nuances, tout au contraire, on en trouve, en passant du genre de la dreampop, au shoegaze, déroutant par la chillwave et s’imprégnant tout au moins de nuances R&B on se demande où le relief et les nuances s’arrêtent !

A travers cet album écoulé à 13 000 exemplaires lors de la première semaine de sa parution, on y retrouve une ambiance semblable à celle du premier opus Within and Without sorti en 2011, avec une musique qui monte à chaque instant en puissance, d’une rare intensité. J’y ai noté l’utilisation d’instruments qui eux sont utilisés de manière intelligente et non pas simplement là en guise de décor, plus utiles qu’à la création d’une  simple mélodie pompeuse.

Jeune & Jolie « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans »

Certains vous diront que ce long métrage, qui faisait partie des sélections au festival de Cannes, est purement malsain. D’autres affirmeront qu’ils ont senti l’émotion virevolter toute la séance. Que penser ?

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Apéro musical & pause ciné