Tous les articles par Maxime Sellin

Le Festival des Arts du Dehors par les Z’Arpètes

C’est ce samedi 27 juin que se déroulera la déjà 13ème édition du Festival des Arts du Dehors derrière lequel se trouve l’association de bénévoles des Z’Arpètes.

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Dona Confuse : Le psychédélisme hésitant

Dona Confuse : un groupe de musique électronique quelque peu expérimentale, qui saura attirer votre attention.

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Feu! Chatterton : « Notre musique est très imagée »

C’était au Festival des IndisciplinéEs, Feu! Chatterton, le groupe phare de la soirée du vendredi donnait une conférence de presse. Et bien sûr, on y était.

Feu! Chatterton
De gauche à droite: Arthur (Chant), Clément (Guitare-claviers), Raphaël (Batterie), Antoine (Basse-synthé) et Sébastien (Guitare-clavier) ont répondu à nos questions / Photo: Efflorescence Culturelle

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Fragments : « Jouer aux Trans et au Printemps de Bourges nous donne de l’espoir »

Lors du fabuleux concert de Fragments à la Chapelle Saint-Christophe pendant les IndisciplinéEs #9 à Lorient, je me suis entretenu avec Sylvain, porte parole du groupe ce soir là.

Fragments, faiseurs d’un des meilleurs shows du festival.

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F U Z E T A : « Notre projet tourne autour de l’enfance et la nostalgie qui l’accompagne »

Pendant le festival des IndisciplinéEs #9 à Lorient nous avons eu l’occasion de (re)découvrir en live F U Z E T A, un jeune groupe Vannetais qui proposait son tout premier concert. Après celui ci, ils ont répondu à nos questions inquisitrices.

Les Fuz’ se dépucellent sur la scène des Indisiciplinées

 

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IndisciplinéEs #9 – L’avis des festivaliers

   La 9ème édition des IndisciplinéEs a été marquée par des avis divergents…

5 000 festivaliers étaient attendus lors de cette 9è édition des Indisciplinées. C’est 1 000 de moins que 2013 mais cette fois, pas de Fauve.

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On y était, le Festival IndisciplinéEs #9

C’est ce soir que s’est terminée la 9ème édition du festival des IndsiciplinéEs, avec une clôture qui s’est faite sur le concert de Cascadeur et Girls In Hawaii. Bien évidemment on y était, et l’ensemble est plutôt mitigé.

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ØLIVER – « Have you met Øliver ? »

ØLIVER, c’est le nom de la bande de Clément, Christophe, Flo et Paul, qui se sont mis à la musique en 2011 et plus particulièrement il y a un an, en publiant deux titres fort intéressants : Pom Pom et What Sound for That Song, démos fraîches bien reçues des oreilles critiques.

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Superets : « On a un peu ce fantasme du road trip ! »

Je vous avais déjà parlé des Superets il y a peu dans une chronique de leur deuxième EP 160 Caractères pour te dire Adieu, et depuis quelques temps se déroule une sorte d’interview par correspondance, où Léo, Hugo et Romain ont accepté de répondre à mes questions. En voici le fin mot.

Crédit photo : Elliot Broué

Efflorescence Culturelle : Ça fait longtemps que vous faites de la musique ensemble ? Vous vous connaissiez tous avant la création du groupe ?

Superets : Dans le groupe ça fait environ 5 ans que tout le monde se connait, après chacun avait des connexions avant, on a tous partagé des trucs les uns avec les autres avant de se réunir autour de Superets. On a tenté pendant longtemps de monter un truc, mais on avait ni le niveau ni les idées en place. On a trouvé notre équilibre et notre formule il y a deux ans, c’est à ce moment là qu’on a commencé à jouer. C’est le grand mythe autour d’un groupe, tout le monde est persuadé qu’avec une poignée de chansons faites en un mois on peut conquérir le monde, mais la vérité c’est que ça prend du temps.

Il y a une signification particulière dans « Superets » ? Ou c’est juste une sorte de « délire » entre vous ?

Ça n’est même pas un délire, ça fait écho aux Supérettes c’est une évidence… Mais ça sonne ni anglais ni français, ça pose pas de barrières, c’est un nom qui nous laisse libre. En plus c’est un peu féminin, ça rappelle ces groupes un peu sixties. Pour nous c’est clairement un prénom, y’a pas de raison, encore moins de signification. Les sonorités nous plaisent, ça nous ressemble, alors va pour Superets.

Vous dites avoir trouvé votre formule il y a deux ans, le « yéyétronique » est alors venu spontanément ou c’est un aspect sur lequel vous avez vraiment travaillé ?

Le nom est un peu venu de lui même, on a trouvé ça pour éviter d’être étiqueté n’importe comment par les gens ou même des journalistes un peu flemmards. Aujourd’hui, dès qu’un nouveau groupe sort, on le met tout de suite dans une case, et on lui tape dessus dès qu’il essaye d’en sortir. Là, on est tranquilles, on a mis notre propre étiquette, on peut faire ce qu’on veut ! Cela dit, même si c’est un espèce de néologisme qu’on a créé, on y retrouve certaines de nos influences principales, le yéyé et la musique électronique, sans que cela soit réducteur. Donc au final, ce n’est pas spécialement travaillé, c’est plus une assurance pour pouvoir faire de la musique comme on veut.

Vous avez des groupes qui vous inspirent hors années 60-80 ?

Pour être honnête, on écoute un peu de tout ce qui a pu se faire depuis les années 50, jusqu’à aujourd’hui. Pêle-mêle, on pourrait citer Pierre Henry, un pape de la musique expérimentale électronique, le Brian Jonestown Massacre bien sûr, Tame Impala ou Jagwar Ma aujourd’hui… On mange un peu à tous les râteliers, et parfois on peut trouver dans notre musique une percu’ ou un arrangement rappelant quelque chose qui n’a pas forcément à voir avec les années 60 ou 80. Sans parler d’inspiration, il y a de la place pour tout dans notre musique, on est aussi rétros que peuvent l’être Tame Impala ou Django Django. On ne se voit pas comme un groupe de revival, on mélange toutes nos influences pour faire une musique de 2014 !

Parlons de vos textes. C’est du vécu ou ça relève entièrement de la critique ?

Les deux à vrai dire. Dans le cas de 160 Caractères pour te dire Adieu c’est quelque chose qui est arrivé à un proche du groupe (il a même été second guitariste à nos débuts), sa copine a vraiment rompu par SMS. En revanche on ne critique pas directement une personne, mais tout le monde, y compris nous. C’est pour ça qu’on utilise majoritairement la première personne dans ce genre de textes. Parce qu’on critique pas foncièrement la personne, ses choix, son caractères mais on critique plutôt l’air du temps, l’ambiance générale, pourquoi devient-on comme ça…

160 Caractères pour te dire Adieu, c’est un texte qui est la résultante la plus concrète de notre fascination pour le parolier Jacques Lanzmann : Dans « Et moi et moi et moi » Dutronc chante « je », pas « tu ». Il ne s’agit pas de donner des leçons, mais de faire un constat, un constat qui s’applique à tous.

Vous disiez que vous aviez pas mal de boulot en ce moment et le groupe commence à prendre de l’ampleur, vous envisagez comment la suite ? Appréhension ou confiance ?

Beaucoup d’appréhension je pense. On a confiance en nos chansons, elles sont le fruit de notre travail, de notre imagination. Mais c’est évoluer dans ce milieu qui génère l’appréhension : On est dans une période où on doit quasiment être tous à plein temps pour écrire, arranger nos chansons, gérer la mécanique de groupe… Mais pendant ce temps nos factures se payent pas toutes seules. On espère faire la bonne route au bon moment, qu’on met pas toute cette énergie et toute cette passion pour être forcés d’arrêter un jour. Mais c’est ça aussi qui fait moteur : Aujourd’hui pour faire de la musique à plein temps il faut avoir la gagne, l’envie d’aller au bout.

Vous avez fait quelques concerts dernièrement ; ce serait quoi votre destination favorite pour un live ?

Oui, on a notamment fait un concert homérique aux Transmusicales en Décembre, un rêve depuis pas mal d’années ! On n’a pas spécialement de destination privilégiée, on espère surtout écumer les routes de France, et pourquoi pas d’Europe, dans les prochains mois. On aimerait bien notamment jouer en Belgique, tout le monde nous dit que c’est vraiment l’éclate. Sinon, on caresse tous le rêve mythique de la tournée aux Etats-Unis, même si c’est compliqué à mettre en œuvre pour l’instant. On a un peu ce fantasme du road trip, tous entassés dans une voiture brinquebalante avec nos instruments, tendus vers le prochain concert !

Même si votre deuxième EP vient tout juste de sortir, vous avez déjà quelques futurs projets ?

Une tournée qui devrait nous porter aux six coins de l’hexagone, voire au milieu, est en train de se monter. Présentement on se concentre sur la promo de l’EP et du clip qui vient de sortir. On va d’ailleurs bientôt tourner une seconde vidéo.

On attend tout ça avec impatience ! Un message à faire passer à ceux qui ne vous connaissent pas ?

Superets, se consomme on the rocks pour chauffer à blanc en évitant l’incendie !

Mes remerciements aux membres des Superets pour leurs réponses ; toutes les informations complémentaires sont disponibles dans la chronique qui leur est consacrée.

Fauve : Vieux Frères – Partie 1| Le tunnel

Fauve ≠ . Vous savez ? Ce phénomène qui a pris une ampleur démentielle en si peu de temps, ce collectif à la musique unique qui enfonce peu à peu ses petites mains dans le ciment frais du Hollywood Boulevard de la chanson française ; impossible d’être passé à côté en 2013. Comme pour tout groupe qui se distingue les avis sont nombreux, et le ressenti après l’écoute de leurs chansons varie entre dégoût ou indifférence pour certains et appréciation ou réel fanatisme pour d’autres – qui font parfois de leurs textes de véritables doctrines de vie. Aucun doute sur le fait que ces musiciens ont quelque chose de particulier à donner, et que vous n’avez pas fini d’en entendre parler.

La pochette du nouvel album de Fauve

L’aventure a tout d’abord commencé en 2010 dans leur coin, puis vraiment sur Internet en 2011, pour terminer sur YouTube, où leur premières créations font leur petit bonhomme de chemin dans les esprits français. Ils débutent alors avec Kané et Sainte Anne, deux premier titres qui, comme dans beaucoup de ceux qui viendront plus tard, ne revendiquent que les complications relationnelles humaines, l’amour mutilé ou le train de vie acharné et les idées noires dont le jeune écrivain arrive difficilement à se tirer. Ces éléments témoignant alors d’une lassitude d’une vie et de cœur blessé, forment un tout qu’ils nomment « blizzard » ; le vent glacé qui apporte la désolation au sein des esprits devient alors en mai 2013 le titre de leur premier EP. Placé sous le signe du « spoken word », une sorte de slam doux mais puissant, cet EP récitait les pages d’un journal intime remplit de désespoir comme d’envie de rémission hargneuse ou désespérée à travers six titres, sur des instrumentales aux influences cock rock par-ci avec Nuits Fauves, fight music par-là avec Blizzard, le titre éponyme. « Fauve ≠ c’est qui veut. Et si ça se trouve demain on sera nombreux », et ils ne pensaient pas si bien dire car après l’engouement impressionnant d’un public grandissant encore après Blizzard, les voilà qui sortent Vieux Frères – Partie 1, leur premier LP.

Cet album placé dans la continuité de leur EP est scindé en différentes parties, où les transitions entre celles-ci montrent un avancement dans un tunnel métaphorique où l’on peut voir Blizzard comme son entrée. L’album commence donc avec des cris de colère qui rejettent les regrets d’un passé sombre et demandent la rédemption dans Voyou ici en featuring avec Georgio, rappeur français de chez 75ème Session qui donne de la nervosité au texte. Viennent ensuite les trois autres titres qui nous replacent dans le « blizzard » ; Requin-Tigre nous rappelle la frénésie de Sainte-Anne de la même manière en une sorte de séance de psychothérapie, tandis que Jeunesse Talking Blues et RAG #3 sont à l’énumération des problèmes quotidiens, avec en revanche dans ces deux-ci, de signes de rémission et d’espoir renaissant « ça m’a fait du bien parce que c’était vrai parce que c’était sincère ».

La lumière apparaît alors au bout du tunnel, et l’on transite ainsi vers la suite avec deux chansons d’amour : Infirmière, où il est question d’une rencontre donnant suite à un amour passionné, et Lettre à Zoé, chanson épistolaire se plaçant entre deux enfants où se confondent amitié et amour. Le slam habituel laisse alors place à un doux chant dans les refrains, transportant et apaisant comme le titre RAG #4, où les souvenirs d’instants chers et précieux car magnifiques sont évoqués « vous vous êtes parés d’un halo bleu doré, j’ai cru voir un tableau, le temps s’est arrêté », le titre amorce et se prolonge avec Vieux Frères, coupés par Tunnel, qui résument la période de « blizzard » et la manière dont ils s’en sont sortis, devenant alors les titres clés du disque. Précédemment sur l’album, De Ceux exposait déjà la revendication de soi même et les envies de rébellion contre le « blizzard », et cette fureur de sortir du tunnel nous revient en pleine face avec Loterie, où Fauve ≠ défie le destin en cassant totalement le rythme de l’album, nous replongeant dans le tunnel que l’on pensait avoir franchit après Vieux Frères, mais ce qui paraît être une grosse erreur n’est peut être qu’une nouvelle transition vers Vieux Frères – Partie 2, déjà annoncé par le groupe.

Vieux Frères – Partie 1, c’est un album à prendre avec du recul, à écouter comme un ami qui vous lit son journal intime, et malgré la déception du dernier titre, celui-ci laisse quand même derrière lui une certaine hâte en ce qui concerne la suite de l’histoire. C’est un album réussi, mais pas à mettre dans toutes les oreilles.

Vieux Frères – Partie 1 est disponible chez tous les professeurs de français dès le 3 Février, en attendant vous pouvez le pré-commander ici, écouter Blizzard leur premier EP ici (Spotify), ou vous régaler avec ce qu’ils appellent « pâtisserie », parce que c’est bon, mais il n’y en a jamais assez !

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Et bientôt en concert :

03/02 – Bataclan – Paris (75)

04/02 – Bataclan – Paris (75)

05/02 – Bataclan – Paris (75)

06/02 – Bataclan – Paris (75)

07/02 – Bataclan – Paris (75)

12/02 – Le Bikini – Ramonville (31)

13/02 – L’usine D’istres – Istres (13)

18/02 – L’Etage – Rennes (35)