les membre du groupe ATOEM en live des Trans'

[VIDEO] Vieilles Charrues : Rencontre avec… ATOEM, l’irrésistible ascension  

Depuis quelques années désormais, le label Charrues a pris pour habitude d’accompagner et de révéler au grand public des artistes de la scène bretonne. Depuis leur passage aux Transmusicales l’an dernier, le duo rennais ATOEM s’est bâti une réputation dans le monde de l’électro. Rencontre avec Antoine et Gabriel, les deux compères indivisibles.

Retrouvez l’interview complètement décalée d’ATOEM, spéciale Bretagne :

Détendus et rigolards, ils ont accepté de nous retrouver sur la petite terrasse de l’espace presse du festival. Il faut dire que les deux amis avaient de quoi avoir la banane. En l’espace d’un an, ils se sont retrouvés propulsés de la petite scène underground rennaise au plus grand festival français… « On jouait beaucoup dans des squats, dans des bars. Il n’y avait rien de fou. Attention, on aime beaucoup aussi ! Mais ça s’est accéléré après notre passage aux Transmusicales, on a rencontré notre producteur qui a vraiment accroché en live, et on a reçu beaucoup de propositions de concerts. Puis il y a eu les Printemps de Bourges, et le Label Charrues » expliquait Antoine. Depuis six ans, l’association des Vieilles Charrues choisit de soutenir et d’accompagner des artistes bretons. ATOEM, plus qu’un choix, fut « un coup de coeur » pour Jean-Jacques Toux, programmateur du Festival.

Il y a en effet de quoi être séduit par l’univers du duo. Il y a une dizaine d’années, à la recherche d’un batteur pour son groupe de rock, Antoine fait la rencontre de Gabriel au sein de La Source (une école de musique rennaise). Alors adolescents, ils forment un groupe de rock composé de cinq musiciens. Mais peu à peu, les choses évoluent … « On s’est retrouvé petit à petit à passer de reprises de rock à un style électronique avec des synthétiseurs. Finalement, on n’a fini par travailler plus que tous les deux ».

De leur union est venue leur force. Et leur nom : ATOEM, derrière lequel se cache une multitude de symboliques. « Atoem est la divinité grecque créatrice de matière, à l’origine du monde. A notre manière, on produit aussi de la matière en musique. L’atome est aussi le seul élément indivisible en science. Enfin c’est aussi un clin d’oeil aux Pink Floyd et leur album Atom Heart Mother… » expliquait pour sa part Gabriel.

20 heures de musique par jour 

Dans leur univers de création, les deux amis laissent également une grande place à « l’aléatoire ». « On envoie des séquences dans les machines, puis on les module à l’infini. On adore le défaut, le hasard, avec des bruits électroniques aléatoires. On change les paramètres de nos machines et la modulation devient aléatoire. On aime bien cette expérimentation, même en live ! » confiait Antoine. Si bien qu’aujourd’hui, le groupe travaille ses transitions depuis le live : « On se rend compte que l’on crée beaucoup des séquences de transition pour le studio comme çela » abondent-ils. Antoine fait à peu près « 20h de musique par jour ». « Il peut passer cinq heures sur un son, il le module à la perfection. Moi j’ai fait du solfège, donc je m’occupe des arrangements, des mélodies. On se complète mais on compose tous les deux » analyse Gabriel

Les deux copains ont cependant du mal à mettre clairement des mots sur leur style musical. Leur univers et leurs inspirations sont larges. Cela va des seventies, des Pink Floyed, du rock psychédlique, à la New Wave et Moroder, Kraftwerk. Mais aussi le début des 90’s et la scène de Détoit avec Jeff Mills. Plus récemment, les deux Rennais se disent « évidemment fans des Daft Punk. Mais on aime aussi beaucoup un duo français : Egyptology ».

Côté projets, les deux compères n’en manquent pas. En septembre, ATOEM doit sortir un EP. Le groupe travaille déjà pour l’album. Des clips sont en cours de création. Antoine, ingénieur en électronique, a monté son modulaire de toute pièce. D’ici deux ans, il espère commercialiser une gamme. Mais le rêve du duo est de produire une BO pour un film de science fiction. En attendant, ils vivent un rêve éveillé.

LORIS BAVARO

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