Voyage musical à Belle Ile On Air

Envouté l’année passée par le festival de Belle Ile On Air, on est retourné. Pour la douzième édition, du 9 au 10 août 2019, Folamour, Jungle by Night, KoKoKo! ou encore La Fine Équipe ont allumé les phares du Palais. La beauté de l’île, le cadre soigné, les actions écoresponsables du festival et sa programmation éclectique entrainent à la déconnexion totale. On se sent là-bas hors du temps. Retour en images.

La traversée

Depuis sa création, le festival a lieu à Belle-Ile-en-Mer, la plus grande des îles du golfe du Morbihan. Son climat doux et ensoleillé, la variété de ses paysages en fait une destination prisée des amateurs de sites naturels, randonnée pédestre, cyclisme, plongée et pour les festivaliers. Pour s’y rendre, il faut prendre la mer, à minima de 45 min par Quiberon.

Départ matinal au soleil léger pour Belle-Île-en-Mer.
Quelques consignes de sécurité avant de se faire valser. La traversée s’annonce sportive.
Une mer houleuse et deux heures de traversée plus tard, on a perdu les passagers.
Sous le soleil, on approche des côtes de Belle-Île.

Le Palais

On débarque au Palais, petit port de pêche et de plaisance plein de charme. Son port, surplombé de l’imposante Citadelle Vauban constitue la porte d’entrée principale pour les liaisons avec le continent, qu’il s’agisse de transport de marchandises ou de passagers.  Chef lieu de l’île, c’est ici que festival se déroule.

Première entrevue d’île avec sa citadelle en arrière plan.
Le quai Jacques-le-Blanc vu du chemin de halage.
Repas sous tension. Un avis de recherche pour un sandwich est toujours en cours.

Le village TommEo

On part à la découverte du village du Bois du Génie : village associatif prenant forme l’après-midi. L’espace naturel se trouve dans les vestiges de la Citadelle du Vauban et ses remparts du 18ème siècle. L’ambiance est chaleureuse, toutes les générations se côtoient. Le festival BIOA est jeune mais il a déjà tout pigé  en mettant en avant des initiatives écoresponsables originales et une décoration faite de bric et de broc.

Accueil par le Kraken de BIOA, fait entièrement par des objets et matériaux récupérés.
Dans ce festival, pas de cashless ni de moneiz. Une monnaie locale a été mise en place, la tune. On vient échanger nos euros contre des tunes à la bank. C’est plutôt simple : 1 euro = 1 tune.
La bank soigne sa décoration et elle est accessible en tune. Un tableau comme souvenir ?
Le camion de la boulangère comme une madelaine de Proust qui passait chez vos grand-parents s’est installé à Belle-Ile. Et en guise de madelaine vous pouvez trouver des cookies, cakes et tartes sucrées faites maison.
Retrouvailles autour d’un verre.
En mode cheap, le bonnet du commandant Cousteau et les casquettes du capitaine Haddock et Gavroche vous acceuillent avec élégence dans leur bar.
L’équipe des bénévoles s’affairent à préserver le site naturel du bois du Génie par la mise en place des déchets sélectifs et motive les festivaliers par un jeu de collecte : 25 cl de mégots récoltés = 25 cl de bière échangés.

 

Pointe des Poulains

Cap à l’Ouest. En breton « Beg-er-Bolenn » , la pointe des roches isolées est le recueil de la propriété de la grande tragédienne Sarah Bernhardt. Le paysage laisse place à la magie de l’océan : le croisement des coureux de Belle Île et de la rade mouvetée du Palais, avec l’agitation permanente de l’océan, donne à cet endroit des courants violents qui fascinent et effraient lors les tempêtes. Allons-y !

C’est par ici.
On marche quelques minutes pour atteindre le phare. Le temps est clair, la vue s’étend jusqu’à l’île de Groix, Lorient et embrasse toute la baie de Quiberon.
Zoom sur les clapots de mer.
L’écume s’envole pour une escapade insulaire.
Situé à l’extrémité ouest de l’île, le phare des Poulains est partiellement visitable. Le bâtiment mesure 18 mètres de haut et est couvert de 32m2 de panneaux solaires alimentant la lampe à halogénure.
On distingue quelques aventuriers en recherche d’un bol d’air.
Gros plan sur l’écume, monochrome naturel.
Qui a laissé son bain moussant ?
La mer est déchainée comme les festivaliers.

Belle Ile On Air et ses festivaliers

Après cette balade, il est presque 18h, les portes du festival vont bientôt ouvrir. On met les voiles vers Le Palais. Le public, toujours aussi nombreux, a répondu présent. Les deux soirées ont réuni 9 000 personnes sur le site.

Venez vous amarrez à la bouée du corps mort de Belle Ile On Air.
La plus jeune et première des festivalières est arrivée.
On a retrouvé la propriétaire du bain moussant.
Quand on te dit : pas de photo stp !
Accordées et du même bord.
Ce genre de moment où les festivaliers improvisent un concours de limbo à base de béquilles devant la scène.
Et lorsqu’ils enchaînent sur une battle de danse. Ce genre d’ambiance qu’on adore.
Retrouvailles lumineuses.
Démasqué !
La nuit tombe. Les lanternes médusées s’allument…
…et les poissons des abysses surgissent.

El Búho, K.O.G & KoKoKo!

Le festival insulaire B.I.O.A. assure une programmation aussi éclectique que raffinée aux influences hip-hop, world music et électro-techno. Au rendez-vous samedi : Dope Saint Jude, El Búho, Folamour, K.O.G & The Zongo Brigade, KoKoKo !, Papatef, Supachill et You Man B2B Kimshies.

On commence avec le masque du hibou, El Búho en espganol.
Jeux de lumière avec les bulles de l’écume.
Un savant mélange des genres où s’entrechoquent des sons tropicaux et électro moderne. On passe un moment super chouette!
On enchaîne avec K.O.G & The Zongo Brigade, présenté comme la relève de l’afrobeat. Le collectif a déjà conquit le Royaume-Uni et s’est déjà produit sur quelques festivals des plus prestigieux : Glastonburry, Readings ou encore Leeds.
Le groupe partage sur scène vibrations « West Africain » et groove contagieux.
Un cocktail explosif de soul, funk, rock, hip-hop et reggae qui sait faire vibrer Belle Ile On Air.
Ce show aura marqué l’édition 2019. C’est LA découverte du festival.
On enchaîne avec KoKoKo !
Additionnez Débruit, producteur français fan de musique africaine, et un collectif d’artistes et musiciens formé à Ngwaka (République Démocratique du Congo), pour obtenir ce mélange explosif !
Le groupe crée ses instruments à partir d’objets trouvés (une guitare à une corde, une machine à écrire transformée en batterie, des bouteilles d’eau pour jouer les mélodies, etc)
Le groupe fait résonner les sons du guetto, ceux d’une modernité brute et libre.
Conclusion du concert en battle face to face.
On change de scène en faisant une escale avec You Man et Kimshies, des petites pépites de l’electro qui illuminent le dancefloor.
On finit avec Folamour, une déferlante de bien-être et de bonnes vibes à écouter sans limite !
Avant de rentrer, on passe retourner nos écocups où est inscrit sur celles-ci : Je suis moche, je coûte cher, je pollue : récupère la consigne.

Sauzon

Le lendemain, on passe à Sauzon. Cette anse aménagée en petit port de pêche et de plaisance, fait partie des plus beaux villages de France. Des chalands et plaisanciers déambulent sur les quais bordés de restaurants, crêperies et boutiques. On vit ici aux rythmes des marées…

Les annexes se sont faites belles pour le festival.
Etalage de la pêche du jour. Les poissons sont frais, pas comme nous !
Le lieu de la pause gourmande. On se réchauffe au soleil.
Au revoir Belle-Île et à l’année prochaine.

Reportage photo réalisé par : Claire Hemery et Jeanne Le Goff.

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