Thylacine et son épopée argentine

Si vous en quête d’un album pour voyager, ne cherchez plus. ROADS – Vol.1 est la définition même du voyage.

Le Thylacine est un petit animal vivant en Australie. Mais le Thylacine est aussi un musicien nommé William Rezé, qui officie sous ce pseudo depuis bientôt 10 ans. Après avoir exploré la Sibérie à bord de son Transsiberian (voir notre chronique), Thylacine est parti sur les routes d’Argentine à bord de sa caravane homemade. Mise sur pieds spécialement pour l’occasion, la caravane est équipée de panneaux solaires et fût le compagnon de voyage de William durant ses 3 mois d’exode. De ce voyage est né le 18/01/2019 l’album ROADS – Vol.1, 10 titres parfaits pour un voyage en solitaire.

L’album s’ouvre sur le doux Murga, à la fois calme et entraînant, retranscrivant l’ambiance dans laquelle Thylacine a baigné. Le sublime et second titre Purmamarca, du nom d’un village argentin paraît d’avantage influencé par les ambiances sud-américaines, la guitare en particulier.

El Alba, en collaboration avec la chanteuse Weste (folk expérimentale venue de Buenos-Aires) s’écarte des classiques électro occidentaux pour se tourner vers des airs plus latins. 
Pour les 3 prochains titres, on s’attaque aux poids lourds de l’album, ceux qui feront vibrer le public de La Cigale parisienne, du Stéréolux nantais ou de la Belle Électrique grenobloise.

En premier, The Road, véritable transe électro calibrée pour le dancefloor est le premier single de l’album et pas des moindres. Vient ensuite Volver, son clip mono-chromique et son solo de saxophone, instrument fétiche de Thylacine.

Enfin, seul titre accompagné de rap et véritable coup de cœur de l’album, 4500 m est une collaboration avec Mr. J. Medeiros, rappeur opérant au sein d’Alltta notamment. Le titre est le fruit d’une panne en plein brouillard. Sa caravane ne voulant plus avancer, Thylacine n’eût d’autre choix que de composer ce frissonnant morceau, pas de bol.

Parti exploré l’immense massif des Andes, Thylacine fût confronté à la faune et à la flore endémiques de cette région. Planant et majestueux, le Condor inspira par exemple le morceau éponyme. Côté vie locale, le morceau Sal y Tierra, est un assemblage de chants traditionnels argentins mêlé à une électro éthérée ressemblant à s’y méprendre à une incantation chamanique.

Avant de conclure l’album, le titre et clip Santa Barbara, accompagné de la douce voix de Julia Minkin est semblable à une plongée dans la vie d’un musicien parti chercher l’inspiration.

Le dernier morceau, intitulé 30 (Outro) est le fruit d’une plaisanterie de langage, note légère pour clore l’album.

Ce qui rend l’album de Thylacine si unique est que chaque titre porte une histoire, une anecdote de voyage. S’il vous fallait encore un argument pour confirmer que Thylacine et voyage sont synonymes, le voici : la SNCF a demandé au musicien de composer une playlist pour le voyage et le bougre a rempli la mission haut la main. À découvrir sur Deezer, Spotify ou Youtube, de-même que ROADS – Vol.1.

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