Parcels Kriss Munsya Brothersport

Parcels a fait groover Le Botanique

Plus besoin de les présenter : le groupe australien Parcels a posé bagages mercredi au Botanique pour un concert groovy comme il sait habituellement les donner. Le show affichait complet. Retour sur la soirée.

Parcels Kriss Munsya Brothersport photo
Stupeur, on découvre que les musiciens de Parcels se sont coupés les cheveux. God ! Non. Crédit photo : Kriss Munsya Brothersport.

Souvenir, souvenir… Et dire qu’on a découvert Parcels il y a deux ans déjà, pour leur premier concert en Bretagne, à Lorient, à l’occasion du festival d’automne Les Indisciplinées. Le programmateur, Thierry Houal, avait alors misé gros sur ce groupe atypique de disco-pop-funk-groove (le tout en même temps) qui s’essayait à conquérir la France. Le groupe fétichiste des cheveux avait été programmé en dernière partie de soirée, vers 1h du matin, après la tête d’affiche Hyphen Hyphen. La moitié du public, pensant avoir assisté au concert le plus important de la soirée, s’est éclipsé pour terminer la soirée plus tôt. Grosse erreur ! Leur groove a happé le public et la transe s’est emparée des plus vaillants restés jusqu’à la fin.

Et c’était rebelote le printemps suivant au festival We Love Green à Paris. Interviewé par Efflorescence Culturelle, le groupe (qui s’est coupé les cheveux depuis, dommage) ratifiait que le groove était pour eux « un état confortable de la musique où tous les instruments collaborent ensemble de manière harmonieuse ».

Et nous voilà à nouveau devant eux, le 21 novembre 2018, à 21h, à leur concert au Botanique, salle mythique bruxelloise qui a vu passer Oasis, Jeff Buckley, Prince, The Libertines, The Nationals, Nick Cave, Alain Bashung… Le deuxième concert du groupe en Belgique depuis le Dour festival, en juillet dernier (regardez ci-dessus la superbe captation réalisée par Sourdoreille). Une performance dingue. Pas étonnant donc que ce soir là, au Botanique, Parcels joue à guichets fermés. On joue des coudes pour se trouver une place de choix devant la scène, si possible.

Parcels Botanique
Jules Crommelin, chanteur principal de Parcels plonge le Botanique dans une douce ambiance disco funk, se laissant complètement envahir par le groove. Crédit photo : Kriss Munsya Brothersport.

Comedown, Overnight (ft. Daft Punk), Gamesofluck, Hideout… Leurs morceaux les plus connus ne sont pas passés à la trappe et ont été pour le live allongés par des solos d’instruments ou de nouveaux arrangements qui ont excité le public. Les Australiens ont d’ailleurs mêlé le vieux au récent en interprétant presque la totalité de leur premier album (éponyme) sorti récemment en octobre. Gros coup de cœur live pour Withorwithout. Certains disent que Parcels est mieux en live qu’en studio. Disons simplement que sur scène, les émotions sont décuplées. Tant pour les artistes que pour le public. Ce soir là, Parcels a tout donné, comme à son habitude, en donnant généreusement de leur énergie. A la fin, on était tous remplis d’amour et Morphée, qui nous attendait quelques heures plus tard, nous a pris sans résistance. Commandez-les vite : Parcels, votre nouveau paracétamol disponible chez tous les (bons) pharmaciens.

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Anatole Serret, à la batterie, prolonge l’état de grâce jusqu’à la fin. Crédit photo : Kriss Munsya Brothersport.

Le groupe continue sa tournée en décembre sur les routes d’Europe : Suisse, Italie, Allemagne, République Tchèque… Avant de décoller pour l’Australie et les Amériques.

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