Jasmïn

Jasmïn, élégance pop rnb

Dans un premier EP Dive maîtrisé du début à la fin, Jasmïn en fait voir de toutes les couleurs.

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Jasmïn a éclos. Crédit photo : Roch Armando.

Elle est la nouvelle sensation française qui fait du rnb et de la pop son identité musicale. Sur une bande son agrémentée de touches électroniques, elle délivre un univers éthéré marqué par une voix sensuelle. L’auteur-compositeur-interprète, productrice et aussi styliste est, cela va sans dire, multi-casquettes.

De 50 Cent à The Kooks

Ces capacités, elle le doit à ses expériences passées : des cours de piano et de solfège pendant sa tendre enfance, à ses influences rap et rnb dans les années 1990. Son premier achat d’album, c’est Eminem. Mais elle affectionnait aussi les Destiny’s Child ou encore 50 Cent. Au collège, elle fait ses premières découvertes pop : The Kooks et les Arctic Monkeys en tête de proue. Et c’est à 17 ans que Jasmïn, fleur qui tire son origine étymologique du Persan, éclot enfin. À 17 ans, elle est contactée par le label Warner (Oxmo Puccino, Macklemore et Ed Sheeran, entre autres). Jasmïn, aujourd’hui âgée de 22 ans, revient d’une tournée de trois mois avec Jabberwocky qu’elle a accompagné sur scène au micro.

Éclosion

Dive est le nom de son premier EP sorti fin octobre. Dive signifie plongée : plongée dans son univers pour le public, et pour Jasmïn,  plongée intime. Un premier disque introspectif, d’appropriation d’un univers, de conquête personnelle, enfin, d’accomplissement professionnel. Il a été écrit uniquement dans la langue de Shakespeare. Pas de heurt cependant, car Jasmïn considère que le Français est la plus belle langue du monde : « Les gens qui arrivent à écrire en français sont incroyables. Surtout dans le rap, où les mots un poids particulier. C’est de la poésie pour moi », explique-t-elle dans une interview donnée au webzine Twenty.

Beaucoup de fois le thème de la femme est évoqué dans ses chansons et dans les clips, notamment dans Dive avec un casting 100% féminin, financé par les dons des internautes. Beaucoup de femmes l’ont d’ailleurs inspirée pour cet opus. Presque entièrement ses proches amies, ainsi que sa mère, forte et « presque trop protectrice », dit-elle, d’origine algérienne, mais aussi son père avec qui sa maman s’est convertie au bouddhisme. Globe trotteuse à son plus jeune âge, elle rencontre à Los Angeles Dave Pensado, l’un des nombreux ingénieurs son de Beyoncé, qui mixe par ailleurs entre 200 et 250 titres par an. Il lui a proposé de travailler ensemble. C’est à peu près le moment où la niaque de réussir s’est emparée d’elle. Fan de collaborations musicales (elle a invité Holy Beats sur son EP), elle s’étonne que chez les artistes français, le concept soit peu répandu comparément à la tendance mondiale : « Récemment, Elton John a collaboré avec Young Thug. Des rappeurs américains comme Français, il y en a beaucoup avec qui j’aimerais bosser. »

Hyper à l’aise sur scène, elle a fêté avec ses amis la sortie de son premier EP le 25 octobre au Badaboum, à Paris. Et elle continuera, on vous l’assure, à en mettre plein la vue à ses prochains concerts.

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