Kazy Lambist

Kazy Lambist envoûte avec son dernier album

Kazy Lambist prend son envol avec son premier album, 33 000 FT sorti le 8 juin. Enchanteresse et malicieuse sont les maîtres mots de sa nouvelle réalisation.

Comme un air de Vincent Lacoste…

« Pop érotique » ou « électro déglinguée » : les blogueurs de tout bord essayent de mettre des mots sur ce premier opus déjà digne des plus grands de la chill wave française.

C’est que 33 000 FT porte bien son nom : c’est un disque aérien, vaporeux… Qui invite à la danse, langoureuse, lente, imprécise (qu’importe). Il nous mène (parfois) vers de drôles de rêveries urbaines, mélancoliques et sensuelles.

Playlist posée

Avec une adresse exceptionnelle, Kazy Lambist parvient à dresser des ponts entre la pop, la musique électronique et le jazz. Il envoute. En 15 titres, de « Do You » à « The City is Beautiful » en passant par « Once in A Lifetime », Kazy Lambist sait tirer toute la lumière du soleil californien pour le diffuser à qui le veut. Mention faite pour le titre « The Essential » : des rythmes deep qui tournent en boucle, une folle danse contre-la-montre jusqu’à la fin du morceau. La playlist parfaite pour une soirée posée.

Côté paroles, on ne retrouve pas toujours du sens, des fois de l’incohérence. Le musicien affirmait dans une interview donnée à Hot Mix Radio que ses titres « se basent rarement sur les paroles, elles ne sont là que pour accompagner, c’est vraiment une ambiance, des sensations ». Il lui aura fallu deux ans pour composer dans sa chambre ce premier album.

De Vancouver à Montpellier

Arthur Dubreucq, de sa vraie identité, est originaire de Montpellier. On l’avait déjà repéré en 2016 avec son single « On You » (on se rappellera toujours de la pochette du disque avec son coquillage géant). Dès lors très musclés en termes d’influences : on pourrait citer Yuksek concernant l’écriture de la mélodie, ainsi que Isaac Delusion (mais oui !) pour la voix, par exemple, la ressemblance est troublante avec le leader du groupe, Loïc Fleury. Côté technique, on pensera à Clément Bazin, Fakear

Durant sa vie bien remplie de musicien et de compositeur (le Montpelliérain a appris jeune le piano classique), le vingtenaire n’a eu de cesse de voyager entre le Canada, pour revenir à Montpellier, puis s’installer à Paris. C’est dans ses voyages qu’il approfondit ses connaissances du hip-hop, du jazz américain et du rock sous bien des formes qui lui ont valu une collaboration avec Glasses (moitié de Saje) sur « Love Song » publié dans l’EP The Coast, puis dans l’album 33 000 FT (presque 1 million d’écoutes sur Spotify). Ses tout premiers et vieux remixes de Notorious Big, Sarah Blasko ou encore Kohann réalisés chez lui au début des années 2010 auront finalement porté ses fruits. Cool.

En tournée le 12 octobre au Rio Grande à Montauban, le 13 octobre au Rockstore à Montpellier, le 28 novembre au Trianon à Paris, et le 29 novembre à la Laiterie à Strasbourg.

 

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