Des Roses Carla Rondeau

Des Roses, le calme des grandeurs

« St Vincent­ », le troisième EP du groupe Des Roses vient de sortir. Et c’est toujours aussi excellent.

Il y a presque trois ans, en novembre 2014, nous faisions la découverte du groupe Nantais Des Roses. Qui est passé, en ce laps de temps, de 540 à 1775 « j’aime » sur sa page Facebook. Ce qui avait motivé l’écriture – nocturne – d’un  petit article sur leur premier EP éponyme. Vous pouvez le lire en cliquant sur ce lien.

Du trio au duo

Le groupe, à l’origine composé de Louis, Suzanne Lemoine-Soubeyrat (frère et sœur) et Ana Benabs (la copine de Louis) a changé de formule et Des Roses est devenu un duo entre la réalisation du deuxième EP (« Sideways, Strange Ways », 2016) et du troisième (« St Vincent », octobre 2017).

C’est donc à nouveau à Louis et à Suzanne Lemoine que nous confions nos oreilles : non sans curiosité et appréhension. Pourtant, cette attente a été nécessaire pour apprécier le nouveau disque de quatre titres des musiciens. On assiste là à l’accomplissement d’un groupe, qui a trouvé, par le biais du synthétiseur et un duo de voix féminine et masculine, sa signature.

Plus le temps passe, Des Roses devient envoûtant. Onirique. « St Vincent » fait indéniablement partie des must de 2017.

Dream pop mélancolique

A l’oreille, le rapprochement avec la dream pop mélancolique du groupe Pegase (lui aussi originaire de Nantes) peut être fait aisément. Beach  House est indéniablement l’une de leurs influences majeures. Et cela est plus frappant encore à l’écoute du titre Again (en ouverture de l’opus). Carrément entêtant.

Quant à la troisième piste, la chanson H.P.S nous renvoie vers un univers calfeutré, dans une bulle entre la mer et la terre. Le clip du titre a justement été tourné sur la côte Ouest (l’île d’Yeu) avec un iPhone comme seul outil (on souligne la qualité des images !)

Enfin, Sideways, Strange Ways (la dernière piste) tend vers le psychédélique avec un combo de guitares électriques, une batterie qui saccade le rythme de la mélodie et la voix de Suzanne en reverb. Le morceau finit comme la houle impétueuse, la vague qui s’écrase contre le rocher. Ça plane pour moi, Plastic Bertrand !

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