La troupe de Philippe Lellouche de retour au théâtre avec « Le Temps qui reste »

Un superbe espace d’expression pour ces trois acteurs talentueux et visiblement très complices, qui ont su parfaitement intégrer à leur bande Noémie Elbaz, qui remplace Vanessa Demouy dans la troupe.

le temps qui reste

Après le Jeu de la vérité en 2005, puis Le jeu de la vérité 2, Fumer et conduire vite et l’appel de Londres, Philippe Lellouche fait de nouveau appel à ses deux amis David Brécourt et Christian Vadim pour incarner avec lui au théâtre sa nouvelle comédie, Le temps qui reste, qui se joue jusqu’en janvier 2018 au Théâtre de la Madeleine.

Écriture incisive

Quatre amis d’enfance qui se réunissent au soir de l’enterrement du cinquième de la bande. Ils sont émus, heureux de se retrouver et s’échangent leurs rêves, leurs envies de jeunes quinquagénaires. Que vont-il faire du temps qui leur reste ? Paul, Sébastien et Franck ont perdu leur meilleur amis. Sophie, personnage interprété par la nouvelle recrue de la bande Noémie Elbaz, a perdu son mari. Mais autour d’un verre de vins, les quatre amis continuent à vivre, à rire et surtout à se charrier.

L’écriture incisive de Philippe Lellouche, devenu en une dizaine d’année l’un des auteurs de comédie les plus prolifiques du théâtre français, est toujours aussi efficace auprès du public qui rit beaucoup. Les acteurs s’amusent sur scène, ils sont très complices ce qui leur permet de rendre leur amitié (voir plus…) très crédibles pour le public qui peut facilement s’identifier aux personnages et à la situation.

Noémie Elbaz, nouvelle recrue de la troupe, et David Brécourt.
Surprenant David Brécourt

Les quatre comédiens sont très bons, mais les personnages de Philippe Lellouche et de David Brécourt sont ceux qui dégagent le plus d’épaisseur, et ceux qui font le plus rire. David Brécourt, l’une des stars de la série TV Sous le Soleil qui s’est arrêtée en 2006, a parfaitement réussit sa reconversion dans le théâtre, où il peut y exprimer une puissance comique jusqu’alors inexploitée. Il est surprenant et surprend même parfois ses partenaires de jeux (il semble être a l’origine de deux fous rires chez les comédiens le soir ou Efflorescence Culturelle était dans le public !)

« Le temps qui reste » est une vraie bonne comédie dans le pur style de Philippe Lellouche, qui aborde de manière légère et assez profonde l’amitié, l’amour inavoué, l’identité, le deuil, le temps qui passe. On s’attache aux personnages qui finissent par nous émouvoir à la fin de la pièce.

Nicolas Faure


Le Temps qui reste, du mardi au samedi à 21 h au Théâtre de la Madeleine à Paris.


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