En toute simplicité avec Marina Kaye

Révélée dans l’émission « La France a un incroyable talent » en 2011, Marina Dalmas, aka Marina Kaye dévoile quelques années plus tard un premier album, certifié disque d’or, qui s’écoule à 167 500 exemplaires. La talentueuse pop star revient cet automne avec « Explicit », son second album autobiographique. Entretien.

Efflorescence Culturelle : Ton nouvel album qui sortira le 20 octobre prochain s’appelle Explicit, quelle est l’histoire derrière ce nom ?

Marina Kaye : Je voulais appeler mon second album Explicit depuis longtemps. Le E de explicit est mis en avant comme dans les chansons où l’on retrouve des grossièretés, c’est un petit clin d’oeil à cela.

Rassures-moi, on ne retrouvera pas de grossièretés dans ton nouvel album ?

Non (rires.)

Tu as déclaré avoir « pris du recul grâce à ton entourage », cela se ressentira-t-il dans ton album ?

J’estime avoir pris beaucoup du recul oui, mais à cause de mon entourage.

Tu as « percé » très jeune, as-tu l’impression d’être passée à côté d’une enfance plus ou moins normale ? As tu été heurté à des difficultés, des obstacles en tant que jeune pop star ?

Je n’ai pas l’impression d’avoir eu une enfance volée car très jeune, avant même d’avoir débuté ma carrière musicale, j’étais hypersensible et j’ai été heurté à la mélancolie. Pour les autres enfants, ce qu’il se passait autour d’eux ne les atteignaient pas, ils allaient jouer dans leur chambre et puis c’était bon. Moi, je cherchais tout le temps à comprendre ce qu’il se passait dans le monde des adultes.Je ne suis donc pas vraiment passée à côté de mon enfance.

En parlant de ça, te sens-tu vulnérable en tant que jeune femme dans le monde de l’industrie ? Es-tu une cible de manipulation ?

Ça dépend ce que l’on entend par manipulation, par exemple il y a ces coups que l’on ne voit pas venir et il faut avoir une peau épaisse pour endurer, moi j’épaissis ma peau et je me suis donc endurcie face à tout cela.

Ce nouvel album est-il autobiographique ? Qu’est ce qui le différencie du précédent ?  

Oui, mes deux premiers albums sont autobiographiques, ce second album est dans la continuité du précédent donc il n’est pas foncièrement différent.

Le clip « On My Own » est assez évocateur, il met en scène une Marina Kaye un chouia pyromane, qu’est-elle en train de brûler ?

Elle brûle des mauvais démons. (rires)

Ta voix et ton style musical semble être un beau mélange de Lady Gaga, de Sia et de Lana Del Rey. Sont-elles des inspirations musicales pour toi ou bien essayes-tu de créer ton propre style ?

Je ne me reconnais pas à travers ces artistes, je sais que les gens essaient de faire des rapprochements entre les voix, surtout que la pop est un milieu si vaste qu’on y retrouve beaucoup de similitudes entre les titres, mais dans mon cas j’essaie de créer mon truc, mon propre style qui me ressemble.

Quelles sont tes autres inspirations pour ta musique ? Les films, les livres ou tout simplement tes expériences personnelles ?

Je pioche dans mes expériences personnelles, mon ressenti, mon quotidien et mon vécu.

Tu as récemment déclaré « J’aime les placements de voix, j’aime les phrases et la colère du rap », pourquoi ne pas l’avoir fait dans ton premier album, le rap est-il un domaine que tu souhaiterais approfondir, si oui, quels sujet aborderez-tu ?

Oui j’aime le rap, mais je ne pense pas que j’en ferais personnellement, ce n’est pas un style que je souhaite interpréter.

Quelles sont tes préférences dans le rap ?

Eminem, le seul et l’unique. (rires.)

Penses-tu que ta musique évoluera vers un autre style, peut être le rock ou encore le jazz ?

Je pense avoir trouvé ce qui me correspond et je ne me vois pas vraiment changer de style. Il y a plein de choses que j’essaie en studio mais qui ne sortent pas forcément, on a tous quelque chose qui nous réussit le mieux, moi c’est la pop.

En tant que femme et artiste indépendante, tu incarnes un véritable symbole de féminisme, que penses-tu de ce terme ?

Je ne me considère pas comme une « féministe » comme on l’entend, je ne suis pas là à encourager les femmes à se rebeller contre les hommes. Après oui, évidemment j’espère que les femmes deviendront l’égal des hommes, qu’on pourra avoir les mêmes opportunités d’embauches et les mêmes salaires.

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