coup de coeur septembre songazine

Nouveaux coups de cœur à connaître absolument #30

Pour la sélection de septembre, on a demandé au magazine Songazine de nous rejoindre pour vous compiler une série de  coups de cœur de rentrée.

Big Fred

big fredUne vraie belle trouvaille que nous a trouvé là le bien nommé label « overseas » Sad Cactus : Big Fred, un groupe new yorkais jemenfoutiste qui fait des « ouhouh » en sautant partout avec leur guitare sur des airs déchaînés. Ces américains fous ont sorti en début de mois leur premier album « Oh Hi Hello ». Bordélique mais source inépuisable d’inspiration, il semblerait que cet album soit une réussite. Des gens qui ne se prennent pas au sérieux et qui font de la musique sans trop se poser de question sur la relativité d’un Do ou d’un Si sont quelquefois beaucoup plus intéressants à analyser.

Clyde Kelly

Clyde KellyCôte hip hop indé, on s’oriente sur un coup de cœur en écoutant la voix de l’américain Clyde Kelly qui peut largement se féliciter d’atteindre le million d’écoutes sur l’ensemble de ses quelques titres minimalistes et brillants – pourtant publiés à l’arrache sur Spotify. Il est d’autant plus impressionnant que dans son premier EP « LRx » (publié en mai), l’amour du rap esthétique ne lui coûte en réalité pas grande chose. Le rappeur a le sens du marketing avec des formules simples, comme si « beaux nuages » en couverture de l’EP était égal à « belle musique ». Nous on est tombé dans le panneau des belles images et des phrases philosophiques de Clyde. Et tant mieux… C’était bien.

Maes Bird

maes bird Maes Bird redéfinit la notion de charisme avec son dernier clip « Néant sous néon » issu de l’EP « Rebelote » sorti en 2015, et distribué numériquement par Believe. Ce clip magnifiquement soigné a été réalisé par Romain Ballureau (qui réalise aussi la prochaine vidéo de « In Extremis » prévue pour le 2 octobre). Elle souligne le talent d’écriture du rappeur basé à Nogent-sur-Oise. Ce dernier ne réinvente pas le rap, il rime sur des alexandrins, mais il use d’habiles subterfuges avec des samples addictifs. En fin de vidéo, la scène de crise dans le couple (« j’en ai marre d’être avec quelqu’un de triste, j’ai envie de joie ») renforce notre impression.

Fragrance

fragranceIl avait sorti un EP « Dust & Disorders » en janvier avec une entrée en la matière plutôt chouette. Le titre disco électro « Care For The Proof » a transformé notre canapé en dancefloor. N’en parlons pas pour « Lust For Lights » qui nous a rendu complétement insomniaque. « Postcards », le cinquième et dernier titre, achève l’écoute sur une note ferme et douce. On peut enfin dormir. En cette rentrée, on s’est aussi pris de passion pour son remix addictif de « Freed From Desire », titre tubesque de Gala qui avait fait le buzz à la fin des années 1990.

Bark Psychosis

Bark PsychosisUn chef d’œuvre. C’est en ces mots que nous qualifierons « Hex » la réédition du tout premier album des Bark Psychosis qui donne selon nous ici, le plus beau des hommages au post rock britannique. La présence de la trompette dans « A Street Scene » conforte l’accordéon qui crache des grosses larmes (« Absent Friend »). Il faut dire que l’histoire de ce groupe est si peu banale : le père du co-fondateur du groupe Graham Sutton joue de l’orgue à l’église dans les cérémonies d’enterrement. Bark Psychosis boucle la boucle en quelque sorte en décidant de siéger pendant des mois entiers dans une vieille église en rénovation à Londres pour composer l’album qui les sortira plus tard de l’ombre à la lumière.

Velvet Kills

Velvet KillsSexy, sombre, dark wave, Velvet Kills, ce duo made in Portugal sort un album digne des grands Kas Product, « Mischievous Urges » sorti chez le très sérieux (et précurseur) label français Unknown Pleasures Records. Leur reprise et leur clip de « Shadowplay » des cultissimes Joy Division étaient déjà un choc et une révélation. On aime, on adore, surtout la nuit.

Anaïs

AnaïsLà où on peut dire que notre chanteuse est très forte, c’est que, quoi qu’elle touche, elle le rend beau. On aime l’espièglerie de ses paroles, cet humour plutôt caustique et désespérément réaliste, et sa façon de ne rien filtrer. Son nouvel album, « Divergente » est une ode à la Femme moderne. La Femme qui aime, la Femme qui souffre, la Femme qui séduit, qui s’affirme, qui repousse ses limites, la Femme qui porte haut sa flamme. Bref, opération Séduction (avec un grand S) d’Anaïs : réussie.

Everything Everything

Everything EverythingAlbum après album, Everything Everything prend de la maturité, de l’assurance, et leur talent, leur originalité se développent avec assurance, pour le plus grand plaisir des oreilles. Que leur souhaiter avec le dernier en date, « A Fever Dream » ? De connaître le succès auprès du grand public ? On espère surtout qu’ils vont continuer à nous régaler de leurs petits bijoux pendant encore longtemps. Comme ils le disent eux-mêmes à la fin de « White Whale », la dernière chanson de l’album : « Never tell me that we can’t go further. » Amen.

Bernard Lavilliers

Bernard LavilliersLavilliers est un trésor intelligent de la chanson française, qui n’éclate pas les audimats mais a su fidéliser des fans sincères. Qui peut citer François Villon ou Apollinaire dans ses paroles, sortir de purs alexandrins et manier la langue avec élégance et précision ? Un poète magnifique, encore très en verve et en vers, là tout de suite en septembre 2017 avec son 21e album « Cinq Minutes au Paradis » !

Mina Sang

Mina SangChère Mina Sang, on ne vous connait pas, mais sachez que vous avez au moins un fan de plus, « out of the blue », sur la foi d’une écoute qui a fait mouche, preuve que votre travail artistique a été excellent et que les efforts que vous avez faits ont porté leurs fruits. On a bien sûr apprécié l’ensemble de votre EP 5 titres « Incorporée ». Connaissez-vous les Young Marble Giants ? Votre chanson « Picnic » nous les rappellent tant (ceci n’est pas un mince compliment). Bise sur la joue et estime en acier.

Efflorescence Culturelle
Songazine

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