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Kyle Eastwood, l’héritage musical de parents cinéastes

Il y a quelques semaines, nous avons eu l’opportunité de discuter avec Kyle Eastwood, le fils du réalisateur américain Clint Eastwood. Caché derrière sa contrebasse, ce jazzman éprouve un amour infini pour la France, où il se rend régulièrement pour proposer des concerts. Nous avons échangé sur sa vision de la vie et de la musique.

Kyle Eastwood a produit, avec son ami Michael Stevens (Million Dollar Baby, Gran Torino), la bande originale d'Invictus, film réalisé par son père, Clint Eastwood.
Efflorescence Culturelle : D’où vient votre amour pour le jazz ? Ray Charles ? Nina Simone ?

Kyle Eastwood : Evidemment, j’aime Ray Charles. J’aime beaucoup sa musique. J’ai grandi avec le jazz, mes parents en jouaient et en écoutaient beaucoup. Je vais à des concerts de jazz depuis que je suis tout petit, alors c’est de là que tout a commencé : en écoutant et jouant du jazz.

Pourquoi avez-vous choisi la contrebasse ?

J’ai commencé la musique très jeune. J’ai choisi la contrebasse lorsque j’étais encore adolescent, c’est venu naturellement.

La contrebasse vous a choisi.

Probablement ! (rires)

Quelles sont vos influences musicales ?

Il y en a beaucoup de différentes. Evidemment, il y a les jazzmen, mais j’aime beaucoup de styles musicaux. J’écoute du RNB, de la musique française, de la musique africaine, de la musique indienne… Un peu de tout à vrai dire.

Ecoutez-vous un artiste inavouable ?

Je ne sais pas… (rires) Pas vraiment ! Pour moi, toutes les musiques sont bonnes… J’aime la pop. Mais le temps que c’est bon musicalement parlant, j’écoute tout type de musique.

Comment choisissez-vous le titre de vos musiques ?

Cela dépend évidemment des chansons, mais aussi des lieux où je vais. Je trouve que c’est la partie la plus difficile du travail.

L’une de vos chansons se nomme “Mistral”, ou encore “Route de la Buissonne), votre deuxième album est intitulé “Paris Blue”, vous avez un appartement à Paris… D’où vient votre amour pour la culture française ?

J’ai passé beaucoup de temps en France et en Europe, et cela m’a influencé. La première fois était en 1978 avec ma mère pour voyager. J’ai découvert Paris et Rome très jeune. Et puis, ce que j’aime particulièrement ici, c’est que le public français est très friand de jazz.

Que préférez-vous en France ?

Il y a beaucoup d’endroits où j’aime aller, notamment la campagne et le sud.

Aimez-vous lire ?

Oui ! J’ai grandi en lisant les grands auteurs, notamment Hemingway et Fitzgerald. Mais je n’ai pas vraiment lu depuis l’école…

Y a-t-il quelque chose qui vous bouleverse ?

Ecouter la politique, les politiques publiques… Je n’aime pas la politique.

En parlant politique, que pensez-vous du président américain actuel ?

Oh, pas grand chose… Je ne sais pas vraiment, j’espère au mieux. On verra bien ce qu’il va arriver.

Pensiez-vous que Donald Trump allait être élu ?

J’ai été très surpris ! Je ne pensais pas qu’il aurait beaucoup de chances de passer…

Avez-vous voté ?

Oui, j’ai voté !

Kyle Eastwood

Kyle Eastwood au festival Jazz des Cinq Continents, à Marseille (juillet 2016). Crédit photo : Claude Paris.
Si vous deviez citer un rêve ?

C’est une bonne question ! A vrai dire, je suis très chanceux, je vis de ce que j’aime… Alors je n’ai pas de véritable rêve.

Un mot ?

Musique ? C’est ma vie.

Croyez-vous en Dieu ?

Je ne sais pas trop… Je ne suis pas vraiment pratiquant. Je pense qu’il y a quelque chose, une sorte d’énergie spirituelle, mais je ne sais pas exactement quoi. Je ne crois en aucune religion en particulier.

Quel type de personne êtes-vous ?

Je suis chanceux et content de pouvoir faire ce que j’aime faire. Je pratique la musique tous les jours depuis tout jeune, dès que je peux. Et notamment le soir, les concerts sont les meilleurs moments.


Ces propos ont été recueillis à la fin du printemps pendant l’enregistrement de son nouvel album, « In Transit », au Studio Sextant La Fonderie à Malakoff. La sortie du disque est prévue pour cet automne (20 octobre).


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