Elvis Dardach

A l’écoute : Elvis Dardach sort LSN+1 en exclusivité

C’est aujourd’hui, mercredi, qu’Elvis Dardach sort « LSN+1 », son nouveau single malaxé dans la pop et pétrifié dans une matière mystère. Le musicien, originaire de l’arrière-pays niçois (Grasse), se confie sur cette sortie en exclusivité sur notre site.

Tu sors aujourd’hui ton nouveau single LSN+1. Quel tournant emprunte-t-il dans ta carrière ?

Elvis Dardach : Je sais pas si quoique ce soit va tourner avec ce morceau… J’ai juste commencé par chercher une suite d’accords au piano puis c’est parti en couille. Aujourd’hui à moins d’être sur un gros label, la seule solution est de se faire remixer façon deep house par un “producteur émergeant” ou un community manager sur Soundcloud. Quand le remix atteint le million d’écoutes sur Youtube (quitte à ce que certaines soient achetées) on finit éventuellement par être programmé dans un festival dans lequel les gens viennent principalement pour participer à des ateliers de conception de couronnes de fleurs et prendre des selfies. Ensuite on retombe dans l’anonymat et la dépression.

Quels sont les propos du single ?

C’est une chanson d’amour pour un être fantasmé qui par définition ne peut pas exister. Ça commence comme une ballade avant de prendre une autoroute vers le chaos.

On dit de toi que tu es un savant-fou qui compose chez toi, dans l’arrière-pays niçois, d’où vient cette grande force créatrice qui te caractérise ?

La vie n’a d’autre sens que de se sauvegarder. Au lieu de me perpétrer par mes gènes en faisant un enfant je fais de la musique qui sera potentiellement écoutée pendant encore longtemps. Une autre manière de dépasser la fatalité biologique. Aussi, la musique est l’activité la plus agréable que j’ai trouvé pour meubler mon existence en attendant la mort.

En parlant de savant-fou, tu te verrais plutôt comme Einstein, auteur du E=mc² et théoricien de la relativité (décédé d’un anévrisme), ou plutôt comme Blaise Pascal, inventeur de la première machine à calculer (régulièrement sujets aux migraines) ?

Vers le milieu du morceau le “Love is just a chemical reaction…” est une citation du grand Rick Sanchez mais symboliquement, je me sens plus proche d’Ilya Ivanovich Ivanov, spécialiste Russe de l’hybridation.

Si tu devais qualifier ta musique en croisant le style et le son de deux artistes, qui seraient-ils ?

Sur ce morceau je me situerais peut-être quelque part entre Todd Rundgren et Death Grips mais ces derniers mois j’ai surtout rincé la discographie de Xiu Xiu et depuis deux semaines j’écoute quasiment que du fado donc…

Des films qui t’ont marqué ?

Toujours pour ce morceau, Phantom Of The Paradise a été une grande influence. Sinon j’aime surtout la chaleur humaine et la convivialité qui se dégage du cinéma de Michael Haneke.

Un prochain album à venir ?

Pas pour tout de suite. Là je suis en train de créer un framework à base de Python (le langage informatique) et Pure Data (environnement de programmation modulaire) pour transformer des données de prévisions météo musique sous la forme de canons polyrythmiques xenharmoniques (j’affectionne particulièrement le 10 EDO).


Sortie du single « LSN+1 » par Elvis Dardach, disponible depuis le 30 août sur la page Bandcamp du label niçois Super Issue, indépendant et sang pour sang fait main.

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