Inuït

Inuït : « Notre premier EP représente la part de folie du groupe »

Ils sont six Nantais : une fille et cinq garçons, et ils sont une des grosses découvertes du Chantier des Francos 2017. Nous avons rencontré le groupe Inuït après leur concert au Théâtre Verdière, le 14 juillet. 45 minutes sur scène, pour une performance récompensée par une standing ovation et une salle si complète que certains spectateurs n’ont pas pu y rentrer.

Inuït
Crédit photo : Camille Gicquel / Efflorescence Culturelle.
Vous êtes sortis de scène il y a à peine une heure et demi. Pour un concert d’après-midi c’était archi complet, il y avait même des gens debout ! Vous vous attendiez à un tel succès ?

Coline (chant) : Non, pas du tout ! Ça nous a fait énormément plaisir. C’est vraiment une bonne surprise. On l’a su un tout petit avant, donc on a eu un peu la pression, mais tout s’est très bien passé.

Est-ce que vous auriez un mot pour décrire l’expérience du Chantier des Francos ?

Simon (batterie) : Intense ou rencontres… Le Chantier, c’est un peu comme une grande colo !

Rémy (synthé) : Enrichissant.

Coline : Grandir.

Vous venez de jouer sur la scène de la Coursive. C’est la première fois que vous jouez dans un théâtre ?

Alexis (synthé) : On avait déjà joué à l’Orangerie, à Bruxelles, et la configuration était un peu la même qu’à la Coursive. C’est intéressant ce type de salle, parce que tu fais face à un public qui ne bouge pas, mais qui du coup est vraiment à l’écoute, investi.

Simon : Ouais, et c’est assez impressionnant, parce que du coup tu vois chaque personne qui est venue, il n’y a pas d’effet de masse… Ça nous change quand même vraiment des concerts habituels, où les gens sont souvent debout.

Quelles sont vos influences ?

Alexis : Chacun a ses crushs mais du coup ça nous permet de trouver des terrains d’entente entre nous, c’est cool ! On aime tous BadBadNotGood, Roméo Elvis…

Simon : Oui c’est vrai ! À côté de ça, moi par exemple, le dernier album de Bon Iver je l’ai trouvé incroyable !

Coline : Alors que personnellement, je suis plus jazz et chanson française. Je pense que ce sont également nos influences qui définissent notre musique et qui nous permettent de faire ce qu’on fait aujourd’hui.

Votre premier EP, sorti le 2 juin, s’intitule Always Kevin. Pourquoi l’avoir appelé comme ça ?

Rémy : À la base, ça venait d’une chanson que j’avais écrite avec Coline et Pierre qui s’appelait Always Givin, et en yaourt, c’était plus marrant donc ça a donné Always Kevin….

Simon : Et puis ça nous permettait aussi de casser avec l’image un peu froide et lisse de la pochette, sachant qu’on est pas du tout comme ça justement… C’est le contraste que ça génère qui nous a fait choisir ce titre. Ça représente un peu la part de folie du groupe en fait !

Votre premier clip, Dodo Mafutsi, a été tourné dans une piscine vidée. Pourquoi avoir choisi cet endroit ?

Simon : C’est notre manageuse qui a appris que la piscine des Dervallières à Nantes était en travaux, et elle a décidé qu’on tournerait le clip ici. C’est un peu étrange, mais au final ça nous a beaucoup plu !

Vous êtes assez actifs sur les réseaux sociaux, on a vu que vous aviez même pris le contrôle du compte Instagram des Francos. Qui est-ce qui se charge d’animer les comptes Twitter, Instagram
et Facebook ?

Rémy : C’est Simon ! Il adore ça, c’est vraiment sa came. Moi, je m’occupe de Snapchat, mais j’ai jamais assez de batterie pour faire des stories ! (rires)

Vous êtes allés/vous allez voir quoi comme concerts ?

Coline : Hier soir, on a vu MHD, c’était le feu ! On a vu Georgio et Kungs aussi… Et moi ce soir je vais assister aux concerts de Gaël Faye, Camille, -M-, Julien Doré…

Simon : Et demain on va voir S-Crew et DJ Snake, on va trop se marrer !

Quels sont vos projets pour la suite ?

Coline : Un album en 2018. On va travailler avec Benjamin Lebeau du groupe The Shoes. On a déjà quelques morceaux en cours d’écriture, et on est pressé de s’y mettre !

Propos recueillis par :
Camille Gicquel
et Chloé Lorant

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