Kungs Francofolies

Une soirée avec Kungs, le nouveau petit prince de l’électro

La soirée du mercredi avait refait Les Francofolies de La Rochelle. Le lendemain, la scène s’est mis au rap (Georgio, MHD, Black M) avant de se transformer en dancefloor géant : le jeune DJ Kungs vient clôturer la soirée, sous une pluie de mains en l’air et de pas de danse endiablés du public.

On l’aperçoit quelques minutes avant de monter sur scène. Une dernière accolade avec son équipe et vient déjà le moment pour le jeune homme de se placer derrière ses platines. Une mise en scène relativement simple mais efficace : Kungs se trouve surélevé sur une estrade. Derrière lui, un écran où des formes géométriques multicolores s’accordent avec les lumières et les projecteurs.

Valentin Brunel, aka Kungs, 20 ans, est le DJ qui fait sensation depuis un an. A vrai dire pour un si jeune âge, on le sent plutôt serein lorsqu’il s’apprête à mixer devant 13 000 personnes. Au milieu du set, il descend de scène pour venir à la rencontre de son public, histoire d’entretenir la connexion humaine. Quelques serrages de mains et vidéos pour son Instagram plus tard (il est connecté au numérique, apparemment), Kungs revient sur scène. N’en délaisse pas moins sa prestation live, la foule le lui rend bien.

Au programme de la soirée, les morceaux de son premier album Layers (sorti en novembre 2016), mais pas que ! Les remixes ont une très grande place dans son live, témoignant de ses affinités musicales partagées avec le public. Un partage qui agite la foule lorsqu’il remixe avec adresse le cultissime « Hit the road Jack » de Ray Charles. De même, le jeune DJ n’hésite pas à s’attaquer à d’autres grands noms, comme David Guetta (« Love Is Gone »), Calvin Harris (« This is what you came for ») et les Daft Punk (« Harder, Better, Faster, Stronger »). En mélangeant ainsi de l’électro pure et des chansons connues de tous, Kungs se met facilement le public dans la poche. L’ambiance est électrique, il est minuit mais les enfants ne veulent pas rentrer dormir et demandent à leurs parents : « On peut rester encore une chanson avant de rentrer ? »

On notera aussi la prestation live de trois trompettistes, ainsi que des chanteurs Wolf (du groupe Ephemerals), et de Mel Sugar, venus interpréter respectivement les tubes « I feel so bad » et « This Girl ». On ne s’y attendait pas, les gens sont surpris, contents, dansent encore plus ! Pendant près d’une heure et demie les morceaux choisis électrisent le port de La Rochelle. En bref, pour ceux qui se le demandent, encore, oui, ça vaut (largement) le coup d’aller voir Kungs en concert !

Crédit photo :
Loll Willems
Texte :
Chloé Lorant
Camille Gicquel

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