Soprano Francofolies

Boulevard des Airs et Soprano ouvrent en beauté sur Saint-Jean d’Acre

Mercredi 12 juillet. Pour ce premier soir sur la grande scène Jean-Louis Foulquier, on a assisté aux deux concerts les plus énergiques de la soirée : celui de Boulevard des Airs et Soprano.

20h10 : Boulevard des Airs

Boulevard des airs Francofolies

« Je pense qu’on oubliera jamais les débuts, ça nous a construits, ça nous a fait grandir […] on a toujours gagné le public et ça l’a toujours fait. Et ce soir, on est là, à La Rochelle. » Le petit texte introductif que l’on retrouve à chaque concert de Boulevard des Airs résonne sur la grande scène Jean-Louis Foulquier. Le groupe n’est pas encore là que le public crie et applaudit déjà. Lorsque les premières notes du titre Ce gamin-là retentissent, la foule vit déjà le concert à 100%, connait les paroles, et reprend le refrain en chœur. En à peine deux titres, tout le monde saute et danse.

En les regardant sur scène, le constat que l’on fait, c’est que la grande force de Boulevard des Airs, c’est de réussir à transmettre leur énergie solaire et communicative, même à un public qui ne viendrait pas forcément pour eux. Les refrains sont entêtants et joyeux, les textes ont du sens et peuvent parler à tous. Durant une heure, le groupe enchaîne les titres : Paris-Corbeil, J’nous imagine, Demain de bon matin… Autour de nous, enfants, adultes, retraités se côtoient.

Boulevard des airs Francofolies

« Et maintenant, on va passer à une chanson que vous connaissez sûrement… » annonce Sylvain, le chanteur du groupe. Incitant la foule à frapper dans les mains, il explique : « La principale difficulté à ce moment-là, c’est de ne pas aller trop vite… Mais La Rochelle tu connais bien. » Les premières notes de leur tube Bruxelles démarrent alors, et tout le monde chante en chœur… Même les agents de sécurité, qui dansent debout sur les barrières !

Boulevard des airs Francofolies

Le concert se termine sur Cielo Ciego, le tout premier single du groupe. Pour beaucoup, 1 h de concert, cela laisse un goût de trop peu. Dans la fosse on entend des « C’est déjà fini ? » et d’autres « Tu crois qu’il y a un rappel ? » Une jeune festivalière de 17 ans, Louise, nous confiera à leur sortie de scène : « C’était tellement rythmé ! Je ne les avais jamais vus, je ne connais que depuis le dernier album avec les titres qui sont beaucoup passés en radios et à la télé… J’ai été surprise à la fin de Bruxelles par le côté plus électro qu’ils ont ajouté. Ça sonne de manière différente de la version studio mais justement, je trouve ça génial qu’un groupe soit capable de se renouveler comme ça sur scène. »

Ils étaient déjà venus aux Francofolies en 2014, pour jouer sur une scène plus petite où l’ambiance était déjà intense. Ce soir, la grande scène les accueille et 13 000 personnes les acclament. La boucle est bouclée ? « Jamais deux sans trois ? RDV en 2019 ! » a-t-on pu lire sur le compte Instagram du guitariste du groupe, Jean-Noël. Avec un tel esprit de partage musical comme on a pu le voir aux Francos cette année, on ne peut que dire : vivement la suite !

21h30 : Soprano

Soprano Francofolies

« Vous êtes chauds ce soir ? » Dès les premières secondes, le ton est donné : Soprano est là pour faire passer un moment de folie aux rochelais. Le rappeur ouvre son concert avec le morceau Feu qui enflamme littéralement la foule, et donne le ton. « Ce soir vous allez chanter, vous allez danser, vous allez pleurer, vous allez vous taper des barres ! » promet Soprano.

Et c’est vrai que le public est passé par toutes les émotions. On a eu l’impression que le concert était divisé en deux parties : une festive, colorée et joyeuse, et une autre beaucoup plus mélancolique et triste. Dans un premier temps donc, Soprano entonne avec énergie tous les tubes qui ont eu du succès ces dernières années : Clown, Fresh Prince, Barman…

Après une demi-heure dans cette ambiance, le show laisse la place à l’émotion. En quelques instants Soprano n’a plus le sourire aux lèvres, mais arbore une mine grave. « Ce soir, je voudrais rendre un hommage à tous ceux qui ont été tués. J’ai une pensée pour toutes les personnes qui ont été touchées par les attentats. Je veux qu’on pense à eux ce soir. » Les notes du mélancolique single Hiro emplissent la scène Jean-Louis Foulquier. Puis vient la chanson Roule, son dernier single sorti en radio, écrit en hommage pour l’un de ses amis et ancien membre des Psy4 de la Rime, Sya Styles, mort des suites d’un cancer. L’émotion est palpable, et l’ambiance festive est retombée.

Mais Soprano termine tout de même son concert sur une note énergique : il réinstalle une atmosphère positive en chantant l’un de ses vieux tubes, À la bien. Le rappeur marseillais enchaîne ensuite sur Cosmo, avant de terminer par le morceau qui a ouvert sa prestation, Feu. Les sourires reviennent, et le rappeur a réussi son pari : on est bien passés par tous les émotions, ce soir.

Crédit photo et texte :
Camille Gicquel / Efflorescence Culturelle
Chloé Lorant

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