Blutch DJ Astropolis

Astropolis #23 : 48 h de techno marathon

Peu de pauses et pas mal de fatigue accumulée après ce long week-end électronique. Au programme des événements jusqu’au matin, mais aussi pendant toute la journée. On a essayé d’en faire un maximum.

Astroclub Astropolis

Le festival ne résume pas à sa partie quoique mémorable dans le manoir de Keroual. On oublie parfois qu’il y a deux soirées auparavant le vendredi soir. Vu qu’on ne peut pas se démultiplier, il faut donc choisir : ça sera l’Astroclub avec au programme un déluge modulaire qui se prépare. Les hostilités du festival commencent donc avec Kooper, jeune pousse de la scène électronique bretonne. Il est là grâce au tremplin organisé par Astropolis chaque année. Son set loin d’une introduction planante entre en matière directement pour bouger l’Astroclub.

Surgeon DJ Astropolis

Ensuite arrive Anthony Parasole qui est là pour préparer le terrain avec des beats encore plus tranchés et dansants. Et enfin, c’est le moment de laisser place à la star de cette soirée Surgeon, le Britannique est destructeur en live avec ces modulaires. Il laisse les gens K.O. debout à 4h30 pour l’arrivée de Dr. Rubinstein. Son set continue sur le même rythme rapide et violent pour tenir la population éveillée jusqu’au levée du soleil sur Brest. Et la journée est loin d’être finie…

Brest envahie par la techno

Mix n boules Astropolis

Comme chaque année, des événements techno dans toute la ville de Brest sont organisés. On a tout juste le temps d’attraper quelques heures de sommeil au passage, avant d’entamer une escapade dans la ville sur les différents sites qui se comptent au nombre de huit pour cette 23e édition. On est allé en voir quelques-uns dont le fameux Mix ‘n Boules. Un lieu où tout un chacun peut venir flâner, prendre une bière, acheter des vêtements dans la friperie ou tout simplement sortir son plus beau jeu de pétanque. On a passé un peu de temps avec Raphaël de la Station qui nous a raconté rapidement l’histoire de la Station Rose et son lien avec le Mix’N’Boules.

Juste à côté des pétillants fêtards de la Station Rose se trouve le disquaire Bad Seeds qui lui aussi participe cette année à la grande fête d’Astropolis. Une expo y est installée et un DJ set a lieu en fin d’après-midi pour mettre en jambe. Mais durant près de 2h30, on va écouter la musique électronique avec un autre regard, celui proposé par Christophe Brault pour entrer dans « L’âge d’or de la musique électronique ». Il nous raconte l’histoire de cette musique en revenant à ces fondements. Malheureusement pour nous, on est obligé de partir pour tenter de vous en montrer un maximum.

Et notre prochain arrêt est au Lavoir qui accueille le crew cryptique NVNA. Ils investissent le lieu de façon totale avec une expo. L’ambiance y est sombre même si le soleil est au rendez-vous. Les différents membres proposent des live ambients et expérimentaux. Le tout dans un décor qui se prête  à une bonne sieste alors que les visiteurs sont plutôt attentifs à ce qu’il leur ait proposé. Avec Arpels et Opasse, on s’est éloigné des expérimentations au cœur du Lavoir pour parler de ce qui définit le collectif rennais ainsi que pour savoir comment s’est créer ce off du festival.

Dessin sur vinyle et DJ set devant la mer

Astrofamily Astropolis

Vous vous êtes toujours dit que Jacques vous aurait fait aimer la musique électronique beaucoup plus tôt si vous l’aviez connu plus petit ? Et bien, certains auront la chance de dire « j’ai danser sur un live de Jacques à quatre ans ! ». Astrofamily, c’est l’occasion de voir des DJ’s de renom mixer pour les plus petits et juste eux à l’Astroboum (si tu veux voir Laurent Garnier déguisé en yéti c’est ici). Mais comme l’explique Séverine Langon-Prigent, présidente de Cookids on The Floor qui coorganise l’événement, il n’y a pas que ça : les enfants peuvent dessiner sur des disques et jouer avec différentes activités ludiques.

Blutch DJ Astropolis

Il est maintenant temps d’aller vers Beau Rivage ou se tient le pique-nique/apéro de NOMBREUX festivaliers. Des milliers de spectateurs étaient présents entre le château et le port pour écouter les différents sets durant toute l’après-midi. Les dernières heures sont occupées par le Breton Blutch suivi des deux Canadiennes Claire et Deadlift. Quelques heures où les gens peuvent s’allonger dans l’herbe pour écouter tranquillement la musique ou sautiller devant les caissons.

À partir de là, on attaque le gros du festival qui peut se résumer en : crachin, manoir et grosse techno. On en a tellement vu durant toute la soirée qu’il vaudrait mieux se concentrer sur deux ou trois artistes qui ont tout donné. AUX 88 aura été sans aucun doute, le groupe qui a tout explosé dans la soirée. Au-dessus du lot (et pourtant il y avait de la concurrence), ils envoient classique après classique et rendent fou le public de la Cour. Dans un parfait mélange de hip hop et house, ils vont faire bouger le public pour un set vraiment trop court et trop frustrant. On en voulait clairement plus.

« Une ambiance qu’on ne retrouve
qu’au bout de la Bretagne »

Rare d’avoir des producteurs en véritable interaction avec leur public, et ils expliquent même qu’ils sont passés par ici grâce aux conseils de Underground Resistance (rien que ça !). Un set inoubliable qui avait pour concurrence LA tête d’affiche du festival : Jeff Mills. Parti sur un set de 2h30, il fait danser frénétiquement l’Astrofloor rempli à ras le bord pour voir la légende de la techno. Mention spéciale à Manu Le Malin qui aura attiré beaucoup BEAUCOUP plus de monde au Mekanik que d’habitude pour son set (alors qu’il passe tous les ans). Deux raisons à ça, un travail visuel intéressant durant son set et le succès du documentaire « Sous le Donjon de Manu Le Malin ». En conclusion, une fois encore, Astropolis aura proposé de très bons concerts et mixes mais surtout une ambiance que l’on ne retrouve qu’ici au bout de la Bretagne.

Photos et texte :
Yann Le Ny

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