Lucas Martin Born idiot

Born Idiot : « On va peut-être se lancer dans la bossa nova »

Si vous nous suivez depuis un bout de temps, vous connaissez alors notre coup cœur pour Betty the nun dont le projet a laissé place à Born idiot, un groupe un peu pop, radicalement indé(pendant). Ils aimeraient prochainement intégrer un saxophone à leurs morceaux. En septembre, ils sortiront un mini EP porteur de leurs espoirs. Alea jacta est, comme dirait ma prof de latin au collège…

Efflorescence Culturelle : On qualifie partout votre style d’« indie rock » mais je me demande si vous ne faites pas plutôt du « Born idiot ».

Lucas Benmahammed [chanteur et guitariste] : (rires) Moi j’aime pas trop donner de style mais je dis « pop » parce que ça donne plusieurs aspects de notre musique. « Indie » c’est pour le côté auto-produit du premier album qu’on a fait à 100 % parce qu’on s’est démerdé tout seuls. Mais dans le style ça peut être rock et pop et d’autres choses… donc pour définir, ouais, du Born Idiot c’est bien.

J’imagine que quand vous vous retrouvez entre vous en studio vous devez vous faire des petites reprises pour vous éclater, non ?

On ne fait jamais de reprises ! Mais ça nous arrive de faire les cons et de faire du psyché comme des malades mais c’est que de l’impro. Des fois aussi on fait du garage pour se défouler. Mais c’est vrai maintenant que tu le dis, qu’on a pensé à faire une reprise bossa nova. On va peut-être faire ça bientôt…

Homeshake, un groupe de jazz qu’ils admirent : « C'est particulièrement sensuel et classe. »
Je me rappelle qu’on était dans le même lycée, on a passé le bac littéraire en 2013 à Vannes au lycée Charles de Gaulle. Tu as continué les études depuis ?

J’ai été pendant un an en musicologie à Rennes puis j’ai arrêté les études. C’était trop théorique. Aujourd’hui je fais de la plonge dans les cantines scolaires, mon gagne-pain pour payer mon loyer. J’ai des horaires flexibles, je finis à 16 heures tous les jours et j’ai mes week-ends mais c’est un petit boulot parce que j’attends de pouvoir gagner ma vie avec la musique. J’ai ça dans les tripes, la musique ne m’a jamais quitté.

Le socle de votre groupe s’est constitué un jour autour d’une partie de Fifa, raconte-nous tout.

J’ai rencontré Tiago en musicologie, et un jour comme un autre on jouait à la console chez moi puisque j’habite près de la fac. A ce moment là je commençais à composer tout seul et je lui ai proposé de jouer pour voir ce que ça rendait. Je me suis rendu compte qu’il était vraiment fort à la guitare et je lui ai dit « vas-y on monte un truc ». C’était bien sûr sérieux donc j’ai mis direct les conditions. J’ai mis un message sur Facebook : « Recherche clavier pour rejoindre mon groupe de merde » et Louis a répondu. Il est venu chez moi, on ne se connaissait pas des masses alors et puis ça l’a fait direct. On n’avait pas besoin de précisé le projet, on s’est entendu tout de suite sur notre son plus dream pop, plus aérien au début. Aujourd’hui il a évolué en son plus brut, avec moins de réverbe, plus assumé je trouve.

Mais du coup quand tu joues à Fifa, tu prends quelle équipe ?

Je pourrais perdre beaucoup de fans en disant ça mais je suis pour le PSG depuis toujours !

Tu gardes quels joueurs dans l’équipe ?

Je garde l’équipe type parce que je suis un fidèle (rires).

Tu as une deuxième équipe préférée, histoire de regagner tes fans qui ont pris leurs jambes à leur cou ?

Guingamp ! C’est une petite équipe que je respecte et ça fait plaisir de voir que des équipes de cette taille finissent dans les meilleures de France.

Sortie en septembre d’un prochain EP enregistré en « home studio ». Sortie du deuxième album l’année prochaine.

Laisser un commentaire