Intérieur Nuit

Intérieur Nuit, de la Normandie à Paris jusqu’à Papillons de Nuit

Ils se sont rencontrés dans lycée en Normandie, ont fondé leur premier groupe, ont splitté, sont revenus ensemble puis ont recréé un nouveau groupe : Intérieur Nuit. Avec un crochet à l’intérieur : « Intérieur l Nuit » que ça s’écrit. Musique : électro-pop, chant : en français. Particularité : leurs textes parlent de Paris, ville où ils ont enregistré leur premier EP « Vers l’Ouest » sorti le 24 septembre dernier. Ils seront de retour sur la scène de leur Normandie natale dans moins de deux semaines au festival Papillons de Nuit.

Efflorescence Culturelle : Paris est uniformément présente dans vos textes. Quelle attache avez-vous à cette ville ?

Quentin Lhuissier (chanteur, guitariste et claviériste) : Ce qui est rigolo c’est qu’on est tous les quatre normands. On est vraiment des mecs de l’Ouest, de la Province. Au tout et pour tout, on est peut-être allé à Paris une dizaine de fois en famille, une autre avec la classe de Troisième. Cela dit, c’est aussi pour ça qu’on a écrit la chanson « Paris parle à paris »… Beaucoup de gens rêvent sur cette ville et on comprend pourquoi. Mais énormément de personnes s’y grillent les ailes. Donc dans le texte, c’est la chanson d’un couple rempli d’optimisme qui part à Paris, s’y grille les ailes et qui, par la suite, fini par s’effriter. Parce que tu te mets une pression folle en allant dans cette ville. C’est d’ailleurs assez incroyable qu’un environnement géographique te mette une telle pression sociale – car d’habitude ce sont les humains entre eux qui l’exercent. Là c’est la ville et ce qu’elle représente, métaphore de la mondanité où pas mal de choses se rangent finalement dans la catégorie du « paraître ».

Quand vous allez à Paris c’est pour faire quoi, si ce n’est des concerts ?

On y joue le 24 juin prochain à l’Alhambra, au fait ! Mais on y retourne aussi pour assister à des concerts… Je suis allé à La Cigale pour voir Detroit il y a deux ans, on a vu les Shins il y a peu. Paris c’est intéressant pour nous, c’est une sorte de laboratoire scénique, on apporte l’Ouest sur scène, notre grande Normandie à nous. Quand on va à Paris, je pense qu’on ne se met plus la pression ; on a passé un cap d’âge (entre 24 et 25 ans) et on essaye de prendre beaucoup de recul sur les choses. Tu fais de meilleurs concerts quand tu es le plus proche de toi-même, pas dans la recherche d’une perfection absolue.

Je vois que vous avez une chanson qui s’appelle « Pantin », est-ce que c’est l’un de vos endroits préférés à Paris ?

On a enregistré au Pré Saint-Gervais à Seine-Saint-Denis qui est vraiment tout près de Paris et Porte de Pantin d’ailleurs. C’est pas notre quartier préféré mais c’est un lieu qui nous tient à cœur puisqu’on y a enregistré l’EP. Et les prochains morceaux qu’on sort en octobre, pareil, on les a produits au studio Durango avec Romain Clisson. On s’est attaché à cet endroit car on y est allé deux années de suite et c’était note premier gros studio.

Du coup quel quartier parisien est l’élu de votre cœur ?

Une fois on est allé dans un quartier où il y a plein de magasins de musique… C’était le IXème arrondissement, on avait testé des percussions dans le plus grand magasin parisien de percussions à la Baguetterie, testé de nouveaux sons à la Pédale. C’était vraiment chouette, on avait passé un après-midi entier dans ce quartier qu’on ne connaissait pas avant ça, quoi. Ouais, il est probable qu’on y retourne quand on aura un peu plus de budget. J’avais acheté une pédale de guitare pour la réverb là-bas.

Le groupe Intérieur Nuit a sorti un premier EP "Vers l'Ouest" le 23 septembre 2016 sur le label Sober & Gentle (qui produit entre autres Cocoon, Hey Hey My My et Greenshape).

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