Future Islands envoûte l’Elysée Montmartre

Fort d’un nouvel album resplendissant, Future Islands a investi l’Elysée Montmartre pour deux soirées d’affilées. Respect !

Comme toujours, l’élégance est au rendez-vous avec la bande à Samuel T. Hearing. Il est 20h50, les lumières échouent sous un tonnerre d’applaudissements. Dans une semi-pénombre, Future Islands apparait, accompagné d’une bande-sonore digne des plus grandes marches funestes. Pourtant ce n’est ni dans la tristesse ni dans le malaise que le public accueille les quatre musiciens. Et eux, pendant plus d’1h30, ils ne feront que tailler la part du lion à une discographie frémissante.

Lorsque les premiers synthés raisonnent dans la salle, le plancher commence déjà à trembler, en rythme. De Alladin à Ran en passant par Cave et Beauty of the Road, le groupe rend forcément hommage à son dernier opus The Far Field. Très en forme, Sam sautille partout, gesticule et semble être le coeur de chaque morceau : il pulse véritablement. Le bassiste William Cashion, fidèle à lui-même, ne bouge pas d’un poil. Il demeure statique, concentré sur le jeu. Le résultat est bluffant, le son détone parfois, pour mieux se poser quelques instants, le temps d’un moment purement contemplatif (Ancient Water). La réalité nous rattrape très vite. Les effluves de bières font de la piste un terrain un tantinet glissant. Peu importe, Future Islands maintient notre danse coûte que coûte.

Rigoureux, le set se révèle également d’une étonnante diversité. En alternant les cris du coeurs Balance et Tin Man, Future Islands n’a évidemment pas oublié d’où il venait. Puisque si le mariage entre le rock psychédélique et la pop ambiante fait bon ménage (Craft Spells, Beach Fossils, DIIV et autres Wild Nothing en sont les derniers bébés) ce crédo s’est instruit il y a déjà quelques années de cela, lorsque Wave Like Home s’est dévoilé durant l’été 2008. Le coup de départ des îles futuristes, avant-gardistes, subversives. Intemporelles.

Des classiques pleuvent à l’Elysée Montmartre. A Dream of You and Me, Candles, la magnifique A Song for Our Grandfathers… Des joyaux encore brillants de mille feux. La couronne appartient néanmoins à l’hymne Seasons (Waiting for You), le titre qui englobe, en compagnie de Light House, toute la créativité et l’art de Future Islands. Celui du mouvement, des sensations. Du rêve aussi. Et ce soir, à l’Elysée Montmartre, il était éveillé.

Future Islands, en concert à l’Elysée Montmartre le 09 et 10 mai 2017.

Une réflexion au sujet de « Future Islands envoûte l’Elysée Montmartre »

  1. J’y étais avec mon épouse, c’était super. Franchement je me suis régalé. C’est un groupe qui gagne à être connu. A la fois minimaliste et original. Toujours entraînant, j’ai dansé comme un malade. Cela m’a fait un bien fou.
    Je les connais depuis plusieurs années et là ils m’ont conquis définitivement. C’est vrai que le chanteur Samuel T. Herring parait habité mais il dégage une énergie communicative et il a une pêche d’enfer. Il transpire… ils se donnent à fond et c’est ça qui est bon…

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