coup de coeur avril 25

Nouveaux coups de cœur à connaître absolument #25

Chaque mois, vous découvrez sur Efflorescence Culturelle nos coups de cœur du moment. En avril, nous avons écouté des dizaines de nouveaux albums. Nous avons fait notre choix : voici nos 10 préférés.

Future Islands

Future IslandsMaintenant que vous connaissez nos amours de Future Islands, une question de culture G : dans quel fameux studio ont-ils enregistré leur nouvel album, « The far field », en même temps que Prince et les Beach Boys ?… Aucune idée ? Allez, on vous le dit ! Dans le légendaire studio du Sunset Boulevard à Hollywood en Californie. Rien qu’en regardant les photos, on se croirait dans la cabine d’un pilote d’avion. Sans aucune surprise, leur opus paru le 7 avril sur le label 4AD est tout aussi dansant, pop, synthétique, énergique, souriant… qu’avant. A force de nous habituer à un tel niveau d’excellence, on va commencer à placer la barre un peu plus haut à chaque fois.

Sweet Baboo

Sweet Baboo

Je sais pas toi, mais en tout cas moi ce mec me fait penser aux Smiths. Dans un anglais parfait bien articulé (il est gallois et ça se sent pas) et avec une voix chaleureuse à la fois lente et nonchalante. Il fait de la pop une croisière quatre étoiles avec sa « Wild imagination » (son imagination sauvage) qui éclos le 2 juin dans un album produit par le petit label indépendant de Londres, Moshi Moshi. Pour conquérir le cœur des français – et leurs oreilles surtout – La Baleine, distributeur de musiques elles aussi indépendantes, diffusera cet album magnifique fait de cuivres, de guitares sèches et d’instruments en tout genre. La voix de Stephen Black alias Sweet Baboo continue à résonner en nous.

PAYNE

P A Y N E« PAYNE ‘Someone is missing’ (Matamore/Differ-Ant) sortie ce 5/05 » : voilà les grandes lignes du mail que nous avons reçu pour nous annoncer que Joanna Lorho sortait son premier album, affairée entre deux planches de dessin. Partagée entre ses deux passions que sont la musique et l’art, elle a réalisé les jolis clips de Ladylike Lili et Françoiz Breut. En mai, il est temps pour elle de se montrer sous un autre aspect, derrière le micro. Et sa voix ne laisse pas de marbre : déjà rien qu’en écoutant son premier single « Feed the dark » qu’était sorti en mars, on a le feu aux oreilles.

Joep Beving

Joep BevingIl s’assoit devant le piano. Il prend une grande inspiration et commence à jouer en solo un morceau de piano. On s’attend à ce qu’une voix sorte de son gosier, mais non. Puis on se laisse envahir par la performance douce, calme, apaisante du géant néerlandais. Nick Freeman est rentré dans l’intimité des séances de composition et nous offre un live d’une grande puissance reposante, d’un musicien acharné sur son piano et ultra-concentré. La sérénité. C’est ça, Joep Beving. Préparez-vous à une vague si vous n’avez pas encore écouté « Prehension », son album sorti le 7 avril. Magistral, tout simplement.

Josman

JosmanJosman pourrait être le frère de Kamini, ce rappeur rural qui faisait le buzz en 2006 avec son titre « Marly-Gomont » (on espère que ça a attiré des touristes depuis). A peu de choses près, on est sur un parcours un peu similaire : Josman vient de Vierzon dans le Cher, et comme son prédécesseur, il cumule les vues sur ses vidéos, et il commence à faire du bruit dans le monde du rap. « Est-il le meilleur espoir du rap français ? » se demandent certains. Chiffres à l’appui, son single « Dans le vide » a été regardé 1,2 millions de fois. « Dans la cage », single issu de son nouvel album de mixtapes « Zero dollar » est sur le point de décrocher le million de vues. Visiblement, il est bien dans la course.

Percolator

Percolator « Pour moi, les Percolator ont – de loin – publié l’un des meilleurs albums irlandais de l’année avec ‘Sestra’ et je ne serais pas surpris s’il apparaissait en fin d’année dans les incontournables de 2017 » : voilà comment ce nouvel album est défini par le blogueur aux grandes oreilles, Del Chaney, sur le site « Primal Music ». Et c’est vrai, peut-être qu’à la place d’une longue chronique qu’on pourrait nous aussi leur accorder sur « Efflorescence Culturelle », quelques mots suffisent. Oui, « Sestra » leur album sorti le 14 avril est hyper novateur dans le genre de la musique alternative : guitares, percussions, machines électroniques… En fait, leur musique est complexe à décrire. On est saturé d’informations à l’écoute de cet album noise. C’en devient addictif. Coup de cœur pour la 4ème piste, « Kim Chi ».

The Rasmus

The RasmsusVous devez les connaître depuis que l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché » utilise pour son générique une de leurs chansons phares « In the shadow ». Après cinq ans d’absence donc, le groupe de rock revenait en mars avec un nouveau single « Paradise » issu d’un nouvel album « Dark matters » prévu pour la fin d’année (le 22 septembre). Ce qui fait plaisir au lieu de nous rendre nostalgiques, c’est que leur musique n’a pas bougé d’un poil. Vraiment pas.

Husky

HuskyAprès le succès de leur titre « Late night store » qui a cumulé 2,5 millions d’écoutes sur toutes les plateformes, le groupe de pop indépendante Husky annonce son troisième album « Punchbuzz » pour le 2 juin. En attendant la sortie d’un album beaucoup trop attendu pour notre part (c’est Embassy of Music le distributeur de Björk et Asgeir qui va gérer la sortie du disque en Europe), on peut écouter et mater à l’infini le single « Ghost » paru le 7 avril et son clip animé en ligne depuis le 1er mai. La vidéo reprend les icônes et symboles du Day of the dead, l’une des fêtes les plus importantes de la communauté Mexicaine honorant les défunts avec des offrandes.

Ezechiel Pailhes

Ezechiel PailhesLe compositeur de musique français Ezechiel Pailhes va bien. « Ça va toujours mieux » dit-il dans sa chanson « Tout va bien » (album « Tout va bien » sorti le 7 avril). Et le soir, il oublie tout. On ne sait pas avec quels mélanges ni avec quelle facilité il y arrive mais une chose est certaine lorsque l’on pose l’oreille sur sa musique, c’est qu’il est difficile d’oublier ce que lui nous dit. Ou du moins ses refrains. Lui qui sort d’une formation au conservatoire de Marseille nous livre de belles surprises et de belles promesses comme il en est dans le très juste titre de ballade « Promesse ».

Litku Klemetti

Liktku KlemettiVoici sans doute la plus dépaysante découverte du mois : la finlandaise Litku Klemetti. Quasi-inconnue du public français, elle fera son retour cet été sur la scène du Flow festival (à Helsinki) pour la deuxième année consécutive. En 2016, c’était avec son groupe Tuntematon Numero. En 2017, ce sera seulement Litku Klemetti et son album solo « Juna kainuuseen » qu’elle présentera au public du Flow festival (75 000  festivaliers sur 3 jours). L’album regorge d’influences parmi lesquelles une bonne dose d’airs populaires finlandais chantés dans la langue d’origine – ce qu’ils appellent iskelmä. Aussi, le genre qu’on pourrait assimiler à un rock folk, met aussi bien en lumière les racines de la chanteuse. Un album qui invite au voyage, définitivement.

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