Spank

Spank, un groupe au rock dans l’âme

Rencontre avec Spank, un groupe de rock parisien qu’on aimerait aller voir plus loin.

Le lieu du rendez-vous : un café parisien. Ambiance décontractée. Pendant deux heures, Spank, groupe de rock formé de Louise et Paul, couple à la ville comme à la scène, va nous parler de sa musique, de ses projets et de ses rêves. Dans leurs gestes, une complicité évidente ; dans leurs propos, une passion débordante pour la musique.

Pourquoi Spank (« fessée » en anglais) ?

Paul et Louise : Ça claque ! On voulait un nom assez court, assez simple, facile à retenir. On aime le côté provoc et pas trop lisse, du coup on a choisi Spank.

Quelles sont vos influences, vos sources d’inspiration ?

Louise : J’ai commencé la musique classique à 7 ans, j’ai un cursus classique du conservatoire. Mais ma principale influence reste Muse et le rock anglais.

Paul : On va dire que mes influences sont plus concentrées. Je suis plus rock des années 70. Et je suis fan de Bruce Springsteen, alors qu’il est pourtant aux antipodes de ma personnalité. C’est quelqu’un de très masculin alors que je suis plus dans l’attitude de Matthew Bellamy, le leader de Muse.

Alors comment définiriez-vous votre musique ?

Paul : Très variée ! On aimerait que notre rock soit le plus universel possible. On veut être appelé « musiciens », garder le côté musique. Ce qu’on refuse c’est d’ajouter de l’électronique à notre musique.  On veut être décalé par rapport à ce qui se fait beaucoup aujourd’hui.

Comment composez-vous ?

Paul : Je compose, je donne la structure basique couplet et refrain. Je trouve les riffs de guitare. Avec Louise, on étoffe le morceau, grâce aux percussions et elle apporte ses influences. Au niveau de l’écriture, je trouve l’inspiration quand je suis dans des moments où je ne sens pas très bien, où je suis dans la mélancolie. Alors que pourtant, je suis fan de Springsteen qui a un rock d’espoir. On ne ressent pas son influence.

Toutes vos chansons sont en anglais, pourquoi ?

Paul : En fait, je ne me suis pas posé la question. Ma culture musicale est plutôt anglo-saxonne. Ecrire en anglais me permet de mettre de la distance, d’aller à l’essentiel. C’est simple, sobre, ça me parle, et la langue française est plus difficile à faire sonner.

Vous avez fait votre premier concert au bar le Tigre (à Paris) il y a quelques semaines, c’était comment ?

Louise : Génial ! Je me suis éclatée, j’avais peur de ne pas être légitime. Mais on a eu des bons retours, ça donne envie de continuer. C’était nos compos donc c’est d’autant plus gratifiant.

Paul : Ça faisait 5 ans que je n’avais pas fait de concert. J’ai retrouvé l’adrénaline et le stress de l’avant-concert. J’aime le milieu, l’ambiance des concerts.

Vous avez réalisé votre premier clip sur la chanson « Black coal » ?

Paul : Oui, il y a beau avoir de la musique, s’il n’y a pas d’images, les gens ne vont pas voir. Je l’ai fait grâce à la rotoscopie (filmer une personne, la décomposer image par image et redessiner par-dessus à l’aide d’un stylet). A la fin, il y  avait 2500 images, j’ai mis 3 semaines à le faire. Le noir et blanc c’est pour plus de pureté. Le but sur ce clip-là, c’est de nous deviner, deviner qui on est et deviner notre musique.

Quels sont vos projets ?

Paul : Continuer à faire des morceaux, on pense faire un morceau instrumental avec guitare et violon. Après, ce qu’on veut c’est faire des concerts. Et notre rêve : faire un album et jouer à La Maroquinerie. Mais pour le moment, sans single, sans EP, c’est compliqué… On aimerait  jouer pour la Fête de la musique. Et sinon on a d’ores et déjà une date le 6 Mai au Tigre.

Texte et photo par Mathilde Brun

Pop ou rock ?

Louise et Paul : Rock, c’est plus rebelle !

Rap ou musique classique ?

Louise : J’hésite mais je dirais musique classique car je connais mieux.

Paul : J’aime les deux mais rap car Eminem.

La chanson que vous écoutez en boucle en ce moment ?

Louise : La BO de Lalaland.

Paul : « The Greatest » de Sia.

Une chanson à conseiller ?

Louise : « Coffee cold » de Galt Macdermott.

Paul : « Radio Nowhere » de Bruce Springsteen.

Si on devait choisir une seule chanson de Spank, ça serait laquelle ?

Louise : « My girl », elle rentre dans la tête et c’est une chanson d’amour.

Paul : « Golden Age », elle est funky, j’adore la jouer. Si j’étais un musicien d’un autre groupe, j’aurais trop envie de jouer le riff de guitare.

Une chose à ajouter ?

Paul : Let’s spank !

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