Voici les 10 meilleurs courts-métrages du Nikon Film Festival

Ça y est, les participants ont déposé leur vidéo sur le site du Nikon Film Festival qui cette année se déroule sur le thème de la rencontre. 1272 films visionnés plus tard, voici nos 10 courts-métrages préférés. Vous pouvez encore voter pour vos films favoris jusqu’au 15 février.

Je suis une opportunité

Serge est un jeune homme sans domicile fixe mais il a une voix en or. Lui qui habite sa tente sous les ponts de Paris, décide un jour de saisir sa chance lorsqu’il tombe sur une affiche que lui donne son confrère, un ancien colleur d’affiches sans emploi à cause d’Internet. Le court-métrage est signé Grégoire von Rakowski et avec sa réalisation, l’étudiant nous a décroché le sourire.

Je suis une date

Quatorze mois après, l’événement colle nos mémoires engourdies, lassées de la guerre qui éclate dans chaque coin du monde. Quatorze mois plus tard, on tombe sur le troisième court-métrage de Félicien Forest qui narre la rencontre d’Ama et Joe qui s’attablent un 13 novembre 2015 dans un bar bondé ce soir là, rue de Charonne. Ultra poignante, la réalisation est en lice pour le prix des écoles.

Je suis the blue car

Lors d’une balade en forêt, une jeune femme tombe nez-à-nez avec une vieille Mustang retapée, couleur bleu saphir. L’inconnue va convoiter cette voiture comme une pierre rare, arrivée à point nommé nul part sur son chemin avec aucun conducteur à son volant. Sauf que cette voiture va lui réserver quelques surprises… Morale du film ? Vous la trouverez vous-même ! On note également les très belles images de son réalisateur, Geoffroy Reyno.

Je suis une dernière rencontre

On est tombé sous le charme de cette réalisation d’Alexandre Stamboli, un réalisateur qui dédie ses films à l’interprétation et à la compréhension individuelle de son public. Son court-métrage aux allures de clip animé nous ramène dans l’ambiance électrique et esthétique dont un autre réalisateur, Nicolas Winding Refn, a pour recette. Et ça tombe bien, il avoue s’en être inspiré.

Je suis un choc

Il aura fallu du court plan-séquence de début de film pour se demander quelle allure allait prendre ce choc qu’on nous présente en titre de production et en introduction en guise de définition du mot. Alors, qu’en est-il ? Est-ce un règlement de compte ? Vont-ils se battre pour un conflit conjugal, une partie de poker foirée ou pour un simple coup dans le nez ? Très lent, le film de Mehdi Haddou nous laisse finalement savourer la chute comme un moment de soulagement. Également en lice pour le prix des écoles.

Je suis un oiseau migrateur

Anne-Lore Leguicheux se définit comme une « artiste citoyenne » dans la description à côté de sa vidéo. Alors pour parler de son engagement à l’accueil des réfugiés politiques, elle a tenté la prose : « Ce matin là, il voulait vivre. Il a amené son frère sur l’autre rivage. Avec leur âme comme seul bagage ils ont acheté l’espoir de vivre ». L’homme de la vidéo n’a pas de nom. Lui seul incarne l’histoire de ces milliers de réfugiés à l’avenir contrasté que seul leur courage a tracé. A contre-courant dans une marée de gens ignorants, il danse pour oublier ses sentiments.

Je suis a dondé vas ?

Dans un registre plus léger, avec son court-métrage qui suit l’itinérance d’un vieux (de son vieux, peut-être), Guillaume Virgery promet un bon moment d’esclaffement. On se prend d’empathie avec le petit vieux de l’histoire qui ferait presque penser à la trempe d’un Laurel ou d’un Hardy qui se lance dans un road trip en caravane dans un lieu inconnu et qui rencontre sur son chemin, une petite mémé mimi.

Je suis bergamote

Justine Thibaudat et Antoine Besson font passer des castings à des dizaines d’acteurs en devenir (ou pas, pour certains) qui figureront (ou pas) dans le rôle de la mère bergamote de leur prochain film. Les uns comme les autres se succèdent dans la salle de casting. Décomplexés, parfois gênants, drôles malgré eux aussi, les prétendants nous font passer un excellent moment de visionnage.

Je suis plus qu’un service

Un soir, en rentrant du boulot, d’une soirée avec son amante ou d’une sortie entre amis, il s’arrête sur la route dans une station service. Dans sa solitude momentanée, le voyageur rencontre une autre forme de solitude, celle de la borne de service qui, la nuit, reçoit moins de visites. A l’arrivée du passager, la station service prend une voix sensuelle et flirte avec l’automobiliste. Benjamin Corbel Ginepri réalise son court-métrage d’une main de maître, les images tournées de nuit ont formidablement bien été exploitées en post-production.

Je suis 2017

Chaque année possède son lot de bonheur et de malheur. Dans cette dernière catégorie, 2016 a été particulièrement éprouvante pour les populations de diverses origines et logées depuis toujours en France. Le court-métrage de Boriss Chelem et Samy Belrhouzal donne le cafard. Les deux réalisateurs incarnent tous les deux une année. L’un 2016, l’autre 2017. Allégorie de la haine occidentale anti-arabe et anti-noire, le film donne enfin une vision de ces jeunes français qui se disent pas comme les autres.



 

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