Jarry

Jarry, l’humoriste de l’année 2016

En 2015, on découvrait l’humoriste Jarry dans l’émission d’Arthur Vendredi tout est permis et aux côtés de Stéphane Bern dans Comment ça va bien ! En 2016, alors qu’il a été reçu comme un sultan par des dizaines de salles de spectacle pour présenter sa pièce d’humour Atypique, Jarry a brillé au festival Performances d’Acteur à Cannes en avril dernier. Lui qui rêve de jouer au Québec, il continuera sa tournée des salles l’année prochaine avec une date à Olympia. Rencontre avec l’humoriste phénomène de l’année et chouchou du public.
Jarry
Crédit photo : Julien Benamou
Devient-on humoriste à force d’acharnement ou c’est plutôt une facilité naturelle ?

Anthony Lambert alias Jarry : Je dis toujours que si j’avais su d’emblée tout l’investissement que cela nécessitait de devenir un artiste, j’aurais peut-être fait autre chose ! Blague à part, oui c’est beaucoup de travail, je conseille à tous les jeunes que je rencontre et qui veulent faire ce métier, de travailler d’arrache-pied, de finir leurs études et après de se lancer dans cette passion sans concession et avec beaucoup de courage ! Il y a forcément un naturel de base. Autant avec un naturel comique, si l’on veut devenir humoriste, mais le talent ne fait pas tout… Il faut travailler, sans cesse, et ne rien lâcher !

Votre spectacle s’appelle « Atypique ». Pour quelles raisons conseillez-vous d’aller le voir ?

Je ne sais pas si je suis la personne la plus appropriée pour répondre à cette question ! C’est comme un premier rendez-vous amoureux… Moi je suis là et j’espère que l’autre sera au rendez-vous. On me dit souvent que mon spectacle est le meilleur antidépresseur qui soit. C’est l’un des plus beaux compliments que l’on peut me faire ! Quoi de plus excitant que de distiller un peu de bonheur dans la vie des gens ?

Pensez-vous que l’on peut rire de tout ?

C’est une question qui est en effet fréquemment posée. Plein de sujets font polémique… Je pense que, quand les choses sont traitées avec amour, simplicité et authenticité, alors oui, on peut rire de tout. Et heureusement ! Ne pas rire de quelque chose, c’est le rejeter. Moi je suis pour la tolérance et la solidarité. Chaque cause, chaque minorité, chaque problématique mérite de se faire vanner. Il y a comme un pacte moral entre le public et moi : ils savent qu’on peut tout aborder ensemble et rire de tout, et ils l’acceptent. Le rire ensemble est une des valeurs qui m’est chère.

La culture, l’art, doivent-ils nécessairement décrocher une émotion selon vous ?

L’émotion est à la base de tout ! C’est ce qui nous rend humain, non ? Sinon on ne serait que des robots ! Dans mon spectacle je vais beaucoup chercher l’émotion : le rire, la tendresse, l’empathie, la peine… L’art a cette vocation de pouvoir émouvoir, toucher, irriter, mettre en colère… L’essentiel est de provoquer quelque chose. Il vaut toujours mieux une réaction négative plutôt que de l’indifférence.

En dehors de votre art, êtes-vous quelqu’un d’engagé ?

Mon engagement est pour la vie, pour l’humain et pour autrui. C’est le plus bel engagement  que l’on peut avoir ! On vit tous ensemble, sur la même planète. Je crois profondément en ce tout, en cette union. Je crois en la gentillesse des gens et pense qu’il faut simplement parfois tendre la main à ceux qui n’empruntent pas forcément le bon chemin.

Comment avez-vous évolué depuis vos débuts publics ?

Il s’est passé beaucoup de choses depuis mes premières rencontres avec le public… Je pense que j’ai surtout évolué dans le rire. Au départ je jouais dans des pièces tragiques et je faisais rire les spectateurs malgré moi. Je prends toujours autant de plaisir à rencontrer les gens et j’ai cette chance d’avoir un public génial, très généreux qui me porte et m’accompagne. Sans eux, je ne serais pas là.

Jarry en tournée française aussi en 2017. Le 13 janvier à Ludres (54), le 20 janvier à Gournay-sur-Marne (93), le 24 janvier à Pacé (35), le 18 mars à Marseille (13) et le 18 avril à Cannes (06).

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