HMLTD Transmusicales

Elodie Le Gall, regard photographique sur les Transmusicales

Elodie Le Gall fait partie de ces 500 millions d’utilisateurs connectés à Instagram. Sur sa page elle devient Elodinosaur et ses photos ne parlent plus d’elle, c’est l’objectif qui s’exprime : « Mon instrument est l’appareil photo, je laisse les autres aux mots ». Invitée aux Transmusicales de Rennes comme des dizaines de photographes, elle a enjambé la fosse pour capturer des moments de scène, parfois très intenses. « Des moments figés que la vidéo ne permet pas d’apercevoir », dit-elle. Notre sélection, un cliché par jour.

Jeudi au Parc expo, la fulgurance de HMLTD

HMLTD

« Ces anglais ont un style vestimentaire digne de David Bowie, ils sautent, se jettent à terre, s’entrechoquent avec plus ou moins de violence, c’est un spectacle impétueux ! Leurs mouvements rendent les lumières alternatives, c’est ni plus ni moins que l’enfer pour un photographe. Quand j’ai vu cette photo s’afficher sur mon minuscule écran, je me suis dit qu’elle était dingue. La mise au point est faite sur la veste, le visage est flou, mais est-ce bien important ? Elle me rappelle une photo d’Iggy Pop, la grimace probablement. Gros coup de cœur pour ce groupe tant pour le spectacle que l’énergie qu’ils communiquent avec l’assemblée. Très chouette ! »

La douce lumière de The Jacques, le vendredi

The Jacques

« Le chanteur de The Jacques, c’est le quatrième petit cochon dans son costume rose ! C’est du rock sauvage anglais. Ça sonne comme The Libertines. J’avoue avoir regardé leur concert sur Culturebox les jours suivants. C’est de l’enthousiasme juvénile, je n’ai pas osé gommer l’acné c’est vous dire ! J’aime cette photo car elle est en couleur, fait plutôt exceptionnel pour que j’ose le mentionner, j’aime aussi le fait qu’on puisse deviner le nom du groupe et l’expression du bassiste (pour une fois ce n’est pas le chanteur). Selon moi, la symétrie est agréable et la lumière douce. »

Samedi, instant sex(t)e avec Reykjavíkurdætur

Reykjavikurdaetur

« Le clan n’est pas encore sur scène que déjà dans le hall, on entend des hurlements de chiens, l’ambiance est posée. Puis l’invasion, 16 femmes occupent l’espace, ça bougent partout, c’est impossible à suivre. On voit bien un bout de fesses ici et là, il est vrai. Elles nous font passer leurs messages à l’aide d’objets sexuels, de simulations et de mots explicites. La prestation semble plaire à la gente masculine. En vérité, ça en devient vite pénible, musicalement je n’entends que des grognements. Ce cliché m’intéresse par le fait qu’il fige un instant. Il est passé, il était unique, cette idée de capturer l’éphémère. J’en ai d’ailleurs fait un gif animé, tellement cet instant était outrageusement fantaisiste. Merci les filles de Reykjavik. »

Le dimanche au lit avec Thérapie Taxi

Thérapie Taxi

« L’ambiance est fraîche au théâtre du vieux Saint-Etienne. Les braves du dimanche, et du cinquième jour des Transmusicales sont bien ici. J’avoue ne pas avoir écouté les groupes programmés, j’y viens en ne sachant pas à quoi m’attendre, bravant l’inconnu. Le titre salop(e) me plaît beaucoup, c’est audacieux et entraînant. L’atmosphère qui se dégage de la photo est délicate, chaleureuse contrastant avec les paroles cinglantes. Plutôt drôle. »

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