Kimya credit photo cedric djohossou

Kimya, entre rumba congolaise et rap français

A travers le culte qu’il voue pour Grand Corps Malade, Kimya laisse transpirer ses influences et racines congolaises avec son slam stylé. Focus sur un compositeur expatrié depuis douze ans à Ottawa.

En République démocratique du Congo, Kimya signifie paix et tranquillité. « J’ai opté pour ce nom parce que j’aspire à la paix, à l’amour et à la liberté », rapporte Yannick Mbuluku, né dans la capitale du pays, à Kinshasa. Ce sont aussi des thèmes qui reviennent dans les textes qu’il compose himself.

Sur le web, on a beau fouiller, on n’arrive pourtant pas à mettre la main sur d’autres sons que Comment vous dire, un titre de Kimya qu’on peut mater en session acoustique grâce à Livetoune, une sorte de déclinaison de La Blogothèque en version québécoise. Il a le minois souriant et les paroles sont sympas, elles rendent un hommage nostalgique à un proche de Yannick Mbuluku à qui il dit « merci ». Sa famille garde une place importante dans ses textes. « Comme disait si bien ma mère, c’est la famille avant tout ! », se souvient celui qui a grandi dans une famille qui prônait la culture Congolaise. « Quand j’étais enfant, lors des fêtes de famille, c’était rumba congolaise avec des artistes comme Tabu ley Rochereau, Wenge Musica, Pepe Kalle ou encore Papa Wemba qui animaient les soirées. »

Composer au bled
En 2004, à 14 ans, rassasié de musique, il déménage à Ottawa. Il y découvre IAM, Shurik’n, MC Solaar, Oxmo Puccino, Bisso Na Biso avec Passi ou encore Neg Marron. Les choses s’accélèrent et en 2012 il commence à écrire ses textes en slam. « C’est surtout Grand Corps Malade qui m’a donné le goût à faire du slam et du rap. Depuis, je m’améliore avec l’aide de R 1 er (rythmes et poésies), signé dans le label L’Armure du Son. »
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Mais ne vous trompez pas sur la marchandise. Notre ami Kimya ne veut pas révolutionner le monde du slam. Lui, ce qui l’intéresse, c’est surtout ses racines, la musique africaine, et la combinaison des genres. « L’endroit le plus inspirant pour composer, c’est le bled. » Forcément. « Cela me permet de rester ancré dans ma culture et de ne jamais oublier d’où je viens et qui je suis », précise-t-il. « Sinon au Canada, j’aime bien me retrouver dans la nature entre amis pour composer. » Kimya planche actuellement sur son premier EP qui sortira en fin d’année. Et il ne manquera pas de mettre au courant ses fans sur sa page Facebook.

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