The Veils

The Veils : « C’est toujours aussi excitant de monter sur scène »

The Veils sortait le 26 août Total Depravity, son cinquième album. Interview express avec Finn Andrews, le charismatique chef de la bande. Souvenirs souvenirs après leur dernière venue au Café de la Danse en avril 2014 à Paris, où ils avaient jeté une ambiance de feu.

L’univers musical de ton nouvel album Total Depravity semble plus nuancé et sombre comparé à tes autres albums. Que s’est-il passé ?

Finn Andrews : C’est le résultat de trois années de travail intense et d’expérimentations diverses. Parfois, j’ai du mal à croire que c’est fini. C’est un vrai plaisir d’observer finalement que ce travail puisse voir le jour.

La pochette de Total Depravity est intéressante. Elle me rappelle ces anciens mythes avec l’ogre mangeur d’enfants. Tu as lu le bouquin ?
total depravity the veils
Pochette de « Total Depravity ».

Oui, d’ailleurs ça fait référence à une peinture de Goya avec Saturne qui mange son fils. Mais les gens peuvent ici l’imaginer différemment. Je ne suis pas sûr si la femme présente sur la pochette est en train d’avaler ou de recracher le noir de sa bouche… peut-être les deux.

Selon toi, quel est votre meilleur album ?

On a essayé de s’y prendre différemment avec chaque album mais il évident que Total Depravity tient une place spéciale dans mon cœur. J’en suis très fier et j’ai hâte de le faire découvrir sur scène au public dans la tournée qui s’annonce.

Justement dans les tournées, as-tu le temps de visiter quelquefois ?

On a une nouvelle tournée mondiale qui s’annonce et on jouera à La Maroquinerie à Paris le 29 octobre et ça va être chouette. Par contre, je ne suis pas un bon touriste quand je ne suis pas avec le groupe, tourner te spoile la vie de touriste. J’aime quand je dois jouer dans une ville, me faire guider dans des endroits inédits par des personnes locales après le concert. C’est palpitant.

The Veils seront en concert à la Maroquinerie le 29 octobre. Places disponibles en résa.
The Veils (Jessica Maccormick)
Crédit photo : Jessica Maccormick.
Dirais-tu que tu grandis avec la musique ou que la musique grandit avec toi ?

Il y a une super phrase que Tom Waits a un jour prononcé : « On aime tous la musique, mais en réalité on voudrait aussi que la musique nous aime. » Je suis d’accord avec ça.

Gardes-tu la même joie de revenir à la scène ?

Oh oui bien sûr – ça reste l’expérience la plus profonde pour moi. Je suis toujours autant nerveux parce qu’il y a toujours une chance que tout s’effondre, c’est ce qui rend tout aussi la chose excitante.

Vous êtes un groupe anglais, qu’est-ce qu’un événement comme le Brexit représente pour vous ?

Dans le groupe on a un membre anglais, deux néo-zélandais, un italien et un allemand donc c’est géographiquement confus. Mais Londres est notre maison et ça a été très pénible d’assister au Brexit. J’ai vraiment eu honte du pays où je suis né, surtout parce que ce résultat a été atteint avec autant de tromperie (ndlr : il évoque les mensonges des pro-Brexit dont Nigel Farage, leader du parti UKIP). Mais je pense que s’il y a un côté positif, ce serait que les jeunes de ce pays ont peut-être compris ce qui peut arriver s’ils ne s’engagent pas dans le processus politique. Maintenant il est clair que pour rendre les dix prochaines années meilleures que les précédentes, il va falloir se battre.

Total Depravity, le nouvel album The Veils. Sorti le 26 août sur Nettwerk Records, co-produit par El-P de Run the Jewels.

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