Nawak, Acé : le dessin de presse VS l’islamophobie

Nawak et Acé, deux dessinateurs de presse donnent leur avis sur le climat islamophobe en France.

Suites aux attentats successifs en France, la crainte d’une poussée d’attaques discriminatoires à l’encontre de la communauté musulmane était fondée. Cette poussée forte et dangereuse est portée par des acteurs importants de la société française. Dernièrement, l’affaire du burkini a ravivé le mauvais souvenir du débat sur le port de la burka sur le territoire français. Ce nouveau débat sur l’interdiction du port de cette nouvelle étoffe pour les femmes musulmanes désirant se baigner pose une nouvelle question complexe: oui ou non, interdire le burkini sur les plages françaises relève-t-il de l’islamophobie? (nous rappelons que le burkini ne serait pas en mise en cause dans la rixe de la plage de Sisco en Corse).

Plus concrètement, des cas de violences morales et physiques à l’encontre de la communauté musulmane pullulent en France. Les propos les plus dures et les plus médiatisés ont été tenus par des acteurs de la vie politique. Dernièrement, Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre socialiste) a provoqué l’indignation envers la communauté musulmane en les exhortant de vivre avec discrétion. Cette discrétion passe mal et le hashtag #musulmandiscret permet aux twittos de s’en moquer et de décompresser. Mais en dehors du monde médiatique et des réseaux sociaux, des Français musulmans subissent des attaques physiques épouvantables. Le Journal du musulman rapporte le cas de Lina qui a subi la nuit du 10 août des violences policières (portière fermée sur elle-même par un policier) et privée de son foulard puis d’alimentation lors de sa nuit en cellule.

Soucieux de ne pas s’écarter de l’esprit d’Efflorescence Culturelle, il fallait trouver un axe artistique sans s’éloigner de l’aspect humaniste et polémiste. Inconsciemment, le choix s’est porté sur la nouvelle génération de dessinateur de presse, celle qui suit les dessinateurs de Charlie Hebdo. L’irrévérence n’est pas la même, mais l’enjeu l’est: rire de la bêtise humaine en dénonçant l’islamophobie latente.

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