Astropolis mon amour

« Trop des barres les gens ils se plaignaient de la pluie. On est en festoch et ici c’est Brest, c’est pas un crachin qui va nous arrêter. » Ai-je entendu de la bouche d’un des groupes de jeunes avec lesquels je partageais la navette retour de Keroual au petit matin. Je pense qu’elle résume à peu près l’atmosphère de ce festival.

Faut quand même avouer que je m’en suis voulu sur le terrain quand dans l’après midi je plaisantais de prévoir mes bottes en plastique. Ça aurait été assez utile pour finir la nuit en effet. Mais comment tu crois qu’il faisait à Woodstock, non mais ! Même combat. Cette édition restera dans tous les cas encore dans les annales.

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Beau Rivage bondé le samedi après-midi.

« C’est d’ici qu’on vient, on à l’habitude »

Pour commencer je m’en suis tellement voulu quand le samedi après midi, encore au boulot je bavais devant les vidéos des copains qui chillaient à Beau Rivage. Faut dire qu’avec les échos que j’ai eu en arrivant après la guerre en début de soirée, ils avaient décidés de pas faire les choses à moitié. Boum, direct grosse acid dans leur face. Ca présageait un Keroual des plus violent. Et puis là c’est le drame. Tu sais, quand ce pote veut niquer l’ambiance et regarde les prévisions météo sur son cellulaire. Que nenni, il nous aura pas c’temps pourri. C’est d’ici qu’on vient, on à l’habitude.

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Après un casse-croute englouti entre deux gorgées de bières,  vas-y qu’on prend la navette assez tôt pour ne pas manquer une miette du spectacle. Et oui, pas peur de le dire quand tu constates l’énergie déployée pour l’installation du site. Entre les scènes et les animations comme la grande roue ou les auto-tamponeuses, tu te dis que nous sommes tous réuni pour faire la fête dans ce qu’elle a de plus beau et populaire.

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Manu Le Malin, le rouleur de Mekanik.

Il est loin le temps de la première rave du nom organisé à l’arrache et réprimandée par une amende encore en francs. Fini les « c’était mieux avant » ou « toute façon la techno a connu sa période de gloire dans les années 90, maintenant c’est du réchauffé parce qu’on sait plus quoi inventer. » STOP !

Tolérance

Encore gamin à l’époque, je ne pourrai pas comparer le avant et le maintenant, certes. Mais de ce que mes yeux on vu à Astro, je peux certifier que l’on connaît actuellement un grand moment dans l’Histoire (encore longue cela ne fait pas de doute) de la musique électronique.

La techno est à la mode c’est un fait. Nous avons vu à cette soirée des festivaliers qui n’auraient jamais mis les pieds dans ce genre d’endroit il y a encore quelques années. Et bien je trouve ça magique. La tolérance et le partage.

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La cour au petit matin.
Les choses qui m’ont le plus plu :
  • Toujours la crème le Soundsystem de chaque scène.
  • La course au gobelet sur le site de plusieurs groupes rencontrés (Pokémon Go avant l’heure).
  • L’instant philo avec un vieux druide rencontré au chill out.
  • Les montées interminables devant Emmanuel Top sur la Cour.
  • La claque les classiques passés par Kerri Chandler sur l’Astrofloor (ça fait du bien aux mimines d’écouter de la house dans un Festival plus orienté techno).

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Les choses un peu relou (parce que si tout était bien ce serait pas drôle) :
  • Lorsqu’il a commencé à pleuvoir et que tout le monde s’est dirigé par instinct vers les scènes couvertes. La jungle, quoi.
  • Le relou qui venait me parler de son taz toutes les 3 minutes.
  • Finir comme ça à l’aube :
Public 2 - Julio Ificada
Mais ça fait parti du jeu !
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J’ai été dur avec la pluie mais il faut dire qu’elle a parfois su embellir la soirée.

Big up à l’orga et à tous les bénévoles présents pour nous faire vibrer, vous faites un travail de dingue d’années en années en s’efforçant de toujours garder le sourire. Merci !

Benoît Le Guillou

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