magic & naked

Magic & Naked, les Neil Young suisses

C’est à croire qu’ils sont Californiens. Pourtant les musiciens du groupe Magic & Naked sont bien Suisses. Emprunts d’auto-dérision et de fraîcheur, ils se mettent à poil pour causer.

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Comment le groupe s’est-il fondé ?

Autour d’autres groupes dans lesquels nous jouions, c’est-à-dire The Cats Never Sleep, The Tangerines et avec Romain on avait quelques démos plutôt acoustiques, du coup on a tenté ces morceaux avec Angus et Léo. L’alchimie a été assez immédiate.

Avez-vous conscience de l’image que vous dégagez ?

Bah ça nous intéresse vraiment pas, l’important c’est la musique. Le reste, tout le tralala Facebook presse, photos… On le fait parce que si t’es pas au clair là-dessus, tu choppes pas de gigs, mais c’est pas du tout un truc travaillé ou élaboré.

Quelles sont vos influences dans tout ça ?

Pop groove country psych folk machine. Nos grandes influences sont JJ Cale, les Beatles, les Pretty Things, Sly & Robbie, Neil Young Natural Child, UMO, Allah Las, Grateful Dead (période American Beauty-Uncle John’s Band), Bowie, etc…

Existe-t-il une scène rock importante en Suisse ?

Oui plutôt. Proportionnellement à la taille du pays et au nombre d’habitants, il y a clairement beaucoup de super groupes et projets et c’est vrai qu’il y a plutôt une bonne vibe ces jours.

Votre musique a été plusieurs fois comparée au style californien, une musique née proche de la mer. Qu’évoque pour vous la scène californienne actuelle ?

Elle a su imposer son genre au cours des dernières années et bon nombre de super disques et de super groupes viennent de là-bas. Après, on a aussi tendance à trop mettre en avant des trucs californiens sous prétexte que ça vient de là-bas, on a vu 2 ou 3 groupes vraiment nazes qui tournent beaucoup aussi. S’ils venaient de Pologne personne n’y prêterait attention.

Le psychédélisme est-il un mode de vie ?

Non. « Psychédélisme » est un terme aussi vague que « rock ». Du coup on peut pas vraiment parler de mode de vie. On fait plutôt partie de la beaucoup plus universelle catégorie des « musiciens qui galèrent. »

Vous voulez vivre de votre musique alors on imagine que vos rêves pour le futur sont déjà tous tracés.

Tourner, enregistrer, jouer, jouer, jouer, tourner, enregistrer, pause, jouer, jouer, tourner, enregistrer et si possible en faire notre seul job.

Des collaborations qui pourraient vous inspirer ?

On tient beaucoup à notre projet d’album dub avec Marco et Simon des Pussywarmers. Ça se fera un jour, promis, et ce sera groovy.

L’album que vous chérissez et qui continue de traverser le temps ?

Choisir un seul album serait bien trop dur, même dix ça serait trop limite. Mais on va dire qu’aujourd’hui, vendredi 29 juillet 2016 à 20 h 59, j’ai très envie d’écouter « On The Beach » de Neil Young, qui est un de mes disques préférés parmi tant d’autres.

Propos recueillis par :
Caroline Guillaume
Benoît Le Guillou

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