Indochine papillons de nuit

Indochine est de retour (et on aime ça)

Indochine est définitivement de retour et il sortira en 2017 un nouvel album. Doit-on s’en inquiéter ou pas ?

Le plus grand groupe de rock français revient en France avec une tournée des festivals, dont la première date est Papillons de Nuit, où ils se produisent d’ailleurs pour la première fois. 35 ans de carrière, des dizaines de tubes et le titre de seul groupe français à avoir rempli entièrement le Stade de France (et ce, 3 fois s’il vous plaît !). Depuis leur dernière tournée de festivals à l’été 2014, le groupe a été peu présent sur la scène musicale française, hormis un Trianon en décembre dernier. Un retour gagnant pour Indochine, qui devrait sortir en 2017 un nouvel album de musiques originales.

C’est donc une tête d’affiche événement que s’offre Papillons de Nuit pour ouvrir cette seizième édition. Programmés à 23h, le site est plus que complet dès 22h30, les derniers venus s’entassant même comme ils peuvent tout en haut de la colline, derrière la régie sons/lumières et jusqu’aux stands de nourriture… Au total 26 000 personnes venues voir le groupe. Une arrivée qui change de ce que les fans ont l’habitude d’entendre, puisque la première chanson n’est autre que « Le Baiser », titre de 1992 et qui n’a pas été joué depuis 5 ans.

Pogo, malaises, etc

Nicola Sirkis, leader du groupe enchaîne ensuite avec une reprise en hommage à Bowie, sur le titre Heroes ». Frissons dans le public. La setlist de la soirée est éclectique, mêlant des chansons de 8 de leurs albums, ce qui leur permet de toucher un plus grand nombre. Cependant, on retient que beaucoup de morceaux de l’album Paradize sont jouées ce soir là, ce dernier qui leur a valu le plus de succès en 2002. La formation du groupe a quelque peu changé depuis leur dernier Stade de France, en juin 2014, et ça se ressent. Le nouveau batteur, Ludwig Dahlberg est déchaîné et fait tourner ses baguettes et claquer ses cymbales dans un rythme et une ambiance ultra rock. Chahut  dans le public.

Nicola Sirkis d'Indochine papillons de nuit

Indochine reste très simple dans sa mise en scène, mais soigne les détails qui donne à ce concert des allures historiques pour le festival. Dès le début, une pluie de confettis multicolores tombe sur la foule et Nikola Sirkis s’avance jusqu’à en être entièrement enveloppé. Un début qui nous rappelle les shows de Coldplay ! À la fin du morceau « College Boy », le clip censuré par le CSA et réalisé par Xavier Dolan, passe en accéléré avec ses images chocs. Sur « Tes yeux noirs», le chanteur descend au plus près de la fosse et monte sur les barrières pour saluer le public. On vous dit pas les malaises !

Puis résonne les premières  notes au piano d’Oli de Sat sur « J’ai demandé à la lune », instantanément repris en choeur par le public pendant plus d’une minute. Vient ensuite le Black City Club, condensant en un quart d’heure des tubes comme « Canary Bay », « Paradize », « 3° sexe » ou encore « Black City Parade ».

Interlude très électro, le leader du groupe danse debout sur les baffes et fait répéter aux spectateurs des « Yeah Yeah Yeah » pendant de longues minutes, pour leur plus grand plaisir. À la fin du concert, la sécurité lance des balles noires géantes dans la fosse qui volent de la scène jusqu’au fond de la plaine de Saint-Laurent de Cuves. Enfin, le concert se termine sur l’indémodable « L’Aventurier », introduit par des effets spéciaux pyrotechniques au-dessus de la scène Vulcain. En tout pas moins de deux camions auront été nécessaires pour transporter le matériel nécessaire au son, à l’image et aux effets spéciaux.

Photos et textes par Camille Gicquel

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