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A Reims, Rouge Congo dégaine une pop solaire

« Dans la famille pop, je voudrais… le frère ! » A Reims, la ville qui a vu éclore Judy, les frères spirituels de Rouge Congo, la musique ne s’arrête plus. Après un premier EP en 2014, Rouge Congo reviendra en septembre avec un deuxième opus. Le groupe aime les synthés et il l’a visiblement adopté en guise de signature. Rencontre.

« J’ai bien envie de faire une interview un peu weird ce soir, vous êtes partants ? », c’est comme ça que commence notre interaction avec Clément, le chanteur/claviériste et Ian, le batteur de Rouge Congo un soir de concert, le 23 mai à la Flèche d’Or. Un peu étonnés d’abord, les deux gars hochent de la tête.

La première question vient alors : « Si vous étiez un animal, que seriez-vous ? » Ils se regardent; et Ian, d’un air amusé nous dit qu’il kifferait être un oiseau. « Tout simplement. » Parce qu’il aimerait voler. « Moi je serais un chat pour attraper l’oiseau, lance Clément. Et puis je suis quelqu’un de fourbe donc ça colle bien. »

« Il fait que voler »

Puis la deuxième : « Si vous étiez un moyen de transport ? » Ian, tout de suite : « Moi je serais un train », balance-t-il. « Euh mais pour quoi faire ? », on lui demande. « Parce que c’est cool. » On rigole un peu. « Comme ça je me déplacerais sur des rails », continue-t-il. « En effet, c’est cadré », on lui sort en mode répartie pourrie. Et Clément vient encore plus faire planer l’interview. « Et moi je serais un avion », qu’il nous fait. « Pour te crasher ? » « Bah non, juste pour voler comme l’oiseau tout à l’heure », explique-t-il. « En fait Clément, il fait que voler », répète Ian.

« Je mets quelle chanson de vous pour accompagner votre interview ? » « Ben tu peux mettre notre nouveau clip Tenerife qui sortira en juin », suggèrent-ils. Après Back To The Sun sorti en mars, Rouge Congo a décidé de travailler à nouveau avec Vittorio Bettini pour réaliser leur dernier clip Tenerife, sorti aujourd’hui. Forcément, grosse pensée à MGMT en l’écoutant. Notamment pour les synthés. Ces deux morceaux, avec White Stairz, un autre morceau coup de cœur, feront partie de leur deuxième extended play prévu pour la rentrée des classes en septembre.

« Rouge Congo c’est un colorant en médecine. » La particularité du nom du groupe n’est pas si étonnante, deux membres du groupe étaient encore étudiants en médecine lors de la création du groupe en 2013. Aujourd’hui, l’un est médecin, l’autre est interne. Le seul point commun avec leurs deux activités, c’est le contact avec les gens. « Comme quoi c’est possible d’aimer la musique et la médecine », réplique Ian.

Pour la fin, on leur a demandé s’ils étaient un festival, quel serait-il ? En chœur : « Le Cabaret Vert ! » Ils y ont joué deux années de suite en 2014 et 2015. « Et puis c’est le plus gros festival qu’on a fait donc ça nous a vachement marqué, apporte Ian. Dès lors, il y a vraiment eu un avant et un après. »

Où les verrons-nous cet été ? A marquer au fer violet sur votre agenda : la date du 22 juillet au festival des Musiques d’Ici et d’Ailleurs, sur scène avec In The Canopy et Bei Jing.

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