Comment le dérèglement climatique entrave-t-il la culture ?

Ironie du sort, la mention – un poil impertinente – « ça va durer encore longtemps ? » écrite en lettres noires sur les bracelets jaunes des festivaliers d’Aucard de Tours semble se retourner contre ses créateurs : visiblement non, ça n’a pas vraiment duré cette année. Mais on vous parle quand même du festival, parce que les histoires les plus courtes sont toujours les meilleures !

Jeunes journalistes consciencieux, nous avions pris notre mission très au sérieux : couvrir le festival Aucard de Tours pendant 5 jours. Évidemment, on était ravis, parce qu’en plus d’être basé sur un jeu de mot qui fait sourire, Aucard de Tours c’est sentimental pour nous (tourangeaux et fiers de l’être !) et on voulait vraiment le faire découvrir à tout le monde ! Alors on a pris nos anoraks jaunes et notre tente de camping et on a bravé la boue et les verres de bière vides pour nous immerger dans l’atmosphère décalée du festival. Tel des journalistes d’investigation, on était prêts à affronter vents et marées pour vous montrer à quel point on sait s’amuser ici !

aucard de tours

Radio Béton Tours sur le 93.6
Radio Béton Tours sur le 93.6

Organisé par Radio Béton, Aucard de Tours est un festival indépendant de musiques amplifiées et bien souvent alternatives. Tous les soirs pendant un peu moins d’une semaine, quelques milliers de festivaliers se promènent sur la plaine de la Gloriette, entre les chapiteaux, avec un verre en plastique accroché à la ceinture et un sandwich chèvre-miel dans la bouche. Que ce soit soirée punk ou ambiance électronique, l’atmosphère particulièrement déjantée du festival est de toute façon suffisante pour attirer les foules et faire revenir les habitués.

Sauf que cette année, tout est tombé à l’eau : dès le deuxième jour, un arrêté préfectoral interdit le festival qui se situe sur une zone inondable. Et effectivement, le lendemain, les chapiteaux avaient les pieds dans l’eau ! Dommage. Parce que nous, on aurait adoré prendre en photo cet homme déguisé en gros lapin qui courait partout mardi soir, et puis vous montrer l’ambiance de barbecue du dimanche où ton voisin deviendra forcément ton ami avant la fin du concert. On aurait adoré avoir des images de tous ces festivaliers qui dansent ensemble avec leurs bières, leurs ponchos, leurs cigarettes … On aurait adoré revenir avec plein de musique dans les oreilles pour vous conseiller des petits groupes bien sympa comme on en découvre tous les ans.

Mais comme rien ne nous arrête quand on a un verre de courage pétillant à la main, on veut quand même vous parler de mardi soir.

En arrivant, on a découvert des cowboys rockeurs, aux riffs minimalistes, énergiques, et très efficaces ! Sous leurs chapeaux texans, Night Beats nous a fait oublier le mauvais temps.

Puis, après avoir traversé un champ de boue – et on est pas tombés, nous ! – on a relevé les yeux, et on a trouvé un acrobate installé sur son perchoir pour y faire … un solo de guitare ! Spectacle insolite entre les concerts : Aucard de Tours, c’est plus que de la musique !

Après quelques minutes d’errance sur le festival, un passage au petit chapiteau Techno et un autre du côté d’Alpha Wann sans vraiment trouver notre compte, on a terminé la soirée avec une nouvelle expérience musicale : de la techno-funk sur fond disco. Le dynamisme de Da Chick a réveillé le public avec ses rythmiques groovy et électriques. Dans ses vêtements des années disco, la chanteuse déchaînée sur scène était explosive – assez pour faire un grand écart dans les airs sans jamais lâcher son micro. Et même si le groupe est plus énergique en concert, leurs clips valent clairement le détour !

Après cette première soirée, on avait vraiment envie d’y retourner le lendemain et malgré tout, cette 31eme édition restera gravée dans l’histoire … puisque c’est la seule qui a été annulée. Mais nous, on reste déterminés, et on reviendra l’année prochaine – mais avec un short si possible !

Camille & Félix

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