Nouveaux coups de cœur musicaux à connaitre absolument ! #15

Tous les mois, on revient vous aérer la tête de nouvelles sonorités à écouter absolument. Ce sont nos découvertes, nos orgies d’oreilles. Et c’est sur Efflorescence Culturelle que ça se passe.

I Have A Tribe

I Have A TribePatrick O’Laoghaire est un gars qui sort quelques fois le soir pour dévisager le ciel étoilé irlandais. Pour le démystifier aussi. D’ailleurs, il se souvient : « chaque soir la lune au-dessus du studio était belle et jaune. » Patrick est un romanesque faisant presque concurrence à la réflexion du Penseur de Rodin. Avec son groupe I Have A Tribe (« J’ai une Tribu »), l a sorti le 27 mai chez Groenland records son premier album « Beneath a Yellow Moon ». Sa tribu, il l’a trouvée au détour d’un opus faisant l’éloge d’une belle folk enthousiaste. Un album qui trouve sa place dans toutes les discothèques, folkeurs ou pas.

John Grvy

john grvy« C’est une chanson sur l’anxiété, sur le fait de laisser les choses s’en aller sans s’en préoccuper », voilà comment John Grvy définit « Faded Away », son dernier single paru en début de mois et inclus dans son EP intitulé « 199x ». Né au Niger et résident à Madrid, le chanteur-compositeur nous envoie des vagues de sérénité. Un chill unique qu’il définit comme une évolution de ses inspirations du R’n’B des années 70-80 complétement revisitées dans un style moderne. Pour composer son EP, John Grvy a notamment fait appel à LWLGHT, des producteurs et musiciens galiciens qui suivent l’artiste depuis son entrée sur la scène européenne.

Kolumbus

kolumbusRetour en Irlande où la folk résonne le mieux en Europe. Le splendide Mark Caplice nous extirpe un instant de ce climat français tendu comme un string avec son single « Leave The Light On » (sorti le 29 avril) issu de son premier EP « Give Them Life ». A noël dernier, avec son titre « You Know It’s Christmas », il s’était classé numéro 1 des charts de Google Play Music en Irlande… en dépassant Adele et Justin Bieber. L’instant crush de Daft Punk, on l’a trouvé en crashant littéralement sur la guitare acoustique de son projet Kolumbus et sa complainte qui n’en est pas une. Si vous voulez draguer, c’est sur cet album qu’il faut le faire.

Rocky

RockyMais ouiiiiii, enfin, they are back ! Nos cocos Rocky ont sorti en mars « Apologize », le premier single de leur premier album « Soft Machines » à retrouver à la rentrée des classes, en septembre. Et ça secoue. Il y a deux ans, dans une interview qu’ils nous avaient accordé, ils nous confiaient leur souhait de bosser avec Woodkid. On a hâte de savoir s’il y sera effectivement présent. A voir en concert le 17 juin à Alençon (La Luciole).

Dana Falconberry

Dana FalconberrySortie de l’album « From the Forest Came the Fire » sorti le 13 mai en France. Avec d’excellentes critiques outre-mer de la part du New York Times qui qualifient les chansons de l’album comme « une musique douce et complexe, une musique rustique ». Quant à Pitchfork, « l’ambiance est tendue, insistante, pressente. » Sa dernière réalisation est en effet pressente mais l’artiste reste sereine, calme, définitivement bien ancrée sur la place.

Les Gordon

Les GordonDéjà en 2013 on laissait Les Gordon nous concocter une playlist aux petits oignons dans la chronique « la playlist de la semaine ».  On découvrait alors Sivu et Club Bizarre, deux projets qui ont bien évolué depuis. Marc Mifune alias Les Gordon a aussi lentement mais surement négocié son ascension sur la scène de musiques actuelles. En décembre, il sortait son EP « Atlas » chez Kitsuné. Un délice. Un déluge de notes de guitare, saupoudrée de violoncelle et d’autoharpe qui nous monte à la tête. En avril, son label décide de sortir en bonus un « Atlas Remix » où s’illustrent Roisto ou encore Kidwaste. Rennes devrait classer ce compositeur de talent dans le patrimoine national.

Valentin Marceau

valentin marceauInscrit dans le registre de la pop française, le comédien-chanteur Valentin Marceau sort le 3 mai « Tout le contraire ». Un premier single d’ailleurs disponible sur toutes les plateformes de téléchargement. Mélange de Christophe Willem (pour la voix, évidemment) et Christine And The Queens (pour les paroles), l’artiste a longtemps fait partie de BoXon, son groupe de rock. Désormais en solo depuis 2011, il enchaîne les succès sur YouTube avec « Sybille Kill » (114 650 vues) et « Défendre Alice » (655 770 vues) tous deux diffusés en boucle à la radio. L’album est prévu pour cet automne. Déjà enregistré, il a été réalisé à l’aide de l’excellent label français Entreprise qui a déjà travaillé avec Moodoïd et Grand Blanc.

Dreamboy

dreamboy« Dreamboy est le projet de la Canadienne Esther Isabel Munits. Grâce à une weird pop électronique captivante, unique et moderne elle nous raconte ses cœurs barrés, ses rêves incertains et ses nuits sans fin », explique, pour le coup, mieux que nous Anaïs du label Atelier Ciseaux Records, qui accompagne la porteuse du projet Dreamboy. Pour le côté barré on comprend, mais ses cœurs barrés pas trop. Et puis il y a cette ressemblance folle avec la chanteuse Aurora qui serait mixée avec du Lykke Li, plutôt magiques ensemble. Dreamboy vient de sortir « Endings », son deuxième EP en version cassette en série limitée à 75 exemplaires. Jetez-vous donc dessus pour éviter la pénurie (on en a déjà assez avec l’essence).

Graham Candy

graham candyUn an après la sortie de « Holding Up Balloons », son premier EP, le néo-zélandais Graham Candy sort le 6 mai son premier album « Plan A » (distribué par BMG). Il mériterait qu’un vrai passionné de musique, un type comme Pascal Nègre encore PDG d’Universal Music il y a 6 mois s’y intéresse vraiment pour être propulsé sur les ondes françaises. Des titres pop accrocheurs comme « Home » et « Glowing In The Dark » pourraient alors faire un tabac. Plutôt qu’un Plan A(ddictif), c’est un vrai Plan C(ool).

Eddy la Gooyatsh

eddy la gooyatshIl a failli passer inaperçu. Il a fallu une relance de son attachée de presse pour qu’on se pose deux minutes sur « Beaurivage », l’album 11 titres de l’artiste, sorti le 4 mars dernier. Quelques années plus tôt, Eddy jouait de la guitare aux côtés de Tété dans un petit groupe nancéien. Aujourd’hui, après avoir fait les premières parties de mastodontes de la musique tels que Mano Solo, Olivia Ruiz et Benabar, Eddy la Gooyatsh, quel que soit son âge, peut se targuer de pouvoir toucher tout type, tout genre de public. En jonglant d’un morceau à l’autre, il sait décrocher les émotions. Dans un prisme intégral. Bref, un album universel.

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