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Sun Express, quelque part entre Bloc Party et les Kooks

Sun Express, « quelque part entre Bloc Party et les Kooks » : chouette programme vous devez penser.

Qu’à cela ne tienne. Eux, ils se disent avantage influencés par The Wombats et Joy Division. Trop jeunes encore pour y prétendre, Julian Galvani, Benjamin Lelièvre et Thomas Simon, originaires de Jarny, ville miniature du nord-est de la France, sont portés par tout le tissu culturel de leur localité. Petits protégés de Jeremy Borowski, directeur du Studiowski où le groupe a pris ses habitudes pour répéter et enregistrer, les Sun Express mûrissent et peaufinent le son de leur groupe depuis la sortie du lycée. Aujourd’hui largement majeurs et étudiants Nancéiens à 22 ans, les trois garçons se sont lancés dans une quête folle : sortir leur premier album (dont est issu le clip Memories ci-dessus).

Chose faite en mars dernier. Le trio sort son premier album Heartlight, un 10 titres produit par MiüZik Prod, un chouette label-manager-tourneur Lyonnais qui a su reconnaître un certain potentiel à Sun Express. Sans être truffées de paroles au kilomètre, les chansons évitent ce maniérisme de vouloir combler par la voix les moments de respiration des morceaux. Ceux-ci s’apprécient même comme une lettre à la poste. L’album s’écoute d’une traite. La batterie relève l’ensemble faisant de The Words notre titre préféré de l’opus.

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N’en délaissent pas moins les guitares, le groupe opte dans Heartlight pour la formule machines et synthé. L’évolution est claire : depuis les premières démos balancées ci et là et sur leur page soundcloud, Sun Express a entamé un nouveau virage pour s’inscrire dans une électro-pop-rock. D’ailleurs, entre les trois genres, il sera difficile de leur choisir une case. Comme s’ils voulaient brouiller les pistes pour laisser à chacun une appréciation personnelle de leur disque.

"Heartlight" par Sun Express, sortie le 18 mars 2016 (MiüZik). En concert le 20 mai au festival Saulcy Blaster à Metz.

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