Imaginarium : le festival étudiant qui a de l’ambition

Dans 15 jours, Le Tigre de Compiègne s’animera pour la troisième année consécutive. Le festival né d’une initiative d’un groupe d’étudiants de l’Université de Technologie de Compiègne et de l’Ecole Supérieure de Chimie, propose cette fois encore un line up méritant le détour.

logoaff   Pendant plus d’un an, les étudiants de l’UTC se sont mobilisés pour nous concocter un événement plein de surprises. Plongée au QG de L’Imaginarium Festival avec Christian Gravier, responsable communication, accompagné de ses acolytes, Antoine, Mathieu et Léo.

Comment est né le projet ?

Christian Gravier : Au début ce sont 3 étudiants de l’UTC qui sont à l’initiative du projet. Ils cherchaient à organiser un festival de musique pop-rock-électro à Compiègne. Ce n’était pas facile de partir de zéro. Il fallait trouver un lieu pour l’évènement et monter le projet. Au bout de 2 ans c’est au Tigre qu’on a lancé l’Opération Tempête du Désert qui est devenu ensuite l’Imaginarium Festival.

Comment s’est concrétisée l’aventure ?

Ça fait maintenant 3 ans que tout a commencé. Dès la première année on a accueilli 14 artistes professionnels : Kaiser Chiefs, Fauve, Vitalic, Breakbot, Cats on Trees… Un beau line up qui avait rassemblé 6 000 festivaliers. Fort de ce succès, on a continué sur une deuxième édition avec des artistes toujours aussi réputés : The Do, The Avener, Fakear. On est fiers de pouvoir souffler cette 3ème bougie en sachant que plus de 50% des festivals ne passent pas la première année. On sait que notre festival est installé dans la région, on veut maintenant le pérenniser.

Main Stage - Le Tigre (1)

Comment ça s’organise, un festival ?

L’IF c’est encore et toujours une association de l’UTC et de l’Ecole de Chimie. On est 80 cette année dans l’association a gérer le festival sur l’année. C’est comme une petite entreprise, on est réparti dans différents pôles et on s’investit tous autour de ce projet.  On est tous étudiants, alors ce n’est pas toujours évident de gérer : il y a les cours, les stages, les césures à l’étranger…  Chaque année le bureau change complètement. Mais c‘est génial, car les gens viennent dans l’asso avec des idées neuves.

A quel festival vous comparez-vous ?

On pense forcement aux autres festivals étudiants qui existent en France. Les 24 heures de l’INSA, qui se déroule le même week-end que nous et Rock’n Solex. Ce sont des projets assez similaires. D’ailleurs on est en contact avec ces deux festivals et on échange pas mal avec eux. Mais on essaye aussi de se différencier, par notre programmation et par notre public. Les 24 h de l’INSA par exemple, c’est sur leur campus. L’IF c’est un festival fait par des étudiants mais les festivaliers ne sont pas que des étudiants. C’est un festival pour tous. On adorerait voir débarquer toujours plus de familles, de trentenaires…

Comment faites vous vos choix de programmation ?

On cherche a avoir une programmation toujours plus qualitative avec des grosses têtes d’affiche. Cette année, on a Lilly Wood and The Prick, Synapson ou Naâman qui sont des artistes assez réputés. Mais on ne s’interdit pas de proposer des artistes moins connus qui nous semblent intéressants. Je pense à Last Train même si c’est un groupe assez jeune. Ou FKJ qui n’a pas encore sorti son 1er album. L’esprit Imaginarium c’est d’accueillir des artistes maintream, mais aussi d’autres qu’on essaye de faire connaître un peu plus du grand public. C’est un perpétuel challenge de se renouveler. Ici, on est tous passionnés de musique. On reste à l’affût des nouvelles tendances. Il y a des groupes qu’on est allé chercher et puis il y a des groupes qui nous ont démarché. Et en les écoutant on a été séduit. On se rend compte au fur et a mesure des années que les tourneurs aussi nous proposent de plus en plus de choses. Ils prennent l’habitude de travailler avec nous. C’est très enrichissant et ça montre qu’on se professionnalise.

Quel est votre coup de cœur de cette édition ?

C’est très compliqué de répondre. Tous les genres sont représentés et tous les artistes sont très talentueux. On va répondre chacun, ça permettra de citer plus d’artistes… Antoine aime beaucoup Last Train qui sonne rock. Mathieu dirait Brocken Back. Léo opte pour Para One. Et pour ma part, FKJ qui est très bon techniquement et The Geek x VRV pour leur concert.

C’est comment la vie de bénévole pendant le festival ?

Les gens ne s’en rendent pas toujours compte, on prépare ce festival pendant l’année entière. Il y a toute une organisation : on prépare la programmation, on distribue des flyers, on fait de l’affichage. C’est une belle expérience. La pression monte au fur à mesure. Tout le monde attend le coup d’envoi avec impatience. Dix jours avant le festival, on commence le montage. C’est une expérience unique, on échange avec les autres membres de l’association, avec des professionnels du son et de la lumière. On rentre vraiment enfin dans le concret.

Il représente quoi pour vous, ce festival ?

C’était l’année dernière, après la 2ème édition, le lundi après que les scènes soient démontées. On n’avait pas dormi du week-end. On a mis un canapé sur la scène principale, la plus grande. On s’est assis dessus comme si on faisait face au public. Le terrain était en vrac. On voyait bien qu’il y avait eu du monde et on voyait qu’il y a avait eu quelque chose d’intense qui s’était passé. On était tous hyper fatigués mais c’était l’accomplissement d’une belle aventure, la fin d’une nouvelle édition pour nous et une belle expérience humaine !

Propos recueillis par Magali Agnel

scène imaginarium festival

L’imaginarium Festival aura lieu à Compiègne les 14 et 15 mai prochain. Plus d’infos sur leur site
Jouez avec Efflorescence Culturelle et gagnez 2 pass pour la journée du samedi ! Pour cela, répondez à la question ci-dessous ↓

Racontez-nous votre artiste coup de cœur de la soirée de samedi

Tirage au sort le 8 mai à 23h.

Laisser un commentaire